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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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dimanche 1 janvier 2012

Nouvel hors sujet d'astrophotographie

En ce moment, j'ai trop peu de temps à consacrer à la photo. Le temps pourri de ce week-end n'a rien arrangé. Pour animer un peu le blog, voici quelques astrophotographies qui datent du mois de novembre. Il y a eu quelques nuits magnifiques, ces nuits rares qui permettent de tenter quelques photos du ciel. Pour la technique employée, je vous invite à lire mon premier article sur le sujet. Pour s'essayer à l'astrophotographie du ciel profond (nébuleuses et galaxies), il faut non seulement un matériel astronomique adapté, mais également des conditions irréprochables. L'absence de Lune est indispensable. Même sans Lune, certaines nuits sont plus noires que d'autres. Je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi. L'absence totale de nuages ou de brume est également presque indispensable, car souvent les nuages même en dehors du champ de vision du télescope semblent amener une légère lueur qui crée de la lumière parasite. L'absence de vent est également indispensable, car le vent même faible déséquilibre le télescope et décale le suivi motorisé. Enfin, même sans vent, il y a toujours des turbulences dans l'air, qui floutent inexorablement l'image. Ces turbulences sont variables et impossible à prévoir.

Je me suis la première nuit focalisé sur la galaxie d'Andromède, la galaxie la plus proche de nous, qui a la particularité d'être visible à l'oeil nu. Elle est donc facile à cadrer pour l'observation et la photo.

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La lumière qui a été captée par mon appareil photo a été émise il y a presque 3 millions d'années. Pour cette photo, 6 min de pause à 400 iso, à 2000 mm de focale et f/6,3. Cette nuit, il y avait très peu de turbulences, et la netteté est franchement bonne, j'ai été le premier surpris. La galaxie d'Andromède est très étendue, ici on ne voit que la partie centrale, la plus lumineuse. En réalité, cette galaxie est plus étendue, et couvre pratiquement 3 fois la largeur de cette photo !

La nuit suivante, j'ai tenté de photographier une autre galaxie spirale situé dans la constellation du Triange, proche de celle d'Andromède. Il s'agit de M33. J'ai eu beaucoup de mal à la repérer et à la cadrer, tant elle est difficile à voir. Car si Andromède se repère facilement dans le viseur du télescope, M33 reste invisible. Comme elle n'est pas située proche d'une étoile qui pourrait servir de repère, il est difficile de la trouver. Les télescopes modernes sont équipés d'une fonction Go-To, qui est un positionnement automatique du télescope sur les objets du ciel. Le mien n'est pas équipé. Ainsi, je dois me servir des axes gradués du télescope. Chaque objet du ciel possède des coordonnées, exprimées sur l'axe de l’ascension droite et sur celui de la déclinaison. Pour pointer un objet, Il faut d'abord pointer une étoile connue avec le télescope, puis régler les graduation des 2 axes du télescope pour qu'elles correspondent aux coordonnées de cette étoile. C'est une sorte de calibrage. En effet, comme le ciel tourne, l'une des coordonnée, sur l'axe de l’ascension droite, se décale sans cesse. Ensuite, connaissant les coordonnées de M33 (on les trouve facilement dans un livre ou sur le net), on déplace le télescope sur les 2 axes aux bonnes coordonnées. Et normalement, on tombe pile sur M33. En théorie bien sur, souvent on ne tombe pas dessus mais un peu à côté. Il faut alors explorer les alentours en espérant la trouver. Au final, après une bonne galère, j'ai pu faire une série de photos. Une seule est correcte, le suivi durant les prises de vue ayant été rendu difficile par l'absence "d'étoile guide" suffisamment lumineuse.

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Pour terminer, j'ai profité du peu de turbulences pour faire des photos de Jupiter, qui en ce moment est bien visible le soir. On distingue la fameuse "Tâche rouge" sur la photo, cette petite protubérance qui apparait sur la bande de nuage. Cette célèbre tâche rouge, qui est quand même grande comme 3 fois la Terre, est un immense anticyclone dont les vents soufflent à 700 km/h et dont la taille évolue dans le temps. Elle pourrait finir par disparaître, personne ne le sait vraiment ! Si l'on observe Jupiter durant un moment, on voit cette tâche rouge passer d'un côté à l'autre de la planète. En effet, Jupiter à beau être une planète immense, sa vitesse de rotation est telle qu'elle fait un tour sur elle-même en seulement 10 heures.
Pour cette photo, j'ai enlevé le réducteur de focale. La focale est donc de 3200 mm à F/10, avec une vitesse de 1/160 à 400 iso. La photo est cropée à 100%, ce qui signifie que j'ai zoomé au maximum sur la photo pour vous présenter le résultat. La photo de planètes demande des focales de plusieurs mètres, totalement aberrantes pour le photographe animalier !

