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Technique : les mystères de la digiscopie ! Voici quelques informations sur la fameuse "Digiscopie", une méthode photographique qui relève du bricolage mais qui peut s'avérer très efficace avec un peu de pratique. Durant mes premières années de photographie, ce fût mon unique moyen de photographier les oiseaux. Actuellement, je possède un matériel reflex en complément. Les différentes méthodes d'approche des oiseaux que j'utilise sont aussi décrites, car savoir s'immiscer dans la vie de son sujet est indispensable pour réaliser des belles images, quel que soit le matériel dont on dispose.
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Qu'est ce que la Digiscopie? |
Le matériel pour digiscoper |
Pratiquer la digiscopie |
l'approche des oiseaux |
Digiscopie VS Photo Reflex |
Mon matériel |
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Réglages de base Bien entendu, toujours travailler avec la taille maximale d’image et le taux de compression minimal que propose l’APN, afin d’utiliser tous les pixels dispos et de pouvoir stocker le moins d’images possibles sur la carte mémoire (ah oui il faut prévoir une grosse carte mémoire…). Utiliser même le mode RAW si disponible. Il faut également penser à couper le flash, j’ai déjà raté une photo à cause de ça… Mode de prise de vue et évaluation de la lumière Dans la plupart des cas, le mode priorité ouverture est le mieux adapté.
Pour chaque photo, les 2 paramètres de prise de vue déterminant
l’exposition sont la vitesse d’obturation et l’ouverture. La vitesse
d’obturation c’est le temps pendant lequel le capteur sera exposé à la
scène que l’on photographie. 1/500 signifie que le capteur reçoit la
lumière pendant 1/500ème de secondes. Ce laps de temps doit être le plus
court possible, afin d’éviter les images floues dues au mouvement du
sujet ou de la longue-vue pendant la prise de vue. L’ouverture (F/) est
le degré de fermeture du diaphragme. Plus cette valeur est élevée, plus
le diaphragme limite la quantité de lumière qui passe dans l’objectif.
Fermer le diaphragme permet d’augmenter la profondeur de champ, c'est à
dire la plage de distance ou tout sera net sur la photo. En digiscopie
cette profondeur de champ est naturellement assez élevée, et souvent il
faut laisser la valeur minimale pour laisser passer toute la lumière et
obtenir une vitesse d’obturation élevée. L'autre avantage de maintenir
une profondeur de champ faible est par exemple le fait que l'oiseau se
détachera mieux de l'arrière plan sur la photo si ce dernier est bien
flou. Par contre, si vous voulez par exemple prendre 2 oiseaux posés
l'un à côté de l'autre sur une branche il vaudra mieux essayer
d'augmenter la profondeur de champ afin d'avoir les 2 oiseaux bien nets
sur la photo. Le mode priorité ouverture permet de fixer cette valeur
d’ouverture. Ensuite, lors d’une prise de vue, l’appareil détermine la
vitesse d’obturation permettant une bonne exposition de la scène. Si la
lumière est très forte, il faudra augmenter la valeur d’ouverture, car
sinon même avec la vitesse d’obturation la plus rapide, la scène sera
surexposée. Il faut se fier aux indications fournies par l’APN. |
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Un couple de guêpiers d'Europe. Fuji F30, priorité ouverture, 1/950, F/3,4, 100 iso, oculaire Zeiss 30X, zoom de l'APN 8 mm. La mise au point a été faite sur le 1er guêpier, et le 2ème derrière est en dehors de la zone de netteté. Une ouverture de F/8 aurait permis une meilleure netteté sur le 2ème guêpier. Pour cette photo il y aurait eu assez de lumière pour fermer le diaphragme à F/8, mais ça n'est pas toujours le cas. |
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Une aigrette en plein soleil: Fuji F30, mode de mesure multizone, 1/1000, F/8, 100 iso, compensation d'expo -5/3. Zoom de la zeiss 20X, zoom de l'APN 12 mm. Petite retouche des tons foncés/tons clairs sous Photoshop pour éclaircir l'arrière plan. |
Un bécasseau cocorli à contre jour: Fuji F30, mode de mesure spot, 1/950, F/3,4, 100 iso, compensation d'expo +1/3. Zoom de la zeiss 20X, zoom de l'APN 12 mm. |
