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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - roncier

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samedi 8 juin 2013

La Fauvette grisette joue avec mes nerfs

Ces derniers temps, je n'ai pas eu le temps de mettre à jour mon blog. J'ai néanmoins passé pas mal d'heures en fin de journée dans mon affût pour tenter de photographier cette fameuse grisette. La vilaine a décidé, suite à l'installation de mon affût, de changer de poste de chant. Elle s'est trouvé une jolie ronce en retrait et un peu encombrée et a décidé de ne se poser plus qu'à cet endroit précis pour chanter. Résultat, une fichue ronce se trouve toujours devant sa tête:

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Elle fait quand même des petits efforts à un moment et m'offre une superbe posture un peu en retrait de la ronce:

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Je décide d'intervenir, et un soir en sortant de l'affût, je vais faire un peu de ménage pour dégager les 2-3 ronces les plus gênantes. Ces petits ajustements de décor sont parfois nécessaires, même si je préfère faire sans. La fois suivante, histoire de se foutre de moi, la grisette change encore de poste de chant et se trouve une nouvelle ronce à se mettre devant le corps. Dommage car sinon j'adore cette photo:

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A un moment, elle fait un effort et ne se place pas devant la ronce. Mais l'ombre d'une autre ronce vient en renfort pour gâcher mes photos. Finalement le temps gris et couvert a ses avantages, il n'a pas d'ombres qui viennent perturber mes photos...

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L'oiseau vient également se percher régulièrement au milieu du sac de nœuds de ronces, le pire endroit de mon champ de vision. Mais cette photo s'en sort pas mal avec cette belle lumière:

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Lors d'une séance d'affût suivante, je suis resté 5h30 de suite dans mon affût. J'ai pu réaliser au compte goutte quelques photos sur des ronces dégagées, mais la plupart des images intéressantes sont floues à cause d'une mise au point toujours aussi imprécise du couple 7D/500mm...

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Et puis la grisette se décide à réadopter son premier perchoir que j'avais un peu dégagé. Depuis c'est le seul et unique endroit utilisé par l'oiseau qui soit dans mon champ de tir:

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La grisette à même refilé le tuyau à sa femelle, puisque celle-ci à fait une apparition furtive et s'est perchée au même endroit. Tout content de photographier la femelle, j'ai pris 45 photos en rafale pour être sur d'en avoir des nettes. Au final j'ai bien fait car j'en ai que 4 de nettes dans la série. D'ailleurs celle-ci est floue mais à cette taille cela ne se voit pas et puis j'aime bien la posture:

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Je n'arrive pas à savoir si les oiseaux nichent et où. Mais leur reproduction est probablement en cours quelque-part dans le roncier ou à proximité.
Un soir, une belle surprise s'est présentée: un Grosbec qui est sorti de nulle part ! Le Grosbec est un oiseau presque impossible à photographier en dehors de la mangeoire en hiver. Comme par hasard, il a choisi de se percher.... et oui, au même endroit que la grisette ! Mais qu'est ce qu'elle a de particulier cette ronce ???

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Dans la friche située juste derrière, quelques petites séances d'observation m'ont permis de voir que les Pie-grièches ont déménagé. Elles se sont installées dans un roncier qui peut convenir pour faire des photos. Ce serait un spot de rêve si les perchoir utilisés par les oiseaux étaient plus esthétiques, mais il y a surement quelque-chose d'intéressant à faire tout de même. J'ai pu observer le mâle faire des offrandes à sa belle, et cette dernière amener des matériaux dans le buisson. En ce moment la femelle doit couver car monsieur lui amène des proies dans le buisson. Je vais peut-être déplacer mon affût et m'intéresser à nouveau à ces Pie-grièches...

Pour terminer, un soir il y a eu un "bug" dans la nature. Un chevreuil m'a pris pour un possesseur de fluide magique qui attire les animaux et est passé juste devant ma voiture alors que je me garais pour descendre dans les prés tenter de faire justement des photos de chevreuils. Résultat, quelques images qui font toujours plaisir!

