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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - Merle noir

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samedi 18 février 2012

En manque de photos

Depuis un bon moment maintenant, j’ère dans la campagne environnante dès que j’ai un moment, à la recherche de sujets photographiques. J’ai rendu visite au tichodrome, mais le froid ne l’incite pas à sortir, surtout que chez lui, un vent de folie souffle en permanence en s’engouffrant entre les montagnes. Impossible de rester sur place également pour moi…

Au chaud dans ma voiture, je cherche alors dans le paysage glacé et enneigé des animaux de sortie. Pas facile. Le temps passe, je ne trouve rien, à part un renard que je fais fuir rien qu’en m’arrêtant à 200 mètres de lui (comme d’hab quoi !) et je commence à être en manque de photo. Si si, ça arrive. C’est facile à détecter : au moment ou vous vous mettez à prendre des rafales de photos dès qu’un animal est à moins d’1km de l’objectif, c’est que vous êtes en manque. Vous savez pertinemment que l’animal est trop loin, que la lumière est pourrie, qu’il n’y a aucune belle photo à faire, mais vous ne pouvez pas vous empêcher de déclencher, au cas où le hasard fasse qu’au final une belle photo sorte…

Pour se soigner, qu’une seule solution : rester calme, et trouver à tout prix une bonne occasion de faire de belles photos, histoire de satisfaire ses pulsions photographiques. Et pour moi, c’est enfin arrivé le week-end dernier. Les grives litornes et les merles noirs se jettent à nouveau sur les petits pommiers d’hiver, comme chaque année (mais un peu tard cette fois). La Grive litorne est un magnifique oiseau qui ne demande qu’à être sublimé, mais ce n’est pas facile pour le photographe. Les pommiers ont beau avoir de jolies petites pommes rouges, ils sont constitués d’un enchevêtrement de branches très dense, et la plupart du temps les oiseaux sont au beau milieu de ce bazar. Et quand ils sont dans des extrémités dégagées, les petites pommes autour sont bien pourries, histoire de bien enlaidir les photos… La lumière est également très limite pour mon reflex, mais ça passe. Par contre, pas la peine d’essayer la digiscopie !

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Voici donc une sélection de photos des merles noirs et des grives litornes. Elles ne vont pas gagner un concours, mais elles me plaisent quand même bien, ce sont les meilleurs images de grive que j’ai pu faire depuis 4 hivers.

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mercredi 5 janvier 2011

La Pie-grièche grise marque encore un point…

Aujourd’hui, la météo (= science qui prévoit le temps qu’il aurait du faire) annonçait un temps très mauvais. Résultat, un soleil de feu toute la matinée, pas un nuage à l’horizon. L’occasion l’aller une fois de plus défier la Pie-grièche grise dans sa friche. Arrivé sur place, l’oiseau n’est pas en vue. Comme elle n’était pas non plus sur place la veille au soir, je doute sur sa présence. Je préfère patienter avant de m’installer, en essayant avec le reflex de photographier les merles et les grives qui se nourrissent sur les petits pommiers.

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La lumière est très belle, mais bien sur, il y a toujours une branche devant l’oiseau pour vous ruiner une belle image !!!

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Puis je repère avec plaisir la pie-grièche au loin, dans la partie la plus éloignée de la friche. Je décide de m’installer en affût comme la dernière fois. L’attente commence. L’oiseau, d’abord au loin, vient chasser pendant 30 minutes autour de moi, mais comme d'habitude, il ne vient pas à moins de 40 mètres. Rien à faire, dès qu’il commence à s’approcher, même si je reste immobile, son décollage suivant n’est jamais dans ma direction. C’est très frustrant ! Puis après 2h30, j’abandonne la partie, car l’oiseau est reparti dans la partie éloignée de la friche depuis presque 1 heure. Entre temps, il vient aussi se percher devant ma voiture, mais le problème est que je n'y suis pas bien sur ! Néanmoins, pendant la matinée, je l’ai observé 2 fois descendre dans un roncier. Je décide d’aller voir, et mon intuition est la bonne, le roncier lui sert de lardoir ! Le lardoir est le garde-manger des pies-grièches, elles y épinglent leurs proies.

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Oui je sais, le plumage euhhh le pelage du petit rongeur est surexposé, j’avais mis une compensation d’exposition mais apparemment elle s’est enlevée toute seule. Les mammifères ce n’est pas mon truc, même morts je n’arrive pas à les photographier correctement…
Vu de près, on dirait que le pauvre a été maltraité, sa colonne vertébrale semble avoir pris l’air !

