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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - Pinson des arbres

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samedi 14 février 2015

Sous la neige

Le week-end dernier, nous avons eu beaucoup de neige, c’est rare et j’ai essayé d’en profiter. Samedi matin, après avoir longé ma haie à rougegorges sans succès, je croise le chemin d’un petit Tarier pâtre. Il n’est pas courant de voir cet oiseau dans la neige ! A l’approche de ma voiture, il s’envole de l’autre côté de la route et se perche sur un vieux bout de bois. J’ai le temps de faire une petite photo :

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Un peu plus loin, je trouve un groupe impressionnant de pinsons dans les champs au bord de la route, au moins 600 répartis sur plusieurs parcelles !

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Au milieu des ces pinsons des arbres, je déniche quelques bruants jaunes et des roseaux, quelques pinsons du nord et des moineaux friquets. Je cherche alors un endroit où poser ma voiture pour tenter de les photographier depuis le bord de la route. Pas question de sortir de la voiture, sinon c’est l’envol garanti ! Finalement, je n’ai pas d’autres choix que de rester à moitié dans le tas de neige du bord de la route et donc par déduction à moitié aussi au milieu de la route dans la ligne droite, seul endroit ou quelques pinsons sont très près de la route. Durant 15 minutes, je tente de faire des photos en appuyant le 500 mm au bord de la vitre. Je dérange pas mal d’automobilistes qui arrivent derrière moi en même temps que d’autres arrivent en face, mais bon, au final personne ne klaxonne. Je m’excuse auprès de ceux que j’ai probablement gêné (vu la tête avec laquelle ils m’ont regardé en dépassant, y a pas trop de doutes sur leur pensée…). Je remercie aussi ceux qui se sont arrêtés à mon niveau pensant que je m’étais planté dans la neige ou que j’étais en panne, comme quoi il y a encore un peu de solidarité dans ce monde…

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Un peu plus loin, je m’arrête au bord de la route vers un pommier de fainéant, c'est-à-dire un pommier dont le propriétaire n’a pas ramassé les pommes… J’y trouve quelques merles, grives litornes et surtout un joli rougegorge, seul oiseau dont j’arrive à tirer le portrait !

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L’après midi, je retourne sur place, mais tout a bougé de place et il n’y a plus rien à photographier. Un peu plus loin, je trouve un groupe de chevreuils dans la neige ! J’arrive à prendre quelques photos, et malheureusement je finis par les faire partir tranquillement, malgré que je sois resté dans la voiture à presque 100 mètres.

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Je décide de changer de secteur et d’aller visiter l’allée de petits pommiers d’ornements où j’espère toujours trouver des grives litornes. J’arrive, et rien à l’horizon. Zut alors ! Puis au moment de repartir, voilà qu’un groupe de 45 grives arrive subitement ! D’un coup, je me retrouve avec 15 grives simultanément sur le pommier qui est devant moi. Mais ce n’est pas facile pour autant de réaliser de belles photos, car des pommiers constituent un véritable enchevêtrement de branches dans lequel les oiseaux se plaisent. Il faut attendre et espérer qu’une grive veuille bien se poster dans un coin un peu mieux dégagé…

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Avec le vent, il neige dans la voiture. Elle s’accumule sur le siège passager, cool. Le pare soleil protège un peu la lentille c’est le principal… Par contre l’autofocus n’aime pas faire la neige qui tombe. Perturbé par les flocons, il est incapable de focaliser. Résultat, c’est en mise au point manuelle que je tente ma chance, sans beaucoup plus de succès tant le 500 mm est sensible…

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Je tente ma chance en digiscopie, mais la mise au point est également médiocre. Je sors quand même 1 ou 2 photos sympathiques :

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Un épervier finit par se pointer et par faire fuir toutes les grives qui ne reviendront pas.
Le lendemain matin, il neige encore beaucoup. Je retourne voir les grives. Arrivé sur place, il y a 30 cm de neige au bord de la route où je pose ma voiture habituellement, avec les blocs de neige compact créés par le chasse neige la veille. Petit à petit, j’arrive à planter ma voiture dans la neige au bon endroit sans défoncer le pare-choc ou le carter d’huile. Les grives sont là mais sur un pommier bien trop loin. Après un peu d’attente, j’ai la visite magique d’un grosbec, un oiseau magnifique presque impossible à photographier dans la nature. J’ai l’occasion de faire quelques images, toujours avec la difficulté de la mise au point. Celle qui me plait le plus est la moins nette, mais c’est toujours comme ça !