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La sensibilité iso Rester au minimum si possible, afin d’éviter le bruit numérique sur les
images. Avec mes APNs, je me permets de monter à 200 iso quand la
lumière manque (en sous-bois par exemple ou tôt le matin) mais au-delà
les images deviennent médiocres (les imprimer en A4 par exemple ne sera
pas envisageable). Et comme mentionné plus haut, plus les APNs sont
récents et plus leur gestion du bruit est médiocre, alors ça ne risque
pas de s'améliorer. |
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Un Pouillot siffleur pris en sous-bois très sombre. Fuji F30, 1/15, F3,4, 200 iso. Zoom de la zeiss 20X, zoom de l'APN 12 mm. La vitesse d'obturation de 1/15 est longue, j'ai utilisé le retardateur à 2 secondes pour éviter les vibrations. |
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La balance des blancs Les APNs permettent en général de choisir la balance des blancs suivant les conditions de lumière ambiantes. Suivant les APNs il peut être préférable d’ajuster cette balance des blancs manuellement plutôt que de la laisser sur auto. Par exemple, sur le Fuji F30, en balance des blancs auto les images sont très ternes et manquent nettement de couleur. Le déclencheur souple Il peut être intéressant de bricoler un déclencheur souple afin de prendre des photos sans toucher à l’appareil. Ceci évite le flou du au bougé. Personnellement, je peux prendre des photos avec une vitesse d’obturation de 1/100 sans avoir de bougé, mon brillant record, exceptionnel, étant une photo de grimpereau en sous-bois à 1/12 parfaitement nette avec une focale de 1000 mm! Mais ça reste exceptionnel. Pour moi le déclencheur souple n’est pas indispensable, quand le temps de pause est trop long, j’utilise le retardateur à 2 secondes. Je suis alors moins réactif mais les longs temps de pause se prêtent de toute façon uniquement à des oiseaux qui ne bougent pas. La mise au point Il est nécessaire de faire une pré-mise au point sur la longue vue.
Celle-ci est faite
directement sur l’écran de l’APN. Ensuite, l’autofocus de
l’appareil se chargera de la peaufiner. Il est souvent
conseillé de faire la mise au point à l’œil, avant de mettre en
place l’APN devant l'oculaire. Ceci ne sert absolument à rien, et fait
perdre du temps. En effet, vous réglez la mise au point à votre œil mais
votre APN ne voit pas les choses de la même façon, et de toute façon
ajustera les choses avec l'autofocus. Pour quel grossissement opter Si vous n’utilisez pas un oculaire fixe 30 fois grand angle, vous aurez avec tous les zooms au minimum du vignettage sur l’image. Il est alors nécessaire de zoomer avec la longue-vue ou avec l’APN pour éliminer ce vignetage. Celui-ci est éliminé du champ rapidement en utilisant un peu le zoom de l'APN. En utilisant celui de la longue vue, il disparaît seulement au delà d'un grossissement de 45 fois dans mon cas. Je conseille donc d’utiliser le zoom de l’APN, après de multiples essais je n’ai pas détecté la moindre différence de qualité d’image suivant que l’on sollicite l’un ou l’autre. Ensuite, pour avoir des images de très bonne qualité, il faut solliciter le zoom le moins possible. Dans mon cas, avec le zoom de la longue-vue à 20 fois et celui de l’APN (8-24mm) à 12 mm, je n’ai plus de vignettage et le grossissement équivaut déjà à une focale d’un peu plus de 1000 mm en argentique, ce qui est énorme. Mais il est vrai que la mésange à 20 mètres parait bien petite sur l’écran ! Et oui c’est là qu’on se rend compte de la nécessité de savoir s’approcher des oiseaux, même avec de telles focales (imaginez le photographe qui travaillait en argentique au 500 mm, il avait un grossissement 2 fois moindre !!!). Bien sur, on peut zoomer davantage pour rapprocher cette mésange, si elle n’est pas encore partie. Mais dans ce cas, il y a une perte au niveau de la qualité de l’image et de la quantité de lumière reçue. De plus, le bruit numérique augmente également. |
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