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L’après-midi, je décide de retourner voir le Tichodrome au Fort. Cela fait un moment que je ne lui ai pas rendu visite ! Au moment de partir, le ciel tout bleu se voile et la belle lumière disparait… On dirait que la météo n’avait pas tout faux finalement… J’y vais quand même, en emportant le digiscope et le reflex. Bon reflexe (sans mauvais jeu de mot), car la lumière n’est finalement pas suffisante pour la digiscopie. Mais mes épaules ont un peu souffert sur le chemin, ça faisait pas mal de poids tout ça. Je décide de descendre sous les falaises pour essayer de photographier le petit alpiniste en milieu naturel. Après un peu d’attente, un oiseau vient fréquenter la falaise. Il reste longuement très loin, et je l’observe à loisir dans ma Zeiss. Finalement, il se rapproche, et j’arrive à faire cette photo :

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Oui je sais, il n’est pas bien gros sur la photo, et pourtant, il était à 20 mètres. C’est une distance déjà difficile à atteindre, car l’oiseau a plusieurs centaines de mètres de falaises pour évoluer, alors pour qu’il vienne si près malgré ma présence, il faut déjà pas mal de chance… Mais pour mon 400mm, ce n’est pas suffisant. Le digiscope aurait probablement permis de mieux exploiter cette rencontre, mais il aurait fallu pour cela un peu plus de lumière. Ce n'est jamais facile la photo animalière !

lundi 27 décembre 2010

La visite de la Pie-grièche grise

Ce week-end, je suis allé rendre visite aux merles, qui une fois de plus ont profité des fruits rouges, le sol étant gelé de partout.

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Mais la surprise est venue d’un peu plus loin dans la friche ! La Pie-grièche grise est là, sur la tige même ou j’avais réalisé cette photo l’an dernier en affût. C’est sa première apparition cet hiver, pour mon plus grand bonheur. Et pour la première fois depuis 4 hivers passés à l’observer, ce rapace miniature a attrapé un petit rongeur devant moi. Enfin devant moi, à bien 50 mètres quand même ! J’ai pu faire une mauvaise photo au reflex qui montre la scène.

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Un peu plus tard, l’oiseau s’est mis à voguer de perchoirs en perchoirs. En tournant autour de la friche en voiture, j’ai pu l’approcher un peu sans la faire partir. Le digiscope à la portière, j’ai tenté quelques photos de ce magnifique oiseau, mais même à 25 mètres (dernière photo), on est encore un peu loin. S’il décide de se cantonner quelques temps dans cette friche, j’espère avoir le temps de tenter à nouveau quelques affûts pour lui tirer le portrait, même si ça s’annonce difficile connaissant l’oiseau !

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dimanche 5 décembre 2010

L’hiver est bien là

Ce week-end, je suis retourné dans un coin qui attire beaucoup de turdidés en hiver, car une haie d’arbustes offre de jolis fruits à manger. Comme espéré, un groupe de merles profite de cette nourriture. Ils sont moins abondants que les autres années, mais sont bien présents tout de même. Entre samedi et dimanche, j’ai passé un peu de temps à les observer et à les photographier avec mon reflex.

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Samedi matin, les oiseaux étaient beaucoup dérangés par le passage de voitures sur la petite route qui longe la haie. Du coup, pour essayer de les approcher, j’ai tenté un petit affût l’après-midi un peu plus loin, dans une partie de la zone qui ne longe plus la route. Je n’ai pas pu faire de photos, car les oiseaux ne sont pas vraiment venus ou je les attendais. Par contre, un Rougegorge est quand même venu me dire bonjour sous mon filet de camouflage avant de ressortir par un trou de celui-ci ! Plusieurs merles sont aussi venus se nourrir au dessus de ma tête, et n’ont pas manqué de me faire tomber de la neige dessus… Au final, j’ai juste réussi à me geler les pieds malgré 2 grosses paires de chaussettes !

Dimanche, après avoir rencontré Bertrand, un copain photographe que j’ai de plus en plus de mal à appeler le photographe du dimanche (même si c’est vrai qu’il ne sort son matériel que le dimanche !), j’ai essayé à nouveau de faire des photos depuis la voiture. Mais même si les fruits rouges sont très beaux, les arbustes sont très encombrés et les merles aiment beaucoup rester au cœur des branches.

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Du coup, il est difficile de mettre ces oiseaux en valeur dans cet environnement. Il faut espérer qu'ils viennent se placer dans des coins plus dégagés, ce qui arrive rarement. Voici juste 2 photos, qui représentent le meilleur de ce que j’ai pu obtenir.

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J’ai aussi pu observer 2 grives litornes (j’espère qu’un jour je la photographierai comme elle le mérite !) et d’autres passereaux (pinsons, verdiers, chardonnerets, mésanges…) ainsi qu’un épervier qui a tenté une attaque sur un passereau pas loin de ma voiture.

dimanche 7 février 2010

La Pie-grièche grise n'a qu'à bien se tenir !

Un petit jour de congé ne fait pas de mal, surtout quand un beau soleil d’hiver inonde le paysage. Un petit tour du côté des grives litornes s’impose de bon matin. Arrivé sur place, il y a toujours de nombreux oiseaux. Il y a pas mal de passage de voitures sur la petite route, et les grives ont apparemment choisi de se rabattre sur le chemin plus loin. Elles se tiennent à terre pour se nourrir, l’environnement n’est pas très esthétique.