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A un moment, le chasse neige se pointe pour nettoyer la route. Comme je sais qu’il accumule la neige dans le virage où je suis, je démarre la voiture et je mets la 1ère. Tiens, bizarre, la voiture ne bouge pas. Marche arrière dans mes traces, ça ne bouge pas non plus. Oups ! Obligé de descendre en urgence et de dégager la neige tassée autour des roues à coups de pied, avec le cantonnier qui me met la pression en rasant ma voiture avec la lame… J’arrive enfin à sortir et à repartir sur la route. Comme on ne peut se garer nulle part tant il y a de la neige au bord de la route, je fais 2 fois le tour du village tranquillement puis je reviens sur place. Génial, tout est nettoyé dans mon virage ! Je reste jusqu’à la fin de la matinée, car quelques grives se rapprochent enfin. Mais les photos sont un peu floues, toujours aussi difficile en manuel :

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Ces dernières sont prises en digiscopie :

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Je suis content d’avoir réussi quelques belles photos sous la neige. Autour de chez moi, il neige trop rarement pour que ces occasions soient courantes en hiver. Cette fois j’ai pu profiter de l’occasion !

samedi 31 janvier 2015

Le petit Rougegorge de 2015

Le week-end dernier, à force de vadrouiller dans la campagne, j'ai trouvé quelques oiseaux à observer. J'ai l'impression que plus les années passent, moins il y a d'oiseaux. Je l'ai surement déjà dit plusieurs fois, mais ça semble se confirmer encore une fois tant il est difficile de trouver des sujets dans les secteurs habituels. Samedi matin, je pars à 5h à la frontale pour... ouai en fait non, je dors comme d'hab jusqu'à 10h pour récupérer de ma semaine de boulot ! Donc c'est un peu plus tard que je pars vadrouiller en voiture, pour finalement trouver un grand groupe de corbeaux et de pinsons au bord d'une petite route. Il se met à neiger, je me concentre sur les corbeaux mais je ne trouve pas vraiment de photos intéressantes à faire, surtout qu'ils ne semblent pas apprécier ma voiture et décollent pour se percher plus loin dès que je m'approche...

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Le temps passe et quelques pinsons se rapprochent de la voiture. Mais au final un seul se rapproche assez pour que je puisse faire quelques photos au reflex.

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Dimanche matin, le temps est gris, je pars tout de même avec le matériel reflex. Après avoir fait le tour du quartier sans rien voir, le décide, avant de rentrer, de prendre le chemin qui longe la voie rapide, histoire de regarder dans les champs environnant si des mammifères sont de sortie. Entre temps, le ciel s'est dégagé et il y a du soleil, miracle ! Tout à coup, 2 grosbecs décollent de la haie juste devant moi. J'arrête la voiture, histoire de voir s'il y en a d'autres ou si ces 2 là veulent bien revenir dans cette haie qui longe le chemin. Je scrute aux jumelles, j'attend, mais rien. Puis voici un petit rougegorge qui vient de poster le long de la haie 20 mètres devant ma voiture. 10 minutes passent et il n'a toujours pas bougé. Frustrant car je ne peut pas le photographier d'où je suis. Je décide alors de tenter le coup. Je démarre le moteur, je met la 1ère et j'avance tout doucement. Je coupe le contact, l'oiseau ne bouge toujours pas ! 99 rougegorges sur 100 auraient déjà foutu le camp un peu plus loin, mais cette fois j'ai du tomber sur l'exception !

