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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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mardi 12 mars 2013

Nouvelles du site et du photographe

Il y a quelques jours, j'ai franchi un grand pas: j'ai acheté d'occasion un tromblon, ou encore un grand blanc, comme on l'appelle. Il s'agit d'un téléobjectif pour mon reflex, un Canon 500mm F/4 IS USM, instrument de prestige dont je rêve depuis longtemps comme tout photographe animalier.

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Alors qu'est ce que ça va changer? Et bien c'est beaucoup plus lourd et gros que le 400mm ou que le digiscope. Mais bon, c'est stabilité, l'optique est sensé être excellente, c'est lumineux, et associé à mon 50D, ça fait une focale de 800mm. Je me rapproche ainsi des focales que j'utilise en digiscopie. Je devrais donc maintenant faire encore un peu plus de photo reflex et un peu moins de digiscopie. Je devrais aussi rater moins de photos. Ça c'est pas cool, je vais devoir trouver de nouvelles excuses pour justifier mes photos loupées...

Du coup, pour fêter ça, j'ai mis à jour ma partie technique sur la digiscopie qui commençait sérieusement à dater. Ne chercher pas de rapport avec mon nouveau 500, il n'y en a pas... Ma partie technique est maintenant plus complète et plus actuelle. Je dis quelques mots de tous ces nouveaux appareils photo hybrides, ni compacts ni reflex, qui arrivent de partout sur le marché et qui s'avèrent être de bons candidats pour la digiscopie.

Autre information importante, car ça arrive vite: J'aurais la chance de participer au Festival de l'Oiseau qui se tiendra en Baie de Somme du 20 au 28 avril 2013. J'aurais la chance de proposer une exposition digiscopique sur le Tichodrome avec le soutien de Zeiss France que je remercie. A ce propos ça me fait penser qu'il faut que je la prépare cette expo...
Je présenterai aussi une conférence sur la digiscopie le samedi 27. D'ailleurs ça me fait penser qu'il faudrait que je commence à la préparer aussi. Y a du boulot j'y connais rien. Vous connaissez pas un bon bouquin sur la digiscopie des fois ?

Pour finir, voici en vrac quelques photos prises pendant la fin de l'épisode neigeux de cet hiver. Il parait que mon renard est trop loin et perdu dans la photo. Ben ouai bah 'ai pas réussi à faire mieux. Rien que le fait d'arrêter la voiture au bord de la route à 300 mètres d'eux les fait déguerpir en 5 secondes...

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Et pour finir, j'ai visité un dortoir de hiboux moyen-ducs, dans le jardin de l'ex-femme d'une connaissance de J-R. Quelle chance d'avoir 6 hiboux tous les jours dans son jardin ! J'ai fait 1 ou 2 photos vite fait, mais j'aurais du en prendre plus car je ne pensais pas qu'elles seraient aussi bonnes une fois traitées correctement sous photoshop...

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dimanche 27 janvier 2013

Des bêtes à poil, pour changer

Bon alors pour faire une pause dans la série Tichodrome, on va faire un petit tour du côté des mammifères. Vous allez voir que je suis moins doué que pour les bêtes à plumes, mais bon j’essaie.
J’avais déjà parlé une fois de mon Trophycam, c’est un piège photo/vidéo de Bushnell qui permet d’avoir une paire d’yeux en permanence sur le terrain pendant que vous ronflez bien au chaud. A l’endroit ou je me pose pour photographier le Tichodrome (ça y est je vous reparle déjà de Titi, j’aurais tenu que 5 lignes…), il y a une petite grotte ou les chamois viennent régulièrement en hiver. J’ai donc décidé de poser mon piège à l’entrée de la grotte. Au début je l’ai réglé à l’œil, car il est impossible de visualiser l’image que l’objectif capture. J’avais acheté le modèle le moins cher qui n’avait pas cette option, car je pensais me le faire voler à un moment ou à un autre. Mais au final je m’en sors bien pour le moment…

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Donc un jour que je retourne au Tichodrome, je change la carte mémoire, puis une fois rentré, je regarde les vidéos qu’il a capturées. Pratiquement rien en 2 semaines. Mais il y a quand même au moins 1 chamois, dont on ne voit que les oreilles, et pour cause, l’orientation de l’appareil est complètement loupée, il filme la voute qui est au dessus, on ne voit pas le sol… Mais au final, cette erreur aura servi à quelque-chose, car Titi est venu plusieurs fois déclencher l’appareil dans la grotte, et donc il s’est fait filmer ! Vous pouvez voir une vidéo ici. Malheureusement l'hébergement chez youtube réduit considérablement la qualité vidéo qui n'est déjà pas terrible à la base, mais il n'y a pas d'autre solution...

