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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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dimanche 23 octobre 2011

La rivière des cincles à l'automne

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé ces derniers jours les cincles au bord de ma rivière. Cet après-midi, j’ai tenté un affût. En ce moment, les belles couleurs des feuillages d’automne amènent de belles lumières et de belles couleurs qui se reflètent dans l’eau, et je rêve de faire de belles photos d’ambiance du petit cincle plongeur.

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J’ai déjà choisi l’endroit ou je vais me cacher. Je sais que des oiseaux y sont régulièrement, mais rien n’est gagné car ils exploitent un grand domaine pour se nourrir. Arrivé sur place, aucun oiseau en vue. Bonne nouvelle, je peux m’installer de suite. Je me place allongé et bien caché par un saule plein de rejets, car je sais que les oiseaux sont farouches ici.

L’attente commence, et voilà que j’aperçois un premier oiseau environ 60 mètres en aval. Je le surveille, car il remonte le courant en chassant. Puis 1 autre oiseau arrive en vol de l’aval, et se pose à mon niveau mais plutôt sur la rive d’en face, derrière 2 grosses pierres. Et il se met à chanter ! Je l’entends sans le voir. Un peu plus tard, je comprends : Ils sont 2 à se cacher derrière ces 2 grosses pierres ! Ce n’est pas trop la saison des amours, mais la température plutôt douce peut amener quelques comportements inhabituels. L’un des oiseaux finit par venir sautiller sur des pierres à 10 mètres de moi. Je vois à son comportement qu’il m’a déjà repéré, alors qu’il ne peut pratiquement pas me voir… C’est décourageant ! Comme à son habitude, sa curiosité le fait rester quelques secondes à côté de moi, à un endroit que je ne peux viser avec le reflex, puis il part en amont.

Le 2ème oiseau, lui, reste un bon moment mais toujours caché derrière ces satanées pierres, puis après m’avoir fait croire qu’il allait enfin sortir dans la zone dégagée devant moi, il s’envole en amont. Le 3ème oiseau qui était en aval à disparu entre temps. Me voilà seul, et ça va durer un bon moment. Et pourtant, la belle lumière est là, mais où sont ces maudits oiseaux !

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Entre temps, quelques bergeronnettes des ruisseaux viennent sautiller dans le secteur, mais toujours en prenant soin d’éviter ma fenêtre de shoot. Ceci fait monter ma frustration…

Plus tard, un cincle se rapproche à nouveau depuis l’aval. Mais dès qu’il arrive à 30 mètres, il s’envole et disparait en amont. M’a-t-il vu ? J’ai du mal à le croire, mais ça ne m’étonnerais pas pour autant !
Et voilà qu’un autre cincle vient cette fois chasser juste à côté de moi. Il est également au mauvais endroit pour la photo. Mais il semble descendre de courant et devrait arriver. Il se rapproche à moins de 3 mètres, et il ne m’a pas vu du tout. Mais bien entendu, il décide de lui-même d’arrêter sa chasse et d’aller se poser plus haut au bord de l’eau, dans mon dos. Un peu plus tard, il reprend sa chasse mais en remontant la rivière cette fois ! C’est la première fois que je vois défiler autant d’oiseaux devant moi, sans avoir la moindre opportunité de photo !
Finalement, le petit rougegorge local vient m’apporter ma seule photo de la journée.

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Dommage, car j’aurais bien vu un cincle au milieu de cette eau dorée, couleur crée par le reflet des feuillages d’automne. Cette eau, d’ailleurs, est tellement belle que je passe le temps en la prenant en photo, essayant de créer un truc artistique. Elle est plus facile à photographier que le cincle. Et pourtant, tout comme le cincle, l’eau passe son temps à me passer sous le nez. Et pourtant, elle a beau ne faire que passer, elle est toujours là, juste devant moi, en permanence, à changer de forme sans cesse, offrant des possibilités d’images infinies. Si seulement ça fonctionnait pareil avec le cincle, je serais un photographe comblé !