Je suis maintenant près de lui, j'appuie le 500 sur la vitre de la portière et j'attend que Monsieur Rougegorge veuille bien bouger un peu. Car là y a comme un obstacle entre nous... Pourquoi j'ai pas tenté d'avancer un peu plus ???

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En plus la haie a été taillée mais pas au taille haie... Les coupes ne sont pas très jolies, faudrait pouvoir faire une photo à un autre endroit.
Ca y est, il a bougé. Bonne nouvelle, il n'est pas mort ! Bon c'est pas encore terrible ici:

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Il bouge encore. Bon y a de l'idée mais c'est pas encore ça...

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Quand tout à coup, après 20 minutes de patience, le miracle se produit ! Il est pas joli mon rougegorge ?

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Bon je vous l'accorde, il a choisi de se percher sur une branche broyée par la dernière taille. Il finit par repartir dans les branches, mais 10 minutes plus tard, il m'offre une jolie posture dans un bel environnement. Il y a un joli poteau électrique en béton 100 mètres derrière l'oiseau. Je le sais car quand j'ai voulu prendre une série de photos, l'autofocus ne voyait apparemment pas le rougegorge et partait systématiquement sur le poteau !!! Dans le viseur je voyait un joli poteau avec une tache orange devant... Après avoir insulté quelque secondes mon 7D, il finit par comprendre que je ne suis pas photographe chez EDF. Heureusement que le rougegorge n'a pas bougé entre temps !

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J'aime beaucoup cette photo. Y a pas à dire le Rougegorge est vraiment un oiseau photogénique. Une petite dernière pour finir, prise juste après:

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L'après midi, je retourne sur place pour essayer de refaire des photos, cette fois en digiscopie. Mais bien entendu, le ciel se couvre à nouveau, plus de lumière, et je ne retrouve pas mon rougegorge magique. J'en trouve 3 le long de la haie, mais tous disparaissent sans réapparaitre lors de mes tentatives d'approche en voiture.

dimanche 7 février 2010

La Pie-grièche grise n'a qu'à bien se tenir !

Un petit jour de congé ne fait pas de mal, surtout quand un beau soleil d’hiver inonde le paysage. Un petit tour du côté des grives litornes s’impose de bon matin. Arrivé sur place, il y a toujours de nombreux oiseaux. Il y a pas mal de passage de voitures sur la petite route, et les grives ont apparemment choisi de se rabattre sur le chemin plus loin. Elles se tiennent à terre pour se nourrir, l’environnement n’est pas très esthétique.

Grives litornes

Je décide de rester un peu pour les observer depuis la voiture, on ne sait pas, quelques individus pourraient se rapprocher. A peine suis-je arrivé qu’un autre oiseau vient se percher dans la haie un peu plus loin : une Pie-grièche grise ! Pas très étonnant car d’autres ornithologues l’ont déjà signalée les jours précédents. Cet oiseau est rare en France, il vient passer l’hiver, de façon très éparse et isolée, dans des petits coins ou il peut trouver à manger. Cela fait 3 ans que j’essaie de photographier sans aucun succès un individu, particulièrement farouche, qui passe l’hiver ici. Plusieurs affûts de 4 heuses devant l’un des rares perchoirs pas trop haut que l’oiseau utilise, à espérer qu’il vienne y faire un tour et tolère ma présence. Car cet oiseau aime se percher très en hauteur, ce qui le rend impossible à photographier sur ses principaux postes de guet. Cet année, l’oiseau en question a été revu à l’automne puis a disparu. Et voilà qu’une Pie-grièche grise réapparait à quelques centaines de mètres de là !est-ce pour autant le même oiseau ? Impossible à dire, mais c’est tout à fait possible. Je surveille alors cette pie-grièche en même temps que les grives, pour repérer un peu ses habitudes. Sans surprises, elle utilise la cime des arbustes les plus hauts pour affûter les petits rongeurs. En même temps, depuis la voiture, j’arrive à faire quelques photos de 2 visiteurs, un Merle noir et un Pinson des arbres :

