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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - crépuscule

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mardi 11 octobre 2011

Oublier la photo pour tendre l'oreille

Même si j'aime beaucoup photographier les animaux, parfois il y a d'autres plaisirs dans la nature qui se pratiquent le soir et à la tombée de la nuit, dans des conditions ou il n'est pas possible de faire des photos, ou alors avec un matériel très lumineux que je n'ai pas. Fin septembre et début octobre représente chaque année une période ou il faut tendre l'oreille. Deux évènements m'attirent à chaque fois. Le premier est le brame du Cerf. Sur 2 sites dans l'Ain et la Savoie, j'ai passé quelques belles soirées à attendre le coucher du soleil et à écouter, une fois le crépuscule arrivé, les cerfs tenter de conquérir le cheptel de biches du secteur.

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J'ai aussi, un soir, eu la visite incroyable de 2 cerfs, venus tous 2 à moins de 10 mètres de moi sans me remarquer. Sur le moment, j'ai plus eu peur qu'autre chose, mais au final cette rencontre s'est bien passée. Ne vous attendez pas à en voir des photos, j'avais bien mon petit compact dans le sac mais je n'ai pas osé bouger d'une oreille, et il faisait de toute façon déjà trop sombre...

Le 2ème évènement annuel est le chant d'automne de la petite chouette chevêchette. Voir cet oiseau relève d'un coup de chance inouï. Par contre, l'entendre chanter est plus facilement réalisable. Les soirées d'écoute se passent en pleine forêt mixte en altitude. En fin de journée, au moment ou tous les promeneurs rentrent à leur voiture, vous êtes le seul, un peu frappé, à partir au cœur de la forêt, pour espérer entendre la petite chouette. Un soir, je me poste au bord d'une jolie clairière, me disant que je peux peut-être apercevoir un chevreuil, un renard, un lynx, ou pourquoi pas un loup???!!! (au final ce sera bien sur rien du tout...). La brume du soir envahit progressivement la clairière, apportant fraicheur et humidité.

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Puis enfin, vers 19h45, voilà la petite chouette qui se fait entendre à une centaine de mètres ! Un moment toujours magique dont il faut profiter, car en général le chant ne dure pas plus de 5 min. après, le calme plat revient dans la forêt, et il est déjà temps de rentrer.

vendredi 26 août 2011

Tête à tête avec le Grand-duc

Cela fait 3 ans que je rends visite régulièrement à un couple de grands-ducs. Je n’ai jamais imaginé faire une photo sur ce site, car on observe la falaise à plus de 200 mètres. Mais je ne me suis jamais lassé des nombreuses observations à la longue-vue, surtout les soirs ou l’on aperçoit un jeune en duvet, tel une petite boule de plumes, se promener au bord de l’aire au cours de la saison de reproduction.

Récemment, Dominique, un copain, me dit que lors de sa dernière visite, le jeune grand duc, qui a maintenant bien grandit, a voulu se poser dans l’arbre au dessus de sa tête, et a dévié sa trajectoire au dernier moment. Comme ce n’est jamais arrivé avant, moi je me dis que c’était un hasard. Nous y retournons un soir suivant, et là, voilà que le jeune recommence une manœuvre à peu près similaire et vient se poser sur un tronc mort non loin de nous ! Je n’ai pas le temps de monter l’appareil photo sur la longue-vue que le grand-duc repart. Dommage !

J’y retourne les 2 soirs suivants, mais rien ne se passe. Le soir suivant, Dominique vient à nouveau avec moi. Et là, c’est à croire que c’est lui qui les attire ! A la tombée de la nuit, un premier grand-duc, sans doute un adulte, vient se poser sur le fameux tronc. Mon reflex est prêt et rêglé !

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Après 1 ou 2 minutes, l’oiseau repart. Un peu lus tard, il repasse en vol. Je le capture au passage. Il fait presque nuit :

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Et un peu plus tard, nouvelle surprise, le jeune, qui pousse ses cris depuis bien 30 minutes, vient à son tour sur le tronc. Le profil se détache bien du tronc, j’essaie de faire des photos malgré le manque de lumière. Pour les photographes curieux, cette photo est prise à 1000 iso (la limite du raisonnable pour mon 50D), vitesse de 0,3s, avec le retardateur et en mode liveview pour éviter les vibrations. La mise au point est manuelle bien sur, l’autofocus ayant rendu les armes depuis un moment…

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Le jeune restera posé ici jusqu’à ce que la vitesse d’obturation nécessaire à une photo atteigne 1s, puis il repartira pour poursuivre son apprentissage de la vie nocturne. J’avais de telles photos en tête depuis que je connais ce couple, mais je ne pensais pas les réaliser un jour. Ce n’est pas courant d’avoir la visite d’un grand duc à 50 mètres !

mercredi 18 mai 2011

La surprise du hibou

L'autre jour, mon copain paysan fait une superbe découverte. Alerté par des cris puissants sortant de la haie de sapins qui longe la petite route à côté de sa ferme, il a découvert une famille de hiboux moyen-duc. 3 jeunes sont sortis du nid, le 4ème, lui, y est encore. Vers 20h, les jeunes se mettent à pousser des cris, ce qui permet de les localiser approximativement dans les sapins. En cherchant bien, on finit par les trouver. Mais les observer à découvert reste difficile, les petits marmots ne se montrent qu'une fois la nuit tombée ! Le premier soir, j'ai pu faire cette photo d'un jeune avec le reflex du propriétaire des lieux:

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Le 2ème soir, j'ai eu une bonne occasion de photo. Seul problème, quand j'ai voulu mettre en place mon digiscope, je me suis aperçu que je n'avais pas remis la carte mémoire dans le canon... ça faisait longtemps que je n'avais pas fait ce coup-là ! Dans mon sac photo, j'avais à peu près tout, sauf une carte SD de rechange, qui en ce moment est dans mon piège photo que j'utilise pour filmer les blaireaux... Résultat, je monte mon ancien fuji sur la longue-vue, mais comme cet appareil ne dépasse pas les 1/4 de seconde en vitesse, je n'ai pu faire qu'une photo trop sombre et bruitée. Mais en petit, avec une bonne retouche, elle passe très bien :

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Le 3ème soir, j'ai pensé à remettre la carte dans le canon. Un jeune viendra se poser une seule fois à découvert, mais à 2 secondes près, je n'aurais pas le temps de faire la photo.
A la nuit tombée, le couple surgit de nulle part. Impossible de les observer plus tôt, on dirait qu'ils passent la journée loin des jeunes, ce qui est plutôt étrange.

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L'un des parent vient nous survoler, nous indiquant qu'il est probablement temps de laisser leur journée, ou plutôt leur nuit, commencer. Notre présence implique en effet certainement un dérangement qu'il faut modérer pour les parents, même si le hibou moyen-duc est d’ordinaire peu craintif envers l'homme. La présence de jeunes change souvent le comportement des oiseaux !