Le lendemain matin, il y a un brouillard pas possible, mais j’y retourne pour régler mon Trophycam. Je prends mon reflex dans le sac à tout hasard. Et c’est une bonne idée, car sur le chemin du Fort, je croise 3 chamois, plutôt curieux et pas trop farouches. Avant de me faire repérer, je tente une photo à la Vincent Munier.

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Bon, sur le coup, je trouve que c’est plutôt réussi, mais en regardant les photos de plus près, voilà que je m’aperçois qu’on voit la barrière de la rampe du Fort dans le fond !! Si si, regardez bien, c’est le trait blanc à droite et en dessous du chamois. Voilà, ça fout en l’air ma jolie photo d’ambiance. Ça m’apprendra à vouloir me prendre pour un bon…
J’essaie de passer sur le chemin sans me faire repérer, mais c’est râpé. J’arriverai quand même à les faire s’éloigner sans la moindre panique, prenant 2 ou 3 photos au passage juste pour illustrer mon blog :

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Ensuite, je règle mon piège, et je repars, en photographiant une belle œuvre de dame nature, juste à l’entrée de la grotte !

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Finalement j’aurai rendu service aux chamois, car sur le chemin du retour, je croise une famille avec plein de gamins qui courent et qui piaillent, et qui auraient fait paniquer les animaux bien plus que moi…

Les jours suivants, la neige s’installe et je suis en congé. Je prospecte la campagne environnante à la recherche de mammifères, en particulier de renards, qui normalement doivent se montrer de jour, ayant plus de mal à chasser avec la neige. J’en trouve 2, que j’observe à plusieurs reprises au même endroit. Mais impossible de les approcher, quand je fais 1 mètre dans leur direction, le plus discrètement possible, ils reculent de 10 mètres… Du coup les seules photos ne sont pas géniales, ce n’est pas encore du Fabien Gréban…

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Je planifie 2 affûts le matin, par une température de -10°C. Mais les 2 foirent car les animaux ne viennent pas, et moi après 2 heures sur place je suis envahit par le froid…

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Pour terminer cette petite histoire sur une note plutôt très très très positive, voilà que je retourne relever mon trophycam. Au milieu des vidéos de chamois plutôt nombreuses, voilà que le maître, le seigneur du Jura, alias LE LYNX apparait sur une vidéo ! Un document très rare, à savourer sans modération ici !

dimanche 31 janvier 2010

Fixation sur la Grive litorne

Hier, nouveau passage dans le coin évoqué dans le billet précédent. Les oiseaux sont toujours au rendez-vous. La neige est tombée à nouveau et le froid est omniprésent. Un joli groupe de grives litornes se nourrit sur l'un des arbustes. Cool! Cependant le soleil se couche, c'est trop tard pour tenter des photos.

Cet après-midi, je trouve un moment pour y retourner. Arrivé sur place, une bonne surprise m'attend car le groupe de grives litornes est toujours présent, et se tient dans un arbuste au bord de la route. Après réflexion, la meilleure façon de les approcher parait être la voiture. Tant mieux, la voiture est plus confortable que l'affût dans la neige ! J'ai à peine le temps de me demander si je pourrai approcher sans les faire fuir, qu'un autre véhicule passe sur la petite route (peu fréquentée heureusement) et fait partir tous les oiseaux. J'en profite pour m'avancer en voiture. Heureusement les merles et les grives reviennent rapidement. Je suis encore un peu loin mais ma voiture ne semble pas les déranger.

Je profite du passage d'une autre voiture, qui à nouveau fait partir les oiseaux, pour m'avancer plus. La longue-vue à la fenêtre, je suis maintenant bien placé.

