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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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samedi 1 juillet 2017

Voyage intergalactique

Pendant mon séjour à Rémuzat, je me suis trimballé mon téléscope astronomique, histoire de profiter de la qualité du ciel du coin, réputé très noir car loin de toute grande ville et donc de toute pollution lumineuse. Ca m’a demandé pas mal d’organisation pour pouvoir trimballer mon matos photo, mon téléscope astro et mon vélo dans ma Dacia tout en devant dormir dedans aussi !

Finalement ça l’a fait. Le truc qui l’a moins fait, c’est la météo : ciel couvert, vent permanent, heureusement, j’ai pu sauver 2 nuits pour tenter de photographier une galaxie que j’adore et que je trouve vraiment sympa : M51, dite la Galaxie du tourbillon. Elle se trouve juste en dessous de la queue de la casserole de la Grande Ourse, dans la constellation des Chiens de Chasse. Bon, pour cette fois, on ne dira rien sur la chasse…

Alors voilà, la première nuit, le temps d’arriver à tout mettre en place et de tout régler, ce qui prend bien 2 heures, je commence à prendre mes photos. Je décide de faire des poses unitaires de 3 minutes, en corrigeant le suivi manuellement avec mon oculaire réticulé éclairé. Avec cette méthode, une petite partie de la lumière collectée est déviée vers un oculaire qui comprend des graduations rétro-éclairées. Je dois alors trouver une étoile guide, c'est-à-dire une étoile suffisamment lumineuse pour que je puisse la voir, ce qui est déjà très délicat, et qui soit dans le champ de vision que j’ai à disposition autour de la galaxie, ce qui est également délicat. Je dois placer cette étoile à un endroit précis sur les graduations de l’oculaire, et ensuite m’assurer qu’elle ne bouge pas durant les poses de 3 minutes, en corrigeant les erreurs de suivi avec une télécommande qui commande des 2 axes motorisés du téléscope. Ça parait simple comme ça, mais je vous garantit que c’est très dur à mettre en œuvre, surtout que la moindre erreur de suivi apparait sur la photo finale, et que ces erreurs sont souvent brutales et soudaines, sans prévenir, à cause des défauts d’usinage des différentes parties des pièces d’entrainement des axes.

La première nuit, j’ai pu faire 15 photos correctes. Dommage, car alors que j’étais bien lancé et que je commençais à maitriser, voilà qu’à force de tourner pour compenser la rotation de la Terre, le boitier photo est venu au contact du trépied. Impossible de continuer à prendre des photos ! On devine le problème sur ces photos, prises à 4h du matin.

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Et alors que je pensais ne pas pouvoir retenter la chose, la dernière nuit sur place à été assez belle. Cette fois, j’ai pu prendre 16 photos correctes, et là encore, j’ai été stoppé dans mon élan. Cette fois, ça a été à cause de la buée qui a commencé à recouvrir la lentille du téléscope. Quand ça commence, on ne peut plus rien faire. Parait qu’il faut acheter une résistance chauffante pour mettre autour du tube pour éviter ce problème, mais bon, je ne suis pas encore équipé…

Du coup, j’ai monté et bidouillé tout ça avec photoshop, et voici ce que ça donne. On a donc l’assemblage de 31 images de 3minutes de pose chacune, prises à une focale de 2000 mm F/6,3 :

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Je trouve le résultat plutôt sympa, même si j’aurais aimé assembler plus d’images. On voit par exemple que la limite entre la lumière de la galaxie et le fond de ciel est un peu brutal, mais je n’ai pas pu faire mieux, le fond de ciel était à la base trop bruité.

jeudi 23 juin 2011

Hors sujet d’astrophotographie

Pour changer, voici un peu d’astrophotographie. On est hors sujet, ce qui n’est pas sans rappeler les dissertations de français, où à 5 minutes de la fin de l’épreuve, je m’apercevais que petit à petit j’étais parti en live complètement en dehors du sujet…

Heureusement, maintenant plus personne n’est là pour me noter, donc je suis tranquille !