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Après 3h30 sur place, la lumière devient insuffisante et je range le matériel, car il n’y a plus un cincle à l’horizon depuis plus d’1 heure. Je termine ce petit message avec quelques photos prises il y a quelques jours, lors d’un « affût repérage ». Le principe est de faire un affût mais tout en se plaçant à un endroit permettant une vue dégagée sur la plus grande partie de rivière possible, afin de repérer du même coup des endroits potentiels appréciés des oiseaux. Lors de cette séance, un cincle qui avait repéré qu’une pierre avait changé de forme est venu satisfaire sa curiosité, me permettant de faire quelques photos sympathiques, mais pas celles que j’ai en tête…

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mardi 28 juin 2011

A la recherche de l’écorcheur

Nous arrivons bientôt en juillet. Les oiseaux commencent à se faire discret, la lumière devient vite très dure, la chaleur étouffante. Mais un magnifique oiseau est encore loin d’avoir fini sa reproduction : la Pie-grièche écorcheur est arrivée très en retard cette année, de près de 3 semaines. Apparemment, elle a pu rencontrer de très mauvaises conditions météo lors de sa migration depuis l’Afrique, et a donc eu du mal à rejoindre ses quartiers de reproduction. L’autre soir, je pars prospecter une zone à côté de chez moi afin de rechercher un couple à photographier. La difficulté avec la Pie-grièche est qu’elle aime se percher le plus haut possible pour chasser, et en haut des arbres ou sur les fils téléphoniques, il est difficile d’envisager de bonnes photos… Ainsi, le but était de la trouver dans des coins ou la végétation l’oblige à se percher assez bas. Je croise le chemin de plusieurs oiseaux, qui semblent ne pas avoir attaqué concrètement leur reproduction. Puis je remarque un mâle qui se tient dans une zone conforme aux exigences photographiques. Je l’observe un moment, puis je comprends que lui à déjà entamé sa reproduction. Il amène de la nourriture à la femelle qui doit couver ses œufs dans le nid. Mais gros manque de chance pour moi, le nid est situé juste devant un joli vieux grillage d’un truc qui sert à stocker les épis de maïs.

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Et le perchoir favori de l’oiseau reste… le toit en tôle, pas très esthétique !

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Le reste des perchoirs utilisés pour chasser sont de petits arbustes très bien placés. Enfin presque, car cette pâture est occupée par 2 chevaux, j’espère qu’ils ne vont pas trop me gêner…

Samedi matin, j’e tente un affût près du nid. Je me place à 10 mètres de celui-ci, en ayant 2 perchoirs utilisés par l’oiseau à proximité de digiscope. Je reste un peu plus de 2 heures. Après, un vent très fort se lève, et les chevaux viennent me voir devant le nid des oiseaux. Plus moyen de les faire partir sans partir moi-même… Durant tout ce temps, le mâle a continué à chasser à 40 mètres de moi, et a ravitaillé le nid sans hésitations, ce qui est une bonne chose. Par contre, il a bien sur évité les perchoirs à proximité de moi, à cette exception près (avant le lever du soleil, qui se lève vers 9h ici à cause de la montagne...).

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Les seules autres photos que j’ai pu prendre ont été lors de petites pauses en ressortant du nid, mais difficile d’effacer le grillage derrière et l’armature métallique !

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En poussant la focale, le grillage disparait presque, mais pas le poteau à gauche…

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Au passage, on remarque le bec crochu de cet oiseau, dont le mode vie en fait un mini rapace, capable de chasser de petits rongeurs ou de petits oiseaux, qu’ils découpe en morceaux pour les manger.