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Le soleil est au rendez-vous, niveau lumière c'est pas mal du tout. Les oiseaux commencent à revenir, plusieurs grives litornes font partie du groupe. J'observe, je cadre, j'hésite, je les suis dans leurs déplacements jusqu'à ce qu'un oiseau soit bien dégagé des branches. Difficile, car comme mentionné dans mon précédent billet, les arbustes sont très encombrés, et il y a toujours des branches devant les oiseaux. A un moment, un autre photographe se pointe en voiture pour les mêmes raisons que moi. Tiens, je ne suis pas le seul paparazzi du coin??? Peut-être qu'il se reconnaîtra s'il passe par là...

De mon côté, je passe une heure sur place, avant que le soleil ne disparaisse définitivement derrière les nuages, rendant les conditions photographiques très mauvaises. Je suis bien content de cette séance photo car j'ai enfin réussi mes premières images de cet oiseau magnifique qu’est la Grive litorne (même si une petite "branchouille" vient perturber ma plus belle photo, ci dessous), et j'ai de plus pu photographier une Grive mauvis, je n'en espérais pas tant ! Voici quelques photos, dans l'ordre le Merle noir, la Grive litorne et la Grive mauvis.

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En plus de ces oiseaux, j'ai pu observer des pinsons des arbres, des étourneaux, ainsi que des mésanges bleues et charbonnières, tous venant se nourrir sur les baies.

samedi 23 janvier 2010

La surprise des bruants des roseaux

Cela fait longtemps que je cherche sans succès des oiseaux à photographier. L'autre jour un groupe de bruants des roseaux m'a fait une belle surprise, alors que je ne cherchais pas du tout à faire des photos (c'est souvent le cas...).

Lors d'une sortie au bord du Lac du Bourget, par temps froid et sous un paysage enneigé, j'ai repéré depuis un observatoire un groupe de nettes rousses dont une femelle portait une marque nasale. Une marque nasale est une bague fixée sur le bec des canards sur laquelle un code est inscrit. Ceci permet d'identifier à distance des individus préalablements capturés et ainsi de suivre un peu leurs déplacements. Malheureusement l'oiseau était trop loin et ma Super Zeiss ne suffisait pas pour lire le code. J'ai alors décidé de me rendre dans un espace public pour avoir une meilleure proximité avec l'oiseau. Ce fût une bonne idée car j'ai fini par lire le code de l'oiseau malgré une distance toujours limite.

En retournant à la voiture, je m'arrête net devant une bande de roseaux située au bord d'un chemin de promenade: 2 bruants des roseaux se nourrissent sur les phragmites. Je sors le fuji F30 du sac et le fixe sur la longue-vue, et je m'approche à environ 25 mètres des oiseaux. Ils ne partent pas et j'arrive à faire quelques photos.

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Je tente de m'approcher plus, lentement, accroupi dans la neige, sous le regard de quelques promeneurs qui, une fois de plus, doivent se demander ce que je fais. Mais de toute façon le photographe naturaliste est destiné à passer pour un extraterrestre aux yeux des gens. Au début, on se sent gêné, et puis après on s'habitue... Très vite je remarque que les oiseaux se montrent insensibles à mon approche, occupés à trouver à manger dans ce froid inhabituel. Ceci est très rare, les photos d'oiseaux à l'approche sont en général impossible à faire. Il est fort possible que la détresse alimentaire fasse que les oiseaux se préoccupent moins des "prédateurs" qu'en temps normal. Celà ne veut pas dire pour autant que ma présence ne les stresse pas. Je reste alors raisonnable avec la distance d'approche, environ 8 mètres et c'est le top en digiscopie.

Pour les premières tentatives de photos, j'ai beaucoup de mal à cadrer les oiseaux. Le soleil sur l'écran de l'apn m'empêche de voir l'image correctement. D'habitude je suis sous un filet de camouflage qui fait de l'ombre et le problème ne se pose pas, mais là c'est une situation particulière. De plus, je n'ai aucun repère dans les roseaux pour trouver les oiseaux, et dès que j'en cadre un, il saute sur une autre tige. Ce comportement est typique, les oiseaux se sentent visés par l'objectif et se déplacent toujours au mauvais moment !