Grives litornes

Je décide de rester un peu pour les observer depuis la voiture, on ne sait pas, quelques individus pourraient se rapprocher. A peine suis-je arrivé qu’un autre oiseau vient se percher dans la haie un peu plus loin : une Pie-grièche grise ! Pas très étonnant car d’autres ornithologues l’ont déjà signalée les jours précédents. Cet oiseau est rare en France, il vient passer l’hiver, de façon très éparse et isolée, dans des petits coins ou il peut trouver à manger. Cela fait 3 ans que j’essaie de photographier sans aucun succès un individu, particulièrement farouche, qui passe l’hiver ici. Plusieurs affûts de 4 heuses devant l’un des rares perchoirs pas trop haut que l’oiseau utilise, à espérer qu’il vienne y faire un tour et tolère ma présence. Car cet oiseau aime se percher très en hauteur, ce qui le rend impossible à photographier sur ses principaux postes de guet. Cet année, l’oiseau en question a été revu à l’automne puis a disparu. Et voilà qu’une Pie-grièche grise réapparait à quelques centaines de mètres de là !est-ce pour autant le même oiseau ? Impossible à dire, mais c’est tout à fait possible. Je surveille alors cette pie-grièche en même temps que les grives, pour repérer un peu ses habitudes. Sans surprises, elle utilise la cime des arbustes les plus hauts pour affûter les petits rongeurs. En même temps, depuis la voiture, j’arrive à faire quelques photos de 2 visiteurs, un Merle noir et un Pinson des arbres :

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Le temps passe et il est temps de rentrer manger, L’après midi, je décide de me concentrer sur cette pie-grièche. Arrivé sur place, je ne la vois pas. Je décide d’aller marcher un peu sur le chemin qui traverse la friche pour repérer les lieux. Je remarque que tous les arbustes que l’oiseau utilise sont situés le long du chemin que quelques promeneurs utilisent. Pas terrible pour affûter l’oiseau. Mais il reste un arbuste dans une haie, à 50 mètres du chemin, qu’elle semble apprécier. Allons-y pour ce perchoir. Je retourne chercher mon matériel à la voiture, et là la Pie-grièche apparait devant moi ! Je continue à marcher comme un promeneur et l’oiseau s’envole quand je passe à environ 60 mètres de lui. Farouche, mais j’ai connu pire… Je contourne au mieux la friche pour aller me positionner. J’ai pris mon nouveau tissu de camouflage, que j’ai trouvé grâce à quelqu’un qui se reconnaitra. C’est mon premier essai avec ce truc, je ne sais pas ce que ça va donner !

En chemin pour mon poste d’affût, je m’arrête soudain : La Pie-grièche est perchée exactement sur la branche visée ! Elle est en avance, ou je suis en retard ??? J’attends qu’elle reparte et je vais me placer un peu en retrait de la haie dans la friche, accroupi un maximum au sol, car il y a peu de végétation pour se cacher. 15 minutes passent, et la première difficulté arrive : un promeneur se pointe sur le chemin et met environ… 1/10ème de seconde à me repérer. Il s’arrête et m’observe longuement, j’ai l’impression qu’il va venir droit sur moi pour voir ce qu'est ce "truc bizarre" le long de la haie. Finalement, il continue son chemin. 15 min plus tard, un couple en promenade passe aussi sur le chemin, mais cette fois ils ne me remarquent pas malgré quelques regards dans ma direction. Tant mieux, il ne semble pas si mal de tissu de camouflage ! Je reste concentré sur mon perchoir, car si la pie-grièche est posée le long du chemin plus loin, elle va s’envoler au passage des gens et pourrait bien venir me voir… Apparemment non, 15 min passent encore. Le premier promeneur repasse, et rebelote. Vas-y que je t’observe dans tous les sens, les gens sont curieux ! Alors qu’il insiste à m’observer, tout d’un coup, la Pie-grièche arrive sur son perchoir ! Grand moment d’émotion ! Vu de près, cet oiseau est énorme, c’est impressionnant. Mon matériel est tout prêt, allumé et réglé, il me faut 5 secondes pour faire 2 photos, puis l’oiseau repart. Du coup je ne sais pas si c’est ma présence ou celle du promeneur qui la faite repartir, c’est malin ! Je dirais presque que c’est l’autre car l’oiseau a semblé regardé plutôt dans sa direction que dans la mienne. Je regarde mes photos pour voir le résultat : petit moment de doute car la 1ère n’est pas géniale, l’oiseau à déployé sa membrane nictitante, ce qui rend l’œil vitreux. Je passe à la 2ème et là, ça semble ok ! Heureusement que j’ai pu en faire 2 !

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Ca y est, ça a enfin marché ! Je suis bien content. Je reste encore à peu près 1h15 sur place, avant que le ciel ne se couvre trop. L’oiseau est revenu une fois par la suite, mais est resté plus bas dans la haie, je n’ai pu que l’apercevoir derrière les branches. Après, il s’est envolé plus loin, et j’ai pu faire une photo différente, qui reflète bien le comportement de l’oiseau : toujours perché bien en vue sur les hauteurs.

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Vers la fin de mon affût, un nouveau couple passe sur le chemin, heureusement sans me remarquer. Tout se finit bien, entre temps les grives et les merles sont partis vers le nord, je regagne ma voiture tranquillement sans déranger la pie-grièche ni les autres oiseaux.

Retrouvez ici l'album de la Pie-grièche grise

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