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dimanche 24 juin 2012

La Pie-grièche indomptable

Cette année, le couple de Pie-grièches écorcheurs que j’avais pu photographier l’an dernier, difficilement certes, est revenu la première semaine de mai au même endroit. Mes premières observations m’ont permis d’observer quelques parades et offrandes du mâle envers sa promise, et de voir que la femelle amenait des matériaux pour construire le nid dans le roncier situé juste à côté de celui de l’an dernier. J’ai tout de suite repéré THE perchoir du couple, une ronce morte qui est la seule à dépasser du roncier et qui est utilisée en permanence par les oiseaux. Cette photo est prise depuis la voiture au bord de la route :

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J’ai attendu la période du nourrissage des jeunes pour tenter de faire des photos près du nid. Lors de la première séance d’affût à quelques mètres de la ronce en digiscopie, Les 2 oiseaux viennent se poser sur la ronce peu après mon arrivée. J’en profite pour faire quelques photos, même si la lumière n’est pas superbe.

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Puis par la suite, plus rien. L’an dernier, c’était pareil. La petite visite sert sans doute aux oiseaux à voir de près ce nouveau truc dans leur environnement qui vient les déranger. L’an dernier c’était la même chose. Mais contrairement à l’année passée, cette fois, par la suite, les 2 oiseaux continuent à ravitailler le nid, mais bien entendu sans se faire voir. Ils passent par-dessous le blé ou par l’autre côté du roncier. Comme je sais que les oiseaux continuent à ravitailler le nid, je reste plus longtemps, mais j’ai beau attendre, la ronce restera déserte jusqu’à mon départ.

Pour être plus discret, je tente de bricoler un système de déclenchement à distance pour mon reflex avec la vieille télécommande de ma voiture radiocommandée, qui est au placard depuis 2005. Une fois le système mis au point et les accus chargés, c’est partit. Je tente de placer le reflex à ras le blé, histoire qu’il soit le plus discret possible. Moi je suis dans ma voiture bien plus loin. Mais là encore, rien à faire, après 2 tentatives et même après 2 heures sur place, les oiseaux ravitaillent bien le nid, mais en évitant soigneusement cette fichue ronce…

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Difficile d’être plus discret, il faudrait enlever l’appareil photo, mais après c’est plus difficile il me semble de prendre des photos…
Par manque de temps libre, je n’ai pas pu trop faire d’autres essais. Lors de mon ultime tentative, un jeune était déjà sorti du nid. Le mâle s’en occupait, mais la femelle continuait de ravitailler au nid. J’ai tenté de m’approcher progressivement sous mon filet, par étapes. A plus de 30 mètres, pas de problème, la femelle utilise toujours la ronce.

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A 30 mètres, ça fonctionne toujours.

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A 25 mètres, c’est toujours bon.

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La femelle fait même sa toilette bien en vue au dessus de la ronce. Plutôt rassurant !

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Je m’approche encore un peu, et voilà que tout est fini. C’est repartit, la ronce n’est plus utilisée. Au bout d’un moment, je m’approche encore plus, et l’oiseau vient à nouveau se poser un court instant sur la ronce pour venir voir ce truc bizarre. J’ai le temps de prendre une unique photo.

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Ces photos sont bien sur sympathiques, mais ne me suffisent pas...
Maintenant, les oiseaux ont disparu. Je ne suis pas convaincu qu’ils mettent en route une 2ème nichée comme l’an dernier. Dommage, j’aurais pu retenter ma chance. Ces pies-grièches restent un mystère. Pourquoi dans certains coins de France des photographes les approchent à 5 mètres sans les déranger ? Pourquoi quand un cheval ou une vache passe à 5 mètres d’une pie-grièche, celle-ci ne bouge pas d’une oreille ? L’an dernier, quand le paysan a posé une meule de foin à 5 mètres de son nid, le mâle l’a directement adopté comme perchoir. Pourquoi n’est-il pas venu se percher sur mon reflex ou même sur ma tête ??? On dirait que les oiseaux sont capables de discerner ce qui est habituel dans la campagne de ce qui ne l’est pas, en l’occurrence tout ce qui touche à la photo animalière… et ça ne me rend pas service. J’avais pensé acheter un costume de vache pour approcher les oiseaux, avec l’aide d’un copain pour faire les pattes arrières, mais bon, je suis sur que les oiseaux arriveraient à faire le distinguo avec un vrai animal sans problème…