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Finalement, j'arrive à faire quelques photos durant les courts instants où les oiseaux ne sont pas au milieu des tiges de roseaux qui rendent l'environnement très encombré, peu propice à une belle image. La neige créant une belle ambiance d'hiver, je me doute que le résultat peut être vraiment beau alors je m'applique et j'insiste, même si les promeneurs en passant font régulièrement fuir les oiseaux (involontairement, bien sûr, mais c'est toujours un peu énervant pour le photographe...). Voici 2 images parmi mes préférées, vous en retrouverez d'autres rapidement dans la galerie !

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En tout, je passe environ 1 heure en compagnie de ces bruants, avant que la lumière ne commence à baisser et que je commence à grelotter... Moralité, une fois de plus c'est près de l'homme que je fais des belles photos d'oiseaux, et non dans une zone bien sauvage. Je dis une fois de plus car c'est bizarrement souvent le cas !

Et pour en revenir à la Nette rousse, la lecture du code m'a permis d'apprendre que l'oiseau en question à été bagué dans la Loire en 2008, puis que l'hiver suivant il a été vu en Allemagne, avant de revenir au printemps 2009 dans la Loire. Cet hiver il aura donc choisi de fréquenter le Lac du Bourget.

dimanche 17 janvier 2010

Petite visite chez les Cincles par temps froid

Le Cincle plongeur est un petit oiseau au mode de vie très atypique. Depuis l'an passé, j'ai trouvé un petit coin ou cette espèce est bien présente et ou les individus sont globalement peu farouche (ce qui n'est pas souvent le cas). Alors que la neige était bien présente en Savoie ces derniers jours, j'ai décidé de retourner une journée dans ce petit coin pour essayer de photographier le Cincle dans la neige.

Le matin sert à repérer un peu les lieux et à voir si les oiseaux sont présents, car la lumière n'est suffisante qu'en début d'après-midi pour espérer faire des photos. Une petite promenade au bord de la rivière me permet de repérer un oiseau juste un peu en amont de mon poste d'affût préféré, que j'ai beaucoup utilisé le printemps dernier. Plus en amont, aucun Cincle à l'horizon. En redescendant, je repère un 2ème oiseau, cette fois un peu en aval. Tout ceci est plutôt rassurant, les oiseaux sont dans le coin. Les pierres au milieu de l'eau sont recouvertes de neige, des stalactites pendent aux pierres et aux branches situées juste au dessus de l'eau. Un Cincle en photo au milieu de ce décor ne serait pas mal du tout!

En début d'après midi, me revoici sur les lieux. Je me dirige prudemment vers mon poste d'affût. Pas de cincle à l'horizon, ce qui peut être une bonne nouvelle dans le sens où je peux m'installer tranquillement. Dans la neige, mon filet camo ne sera pas très discret, mais peu importe, le but est de briser la silhouette humaine. C'est parti pour une attente dans l'espoir de voir un Cincle venir chasser devant moi.

Affut Cincle

Le temps passe, 15 min, 30 min... Un petit Troglodyte vient se percher quelques instants à 50 cm de moi. Superbe observation de ce petit oiseau tout mignon que l'on croise souvent au bord des rivières. Quelques minutes plus tard, c'est un Tarin des aulnes qui vient s'abreuver à 1 mètre de moi, en se pendant à une branche la tête en bas au ras de l'eau. Puis ce sont des Pinsons des arbres que j'observe sur la rive d'en face. Par la suite, un Rougegorge vient se poser sur une pierre enneigée juste devant moi, à 5 mètres. Il reste quelques instants, je l'admire mais je ne tente pas de le prendre en photo car je sais pertinemment qu'il ne restera pas assez longtemps ou que le mouvement de la longue-vue dans sa direction le fera partir. Il restera un moment dans le coin, voguant de pierres en pierres à la recherche de quelque-chose à se mettre sous la dent. Il finit par disparaitre.

Cela fait 1h30 que je ne bouge plus, mes pieds malgré les 2 grosses paires de chaussettes commencent à bien s'endormir, la lumière manque à cause des nuages et aucune trace de Cincle. Je décide de me retirer discrètement, je n'ai pas été très courageux mais bon, ça arrive... A la sortie, quelques belles observations de petits oiseaux venus me voir involontairement, c'est déjà pas mal! En repartant, je n'ai pas vu de Cincle, bizarre mais c'est souvent comme ça, il fallait tenter le coup quand même !

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