Accueil L'Auteur Ethique Technique Photos Journal Liens Contact

Actualité     



Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - Tarier des prés

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 3 mai 2011

Les oiseaux de la ferme du Sauvage suite...

Ce week-end à commencé tôt, 5h30 samedi matin. Je décide d’aller entrainer un peu les chevreuils au sprint au dessus de chez moi. Même si la saison de chasse commence plus tard, il vaut mieux démarrer l’entrainement maintenant !

Après avoir fait 300 mètres en dehors du village, je vois un premier chevreuil en haut d’un pré. Après une approche lente en contournant le pré, il est toujours là. Lentement, je me faufile accroupi dans une petite percée pour avoir une vue dégagée sur lui. Une fois la vue dégagé, je m’aperçois que le chevreuil aussi a dégagé… Mince, c’est loupé. Un peu plus tard, en voulant approcher un autre chevreuil repéré depuis la route, je me retrouve face à un 3ème individu, que je viens d’approcher à 40 mètres sans le faire exprès ! Il ne m’a pas trop repéré et j’ai le temps de faire une petite série de photos. Pour la première photo, il y a un truc bizarre…

IMG_6987.jpg

Ah, c’est normal, la molette de l’appareil a tourné toute seule sur manuel. La vitesse était alors de 1s… La suite est meilleure…

IMG_6988.jpg

Après, il s’éloigne paisiblement, mais il ne m’a pas perçu comme un danger. Une première victoire pour moi ! Le dernier chevreuil, par contre, aura droit à un sprint digne des jeux olympiques. Il avait changé de haie entre temps, et je l’ai surpris juste devant moi, je ne pouvais pas le voir plus tôt…

La matinée se poursuit par une visite chez les hirondelles de la ferme de mon copain. Après un peu de temps passé à observer les oiseaux, je remarque qu’un individu cherche à tirer un crin coincé dans le barbelé. Je m’installe en affût à roulette devant le barbelé, et j’arrive à faire quelques photos de la scène :

IMG_7030.jpg
IMG_7171.jpg
IMG_7041.jpg
IMG_7219.jpg

Une autre photo que j’aime bien, sans aucun trucage ni aucune retouche !

IMG_7241.jpg

Mais qui a osé construire un grand hangar tout blanc juste derrière mes hirondelles ??? Dommage, ça gâche un peu la photo !

IMG_7210.jpg

Dimanche matin, je retourne sur place. Il y a toujours une hirondelle qui cherche à récupérer ce crin ! Du coup, rebelote. Cette fois, je m’installe un peu plus près, et je m’arrange pour avoir le colza comme arrière plan

IMG_2565.jpg
IMG_7356.jpg
IMG_7401.jpg
IMG_7380.jpg
IMG_7379.jpg
IMG_7377.jpg

Les moineaux sont aussi de la partie :

IMG_7431.jpg

Plus rare, je retrouve avec plaisir un couple de tariers de prés, aperçu le vendredi. Cet oiseau n’est pas commun ici !

IMG_7439.jpg

Pour finir, voici la photo qui a remporté la palme du raté pour ce week-end. D’après les photos suivantes, j’ai eu environ ½ seconde de retard sur le mouvement de l’oiseau. Mes réflexes sont encore à travailler !

IMG_7415.jpg

Avec Jean-Robert, nous avons ensuite tenté de photographier des hirondelles en vol, mais qu’est ce que c’est dur !!! Toujours rien d'acceptable pour le moment !

dimanche 25 avril 2010

La Tarier des prés à gagné

Vendredi matin, je me rends dans une zone de marais au nord du Lac du Bourget. Cette zone abrite une bonne diversité d’oiseaux, et accueillait une petite population de Gorgebleue à miroir, qui semble malheureusement avoir disparu depuis 2 ans, quand les fossés ont été curés, sans doute pour améliorer le drainage de la zone agricole…