mercredi 6 juin 2012

La petite grisette de la friche

Après la disparition des petits grimpereaux, je suis retourné dans la zone de friche adjacente au bois. En effet, j’y avais repéré quelques individus de fauvettes grisettes, un petit oiseau très joli que j’ai déjà essayé de prendre en photos plusieurs fois, avec un succès modéré…
Après quelques repérages, je trouve un roncier qui semble être un bon poste de chant pour un mâle. Ce roncier est également intéressant pour la photo, car les ronces sont assez jolies et peu en hauteur, qui ce qui me permettra d’avoir autre chose que du ciel bleu en arrière plan. Connaissant la petite grisette, je sais que l’affût sous un filet accroupi dans l’herbe ne fonctionne pas. L’oiseau est trop méfiant et ne s’approche pas, ou alors vient chanter mais toujours en prenant soin de garder une feuille ou une branche entre lui et l’objectif. C’est assez marrant comme comportement mais j’ai remarqué cela aussi avec un autre oiseau, l’Hypolaïs polyglotte. On dirait que les oiseaux se sentent plus en sécurité en conservant un « obstacle » entre eux et l’objectif du photographe.

Cette fois, la zone étant tranquille et normalement peu fréquentée par les promeneurs, je décide d’employer les grands moyens et de poser sur place mon affût fixe, qui est en fait un simple abri de randonnée décathlon à 30 euros. Je choisi avec soin l’endroit d’après les perchoirs que la grisette aime utiliser. Je recouvre mon affût de mon filet de camouflage et je le laisse quelques jours sur place en espérant que la grisette s’y habitue.

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Le samedi matin suivant, c’est le moment de tenter l’expérience. J’arrive vers 6h30 sur place. La grisette chante déjà dans le secteur. Je rentre rapidement dans mon affût, équipé du digiscope. Je suis à 7 mètres de la ronce principale visée. C’est très près, mais déjà 2 mètres trop loin pour utiliser le reflex avec le 400mm…

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La grisette ne tarde pas à venir chanter juste à côté de l’affût. Mais bien sur, elle vient chanter à quelques mètres à droite, puis à gauche, mais ne vient pas sur le roncier. Je suis persuadé que la longue-vue qui dépasse de l’affût suffit à l’effrayer ! Mais après un moment, elle se pointe enfin sur le roncier. La photographier reste peu évident, car elle a tendance à repartir dès que je la vise avec la longue-vue, même avec des mouvements très lents. Ce comportement est très classique chez les oiseaux. Mais après 5 heures passées dans l’affût, j’ai heureusement l’occasion de faire quelques jolies photos. La première série est floue, merci à mon petit canon S95 qui me dit que la mise au point est bonne alors qu’elle est complètement à côté ! J’ai heureusement fait attention à bien corriger le tir pour les fois suivantes !

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La dernière correspond pratiquement à la photo exacte que je voulais faire, avec un arrière-plan composé des arbres du bois verts et de la montagne du Jura au dessus, apportant un dégradé bleu-vert que j’aime beaucoup. Mais je dis pratiquement, car il y a une foutue ronce floue derrière l’oiseau qui gâche un peu tout… Du coup, en sortant, je vais faire une prise de Full contact à cette foutue ronce pour me venger, et j’espère refaire la même sans la ronce la prochaine fois ! La suite bientôt…