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Le soir, je tente d’attendre l’oiseau sur un perchoir qu’il aime utiliser un peu plus loin. Il vient exploiter au moins 2 fois tous les autres perchoirs situés 10 ou 20 mètres plus loin, mais n’osera jamais venir devant moi. Ils sont vraiment méfiants ces oiseaux. La solution serait de laisser un affût sur place pour qu’ils s’y habituent, mais avec la présence des chevaux ça reste difficile à envisager…

mardi 8 février 2011

Le Canon 50D n'aime pas les buses

Ces derniers jours, j'ai rendu visite à ma rivière à cincle. Une petite séance de repérage et d'affût m'a permis de voir que les oiseaux sont à nouveau présent depuis que le débit de la rivière a baissé.

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J'ai aussi eu un invité surprise, un grand cormoran ! Il est venu se poser pas très loin, puis s'est fait peur tout seul en ressortant, après un plongeon, juste devant moi. Même parfaitement immobile et camouflé, apparemment il n'a pas eu de mal à me repérer... Son envol fût tellement soudain que je n'ai même pas eu le temps de réagir.

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Pour finir, le petit troglodyte est aussi venu me rendre visite.

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A ce moment, vous devez vous demander pourquoi ce titre pour ce message??? C'est parce que ce n'est pas fini. Un soir de la semaine, je cherchais des buses pour faire des photos d'ambiance. Tout commence bien, je trouve 2 sujets, et en arrêtant la voiture à 100 mètres, les oiseaux ne décollent pas, ce qui n'est pas toujours le cas...

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Cette dernière photo de buse est la dernière de mon Canon 50D, avant que le déclencheur ne me lâche... Il part au SAV aujourd'hui, après seulement 1 an d'une utilisation raisonnée, pas très fiable tout ça !
Du coup cette dernière photo de samedi est prise en digiscopie:

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dimanche 28 novembre 2010

Rivière désertée, canal habité …

Depuis bien 3 semaines, mon bout de rivière adoré a été déserté par les cincles, les martins-pêcheurs et les bergeronnettes. Ceci était prévisible, car la pluie a transformé la rivière en torrent trouble, ou plus aucune pierre n’émerge de l’eau. Le débit s’est un peu calmé ces derniers jours, mais il en faudra plus pour le retour des cincles (qui reviendront c’est sur tôt ou tard !). Du coup, je me suis retrouvé à nouveau à errer, sans trop savoir ou aller pour observer et photographier des oiseaux. Je me suis promené à droite à gauche, j’ai passé un peu de temps dans les observatoires au sud du Lac du Bourget. Mais globalement, peu d’observations intéressantes.

J’ai néanmoins rendu visite à la tombée de la nuit au couple de hiboux grand-duc qui ne vit pas très loin, et j’ai pu voir un oiseau chanter en falaise, perché sur une branche juste au dessus de son aire. C’est toujours un plaisir d’observer ce magnifique rapace !

Ce matin, j’ai participé à une sortie d’observation des oiseaux organisée par les bénévoles de la FRAPNA Savoie, et à cette occasion, nous avons pu observer pas moins de 3 butors étoilés ! Ce fût un plaisir de montrer ce bel oiseau mystérieux aux participants de la sortie. Ils étaient tous beaucoup trop loin pour espérer de belles photos, mais ce sera peut-être pour plus tard…

Pour cet après-midi, j’avais un programme dans ma tête depuis hier. En effet, hier, je suis allé faire une séance de repérage le long d’un canal ou j’ai remarqué précédemment que le Martin-pêcheur est bien présent. C’est ma seule piste actuelle pour la photo. Je me suis planqué en retrait avec ma longue-vue pour observer ce qu’il se passait. 2 martins-pêcheurs n’ont pas tardé à se montrer, ainsi qu’une grande aigrette et un groupe de sarcelles d’hiver. C’est alors que j’ai regretté de n’avoir pas tenté directement un affût photo improvisé, car la neige du matin recouvre les branches qui servent de perchoir aux martins-pêcheurs. Cela aurait pu faire de très belles images, car j’ai observé à plusieurs reprises un oiseau se percher au milieu de la neige. Mais bon, il est trop tard pour changer d’avis, je n’ai pas mon matériel photo avec moi, et je ne peux pas bouger car la grande aigrette est trop près de moi et je risque de faire fuir tous les oiseaux. Je patiente environ 1h30, puis j’essaie de repartir. Tous les oiseaux sont à une distance raisonnable, mais même en essayant d’être discret, je provoque un envol de tous les oiseaux… Toutes mes excuses !
Donc si vous avez bien suivi, ça c’était hier après-midi. Cet après-midi j’y retourne et je m’installe en affût dans un coin qui semble être apprécié des martins. Pas facile de choisir, car les perchoirs potentiels se comptent par centaines le long de ce canal !