L’astronomie est un loisir intéressant, pour peu que l’on dispose d’un instrument d’observation correcte. Très vite, on s’aperçoit que notre œil n’est pas très sensible à la lumière, et que le meilleur moyen de révéler la beauté du ciel est de faire de la photo. En effet, avec de longs temps de pose, on peut faire apparaitre sur une photo une multitude de détails invisibles à l’œil. Le problème est que l’astrophotographie est difficile à mettre en œuvre, surtout quand, comme moi, on utilise une méthode archaïque pour les prises de vue. Aujourd’hui, l’astrophotographie se pratique à l’aide de caméras CCD réfrigérées très sensibles, et tout le système est relié et guidé par un ordinateur. Les photos qui sortent sont en réalité des assemblages d’une multitude de photos différentes, ceci réalisé par un logiciel adapté.

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Pour moi, la méthode est un peu plus simple. Au départ, je dispose d’un bon télescope astronomique, de type Schmidt-Cassegrain muni d’un miroir de 20 cm de diamètre. Mon boitier reflex est monté directement au foyer du télescope, juste derrière un diviseur optique. Mais qu’est ce qu’un diviseur optique ??? Vous allez comprendre plus loin. Pour photographier ce qu’on appelle le ciel profond (nébuleuses, galaxies…), il faut impérativement utiliser des temps de pose très long, de 3 à 10 minutes, pour capter les faibles lumières (mais à l’époque de l’argentique, certains montaient à plusieurs heures…). En réalité, avec un ciel classique, c'est-à-dire peu sombre à cause de la pollution lumineuse, au bout de 10 minutes, on capture déjà beaucoup de lumière parasite qui efface les détails des objets que l’on photographie.

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M81, une galaxie spirale située dans la constellation de la Grande Ourse. La lumière de cette galaxie qui est venue s’échouer sur le capteur de mon reflex a été émise il y a 11,8 millions d’années. Pourtant cette galaxie est considérée comme l’une des plus proches de la Terre… Pour la photo, 10 minutes de pause à 400 iso, focale de 2000 mm à F/6,3.

Durant ces longs temps de pose, la Terre tourne, donc pour ne pas avoir des trainées d’étoiles sur la photo, il faut que le télescope tourne également pour compenser ce mouvement. Pour ceci, le télescope doit être aligné sur l’axe de rotation de la Terre, ce qui se fait, laborieusement, grâce à un viseur polaire intégré au trépied du télescope. Ensuite, avec un moteur à quartz intégré qui agit sur l’un des axes, le télescope tourne en sens inverse de la Terre, et le ciel dans le télescope se fige ! Mais bien entendu, cette « mise en station » du télescope est approximative, et le suivi se décale sans arrêt. Donc pendant la prise de vue, il faut surveiller et corriger en permanence le suivi grâce à une télécommande qui pilote les 2 axes motorisés tu télescope.

C’est là qu’intervient le diviseur optique. Pendant la prise de vue, impossible de voir l’image dans le viseur du reflex, car le miroir est relevé pour envoyer la lumière sur le capteur photo. Donc le diviseur optique dévie une micro partie de la lumière vers un oculaire qui possède des graduations rétro-éclairées. Cet oculaire permet de détecter de visu les erreurs de suivi, si, bien sur, on trouve une étoile repère suffisamment brillante pour visualiser les déviations du télescope, ce qui n’est jamais évident… Et bien entendu, il faut regarder dans cet oculaire sans le toucher, sinon on déséquilibre le tout et c’est fichu… Et avec tout celà, on arrive à des résultats qui restent modestes, mais qui me plaisent quand même pas mal. Bien entendu, le post-traitement de ce genre de photo est très délicat, et réalisé par un photographe animalier, il n’est pas optimisé…

M82.jpg

M82, galaxie irrégulière de la Grande Ourse, toute proche de M81. Il est même possible d’avoir les 2 sur la même photo en soignant le cadrage. Dix minutes de pause également à 400 iso.

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M51, galaxie du Tourbillon. Elle est située juste sous la queue de la casserole de la Grande Ourse. Mais pas la peine de la chercher à l’œil nu. A l’œil dans mon téléscope, j’arrive tout juste à distinguer le centre de la galaxie, qui apparait comme un point flou. Cette galaxie spirale est reliée à une autre plus faible par un bras, et personnellement je l’aime beaucoup ! Temps de pose de 7 minutes toujours à 400 iso.