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jeudi 23 juin 2011

Hors sujet d’astrophotographie

Pour changer, voici un peu d’astrophotographie. On est hors sujet, ce qui n’est pas sans rappeler les dissertations de français, où à 5 minutes de la fin de l’épreuve, je m’apercevais que petit à petit j’étais parti en live complètement en dehors du sujet…

Heureusement, maintenant plus personne n’est là pour me noter, donc je suis tranquille !

L’astronomie est un loisir intéressant, pour peu que l’on dispose d’un instrument d’observation correcte. Très vite, on s’aperçoit que notre œil n’est pas très sensible à la lumière, et que le meilleur moyen de révéler la beauté du ciel est de faire de la photo. En effet, avec de longs temps de pose, on peut faire apparaitre sur une photo une multitude de détails invisibles à l’œil. Le problème est que l’astrophotographie est difficile à mettre en œuvre, surtout quand, comme moi, on utilise une méthode archaïque pour les prises de vue. Aujourd’hui, l’astrophotographie se pratique à l’aide de caméras CCD réfrigérées très sensibles, et tout le système est relié et guidé par un ordinateur. Les photos qui sortent sont en réalité des assemblages d’une multitude de photos différentes, ceci réalisé par un logiciel adapté.

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Pour moi, la méthode est un peu plus simple. Au départ, je dispose d’un bon télescope astronomique, de type Schmidt-Cassegrain muni d’un miroir de 20 cm de diamètre. Mon boitier reflex est monté directement au foyer du télescope, juste derrière un diviseur optique. Mais qu’est ce qu’un diviseur optique ??? Vous allez comprendre plus loin. Pour photographier ce qu’on appelle le ciel profond (nébuleuses, galaxies…), il faut impérativement utiliser des temps de pose très long, de 3 à 10 minutes, pour capter les faibles lumières (mais à l’époque de l’argentique, certains montaient à plusieurs heures…). En réalité, avec un ciel classique, c'est-à-dire peu sombre à cause de la pollution lumineuse, au bout de 10 minutes, on capture déjà beaucoup de lumière parasite qui efface les détails des objets que l’on photographie.

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M81, une galaxie spirale située dans la constellation de la Grande Ourse. La lumière de cette galaxie qui est venue s’échouer sur le capteur de mon reflex a été émise il y a 11,8 millions d’années. Pourtant cette galaxie est considérée comme l’une des plus proches de la Terre… Pour la photo, 10 minutes de pause à 400 iso, focale de 2000 mm à F/6,3.

Durant ces longs temps de pose, la Terre tourne, donc pour ne pas avoir des trainées d’étoiles sur la photo, il faut que le télescope tourne également pour compenser ce mouvement. Pour ceci, le télescope doit être aligné sur l’axe de rotation de la Terre, ce qui se fait, laborieusement, grâce à un viseur polaire intégré au trépied du télescope. Ensuite, avec un moteur à quartz intégré qui agit sur l’un des axes, le télescope tourne en sens inverse de la Terre, et le ciel dans le télescope se fige ! Mais bien entendu, cette « mise en station » du télescope est approximative, et le suivi se décale sans arrêt. Donc pendant la prise de vue, il faut surveiller et corriger en permanence le suivi grâce à une télécommande qui pilote les 2 axes motorisés tu télescope.

C’est là qu’intervient le diviseur optique. Pendant la prise de vue, impossible de voir l’image dans le viseur du reflex, car le miroir est relevé pour envoyer la lumière sur le capteur photo. Donc le diviseur optique dévie une micro partie de la lumière vers un oculaire qui possède des graduations rétro-éclairées. Cet oculaire permet de détecter de visu les erreurs de suivi, si, bien sur, on trouve une étoile repère suffisamment brillante pour visualiser les déviations du télescope, ce qui n’est jamais évident… Et bien entendu, il faut regarder dans cet oculaire sans le toucher, sinon on déséquilibre le tout et c’est fichu… Et avec tout celà, on arrive à des résultats qui restent modestes, mais qui me plaisent quand même pas mal. Bien entendu, le post-traitement de ce genre de photo est très délicat, et réalisé par un photographe animalier, il n’est pas optimisé…

M82.jpg

M82, galaxie irrégulière de la Grande Ourse, toute proche de M81. Il est même possible d’avoir les 2 sur la même photo en soignant le cadrage. Dix minutes de pause également à 400 iso.

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M51, galaxie du Tourbillon. Elle est située juste sous la queue de la casserole de la Grande Ourse. Mais pas la peine de la chercher à l’œil nu. A l’œil dans mon téléscope, j’arrive tout juste à distinguer le centre de la galaxie, qui apparait comme un point flou. Cette galaxie spirale est reliée à une autre plus faible par un bras, et personnellement je l’aime beaucoup ! Temps de pose de 7 minutes toujours à 400 iso.