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Le temps passe et il est temps de rentrer manger, L’après midi, je décide de me concentrer sur cette pie-grièche. Arrivé sur place, je ne la vois pas. Je décide d’aller marcher un peu sur le chemin qui traverse la friche pour repérer les lieux. Je remarque que tous les arbustes que l’oiseau utilise sont situés le long du chemin que quelques promeneurs utilisent. Pas terrible pour affûter l’oiseau. Mais il reste un arbuste dans une haie, à 50 mètres du chemin, qu’elle semble apprécier. Allons-y pour ce perchoir. Je retourne chercher mon matériel à la voiture, et là la Pie-grièche apparait devant moi ! Je continue à marcher comme un promeneur et l’oiseau s’envole quand je passe à environ 60 mètres de lui. Farouche, mais j’ai connu pire… Je contourne au mieux la friche pour aller me positionner. J’ai pris mon nouveau tissu de camouflage, que j’ai trouvé grâce à quelqu’un qui se reconnaitra. C’est mon premier essai avec ce truc, je ne sais pas ce que ça va donner !

En chemin pour mon poste d’affût, je m’arrête soudain : La Pie-grièche est perchée exactement sur la branche visée ! Elle est en avance, ou je suis en retard ??? J’attends qu’elle reparte et je vais me placer un peu en retrait de la haie dans la friche, accroupi un maximum au sol, car il y a peu de végétation pour se cacher. 15 minutes passent, et la première difficulté arrive : un promeneur se pointe sur le chemin et met environ… 1/10ème de seconde à me repérer. Il s’arrête et m’observe longuement, j’ai l’impression qu’il va venir droit sur moi pour voir ce qu'est ce "truc bizarre" le long de la haie. Finalement, il continue son chemin. 15 min plus tard, un couple en promenade passe aussi sur le chemin, mais cette fois ils ne me remarquent pas malgré quelques regards dans ma direction. Tant mieux, il ne semble pas si mal de tissu de camouflage ! Je reste concentré sur mon perchoir, car si la pie-grièche est posée le long du chemin plus loin, elle va s’envoler au passage des gens et pourrait bien venir me voir… Apparemment non, 15 min passent encore. Le premier promeneur repasse, et rebelote. Vas-y que je t’observe dans tous les sens, les gens sont curieux ! Alors qu’il insiste à m’observer, tout d’un coup, la Pie-grièche arrive sur son perchoir ! Grand moment d’émotion ! Vu de près, cet oiseau est énorme, c’est impressionnant. Mon matériel est tout prêt, allumé et réglé, il me faut 5 secondes pour faire 2 photos, puis l’oiseau repart. Du coup je ne sais pas si c’est ma présence ou celle du promeneur qui la faite repartir, c’est malin ! Je dirais presque que c’est l’autre car l’oiseau a semblé regardé plutôt dans sa direction que dans la mienne. Je regarde mes photos pour voir le résultat : petit moment de doute car la 1ère n’est pas géniale, l’oiseau à déployé sa membrane nictitante, ce qui rend l’œil vitreux. Je passe à la 2ème et là, ça semble ok ! Heureusement que j’ai pu en faire 2 !

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Ca y est, ça a enfin marché ! Je suis bien content. Je reste encore à peu près 1h15 sur place, avant que le ciel ne se couvre trop. L’oiseau est revenu une fois par la suite, mais est resté plus bas dans la haie, je n’ai pu que l’apercevoir derrière les branches. Après, il s’est envolé plus loin, et j’ai pu faire une photo différente, qui reflète bien le comportement de l’oiseau : toujours perché bien en vue sur les hauteurs.

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Vers la fin de mon affût, un nouveau couple passe sur le chemin, heureusement sans me remarquer. Tout se finit bien, entre temps les grives et les merles sont partis vers le nord, je regagne ma voiture tranquillement sans déranger la pie-grièche ni les autres oiseaux.

Retrouvez ici l'album de la Pie-grièche grise