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La lumière est assez faible, donc le reflex semble le mieux adapté pour tenter des photos. Après 45 min d’attente, un Martin passe pour la 3ème fois devant moi et se décide à se percher pas très loin. Je reste complètement immobile, de peur de le faire repartir. Il reste longtemps sur sa branche et lentement, j’arrive à le cadrer pour faire une petite photo :

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Au bout de 10 minutes, il s’envole et se perche bien en vue sur un piquet planté au milieu de l’eau.

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Il ne tarde pas à plonger, puis à remonter sur son piquet avec un petit poisson qu’il avale dans la foulée !

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Puis alors que je l’observe dans le viseur, je le vois décoller pile dans ma direction et je le perds. Mince, ou est-il ? Je décolle l’œil du viseur et je regarde par un trou de mon filet : il est pile devant moi, à moins de 5 mètres ! ni une ni deux, je déplace lentement mon objectif jusqu’à apercevoir une grosse tâche bleue dans le viseur. Un coup d’autofocus « ultrasonic » et la tâche bleue se transforme en un magnifique oiseau. J’ai le temps de prendre quelques photos, puis l’oiseau repart plus loin, peut-être intrigué par les bruits du déclenchement du reflex ou par mes mouvements aussi discrets soient-ils. Je me retrouve avec le cœur qui bat très fort, la décharge d’adrénaline est toujours là quand l’oiseau vient si près !

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Bon c'est sur, avec de la neige sur la branche, le résultat aurait été tout autre, mais j'ai un jour de retard !

Plus tard, une grande aigrette vient me rendre visite, mais elle s’envole subitement à l’instant ou je la cadre. Elle a du voir un reflet dans mon objectif, car ce ne sont pas mes mouvements qui ont pu la faire fuir de la sorte. Après une heure supplémentaire passée sur place, j’ai pu voir plusieurs martins-pêcheurs passer et évoluer. Je pense que j’y retournerai.

Le Martin-pêcheur est un oiseau très très très photographié, ma photo du jour est un grand classique mais j’ai passé un très bon moment en sa compagnie et c’est là l’essentiel. Et cette photo a le mérite d’avoir été prise sur un perchoir naturel. Très souvent, c’est le photographe qui met en place son perchoir, et qui même parfois (rarement quand même je pense) va jusqu’à supprimer les autres perchoirs à proximité pour inciter l’oiseau à venir sur le sien…

dimanche 25 avril 2010

La Tarier des prés à gagné

Vendredi matin, je me rends dans une zone de marais au nord du Lac du Bourget. Cette zone abrite une bonne diversité d’oiseaux, et accueillait une petite population de Gorgebleue à miroir, qui semble malheureusement avoir disparu depuis 2 ans, quand les fossés ont été curés, sans doute pour améliorer le drainage de la zone agricole…