Le but de ma visite est de vérifier l’absence de la gorgebleue, et de chercher des petits passereaux à me mettre sous la lentille, notamment le petit Tarier des prés, que je n’ai jamais pu prendre en photo et qui fréquente cette zone au printemps. Après 2 heures passées à observer la zone, et à entendre chanter divers oiseaux, je repère quelques tariers des prés. L’un d’eux chante et semble inféodé à un petit territoire. Il utilise comme perchoir les jeunes pousses d’arbustes, et chante à tue-tête.
Malgré le temps couvert très limite pour faire des photos, je tente de me mettre en affût en digiscopie devant un groupe de perchoirs potentiels avec mon filet de camouflage. J’attends bien sur que l’oiseau finisse sa tournée de chant en parte plus loin s’alimenter pour m’installer. Je m’arrange pour avoir la montagne du Colombier en arrière plan, ce qui conviendra mieux qu’un ciel tout blanc. C’est parti pour une attente d’environ 45 min, avant que Monsieur Tarier pointe à nouveau le bout de son bec. Pendant une bonne heure, il chantera à environ 50 mètres de moi, dans mon dos, sans jamais se rapprocher. Est-ce ma présence qui l’empêche de venir me voir, ou est-ce que je n’ai pas choisi les meilleurs perchoirs ??? Difficile à dire, je ne connais pas bien cet oiseau.

Ne voulant pas m’avouer vaincu, j’y retourne samedi matin. En arrivant sur le site, je trouve un beau mâle de Rougequeue à front blanc, oiseau magnifique que j’aimerai beaucoup photographier aussi. L’oiseau, sans doute un migrateur, se nourrit en se perchant sur les piquets de la clôture. Et là gros dilemme ! Qu’est ce que je fais ? Est-ce que j’ai envie de louper un affût à rougequeue ou à tarier ??? Je décide de rester sur mon tarier. J’attends à nouveau que l’oiseau finisse sa tournée de chant pour aller m’installer discrètement avec le digiscope.

IMG_8728.jpg

Durant les 2 heures suivantes, le Tarier chantera presque non stop, toujours depuis le même endroit situé 50 mètres derrière moi. En parallèle, quelques pipits des arbres commencent à pousser la chansonnette. C’est un oiseau qui effectue un vol chanté absolument magnifique. A un moment, j’entends un oiseau dans sa phase de chant finale, c'est-à-dire lorsqu’il se laisse redescendre, les ailes vibrantes, vers son perchoir. Le son se rapproche, se rapproche, et hop, il se pose juste sur ma gauche. J’ai le temps de la cadrer et de faire quelques photos :

DSCF4842.jpg

Vous allez me dire, c’est quoi ce truc rouge sous l’oiseau ? Et bien je me situe au bout d’un champ qui sert à l’atterrissage des parapentes, et je ne sais pas pourquoi mais des petites morceaux de banderole ont été accrochés à quelques branchouilles. Je me demande vraiment à quoi cela sert, mais toujours est-il que même si le Pipit avait une chance sur 1000 de se percher pile sur la banderole (qu’il a d’ailleurs pris avec la branche dans ses pattes !), il l’a fait. Du coup cela gâche cette photo qui est ma première de pipit des arbres et qui sinon était bien réussie ! Alors bien sur je pourrais dire que l’homme fait partie de la Nature est que c’est naturel, mais ça ne le fait pas trop… Je pourrais aussi l’effacer avec un logiciel de retouche, mais c’est écrit dans ma page « éthique » que je n’ai pas le droit de le faire, alors tant pis, elle restera comme ça !

Pour en revenir au Tarier, Il semble vraiment affectionner un certain perchoir, alors Je décide de changer de place et d’aller viser ce fameux perchoir. Normalement il faut rester au même endroit pour que l’oiseau s’habitue à nous, mais bon sur ce coup j’ai tenté ma chance. Au final, l’oiseau passera les 2 prochaines heures à chanter du côté de l’endroit ou j’étais avant, sans jamais s’approcher à moins de 40 mètres de moi. Voici ma meilleure photo… :

DSCF4854.jpg

Du coup j’ai ma réponse : le Tarier des prés est trop farouche pour se risquer à venir chanter près de mon filet de camouflage. Je ne l’aurais pas pensé. C’est raté pour cette fois, je ne peux qu’imaginer ce qu’aurait donné une photo avec ce bel oiseau perché en haut de cette branchouille…

DSCF4860.jpg