Le but de ma visite est de vérifier l’absence de la gorgebleue, et de chercher des petits passereaux à me mettre sous la lentille, notamment le petit Tarier des prés, que je n’ai jamais pu prendre en photo et qui fréquente cette zone au printemps. Après 2 heures passées à observer la zone, et à entendre chanter divers oiseaux, je repère quelques tariers des prés. L’un d’eux chante et semble inféodé à un petit territoire. Il utilise comme perchoir les jeunes pousses d’arbustes, et chante à tue-tête.
Malgré le temps couvert très limite pour faire des photos, je tente de me mettre en affût en digiscopie devant un groupe de perchoirs potentiels avec mon filet de camouflage. J’attends bien sur que l’oiseau finisse sa tournée de chant en parte plus loin s’alimenter pour m’installer. Je m’arrange pour avoir la montagne du Colombier en arrière plan, ce qui conviendra mieux qu’un ciel tout blanc. C’est parti pour une attente d’environ 45 min, avant que Monsieur Tarier pointe à nouveau le bout de son bec. Pendant une bonne heure, il chantera à environ 50 mètres de moi, dans mon dos, sans jamais se rapprocher. Est-ce ma présence qui l’empêche de venir me voir, ou est-ce que je n’ai pas choisi les meilleurs perchoirs ??? Difficile à dire, je ne connais pas bien cet oiseau.

Ne voulant pas m’avouer vaincu, j’y retourne samedi matin. En arrivant sur le site, je trouve un beau mâle de Rougequeue à front blanc, oiseau magnifique que j’aimerai beaucoup photographier aussi. L’oiseau, sans doute un migrateur, se nourrit en se perchant sur les piquets de la clôture. Et là gros dilemme ! Qu’est ce que je fais ? Est-ce que j’ai envie de louper un affût à rougequeue ou à tarier ??? Je décide de rester sur mon tarier. J’attends à nouveau que l’oiseau finisse sa tournée de chant pour aller m’installer discrètement avec le digiscope.

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Durant les 2 heures suivantes, le Tarier chantera presque non stop, toujours depuis le même endroit situé 50 mètres derrière moi. En parallèle, quelques pipits des arbres commencent à pousser la chansonnette. C’est un oiseau qui effectue un vol chanté absolument magnifique. A un moment, j’entends un oiseau dans sa phase de chant finale, c'est-à-dire lorsqu’il se laisse redescendre, les ailes vibrantes, vers son perchoir. Le son se rapproche, se rapproche, et hop, il se pose juste sur ma gauche. J’ai le temps de la cadrer et de faire quelques photos :

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Vous allez me dire, c’est quoi ce truc rouge sous l’oiseau ? Et bien je me situe au bout d’un champ qui sert à l’atterrissage des parapentes, et je ne sais pas pourquoi mais des petites morceaux de banderole ont été accrochés à quelques branchouilles. Je me demande vraiment à quoi cela sert, mais toujours est-il que même si le Pipit avait une chance sur 1000 de se percher pile sur la banderole (qu’il a d’ailleurs pris avec la branche dans ses pattes !), il l’a fait. Du coup cela gâche cette photo qui est ma première de pipit des arbres et qui sinon était bien réussie ! Alors bien sur je pourrais dire que l’homme fait partie de la Nature est que c’est naturel, mais ça ne le fait pas trop… Je pourrais aussi l’effacer avec un logiciel de retouche, mais c’est écrit dans ma page « éthique » que je n’ai pas le droit de le faire, alors tant pis, elle restera comme ça !

Pour en revenir au Tarier, Il semble vraiment affectionner un certain perchoir, alors Je décide de changer de place et d’aller viser ce fameux perchoir. Normalement il faut rester au même endroit pour que l’oiseau s’habitue à nous, mais bon sur ce coup j’ai tenté ma chance. Au final, l’oiseau passera les 2 prochaines heures à chanter du côté de l’endroit ou j’étais avant, sans jamais s’approcher à moins de 40 mètres de moi. Voici ma meilleure photo… :

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Du coup j’ai ma réponse : le Tarier des prés est trop farouche pour se risquer à venir chanter près de mon filet de camouflage. Je ne l’aurais pas pensé. C’est raté pour cette fois, je ne peux qu’imaginer ce qu’aurait donné une photo avec ce bel oiseau perché en haut de cette branchouille…

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