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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Un drôle d'oiseau dans le ciel

Voici un petit hors sujet d’astrophotographie. Enfin, pas forcément un hors sujet, car que l’on veuille observer les oiseaux ou les astres, on lève souvent les yeux vers le ciel. C’est juste pas au même moment. D’ailleurs, si vous y avez vu passer une poule en début de semaine qui semblait partir tout là-haut, ne cherchez pas à comprendre, mais sachez que c’est normal.

Saviez-vous que certains passereaux comme la Fauvette à tête noire orientent leur migration grâce à la lecture du ciel nocturne et notamment de sa rotation, qui leur permet de trouver le nord ou le sud. En effet, la Terre tourne autour d’un axe orienté nord/sud, et vu depuis le sol dans l’hémisphère nord, le centre de rotation de la Terre se trouve tout proche d’une étoile que l’on nomme l’Etoile polaire. Les oiseaux utiliseraient la région proche de cette étoile polaire pour déterminer la direction du nord.

De mon côté, j’utilise aussi cette étoile polaire. Qui dit astrophotographie du ciel profond dit pose longue, et comme la Terre tourne, lorsque l’on prend une photo en pose longue du ciel, les étoiles ne forment pas des points sur la photo mais des arcs de cercle, forcément. Alors pour résoudre le problème, il faut utiliser une monture équatoriale motorisée avec un viseur polaire, le tout permettant d’aligner l’un des axes de la monture avec l’axe de rotation de la Terre. Ainsi, grâce à un moteur à quartz qui fait tourner en temps réel la monture dans le sens inverse de la Terre, le ciel se fige dans le téléscope.

J’ai déjà eu l’occasion de parler un peu de ça sur ce blog, avec des résultats très modestes. Cette fois, j’ai essayé d’innover. Je me suis attaqué comme un lâche à M42, nébuleuse d’Orion, l’objet céleste le plus lumineux et l’un des plus spectaculaires. Mais pour débuter, c’est un bon sujet. Première innovation, j’ai remplacé mon téléscope astronomique par mon 500mm. La focale est moins importante, mais comme M42 est un objet très grand, c’est largement suffisant.

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Le gros avantage, c’est que je passe de f/6,3 à f/4, autrement dit, le 500mm capte plus de 2 fois plus de lumière que le téléscope en un temps donné ! Gros avantage ! Autre innovation, je me suis lancé dans la bidouille d’images, indispensable en astro. Le principe est de prendre une grande série de photos avec un temps de pose réduit puis de les assembler avec un logiciel dédié. Il y a 2 gros avantages : les photos unitaire ont un temps de pose plus court, donc moins de risque qu’il y ait des erreurs de suivi du ciel très fréquentes durant les poses (mon suivi est fait à l’ancienne, et non piloté par ordinateur comme ça se fait maintenant !), et le fait d’avoir une série de photos à comparer permet au logiciel de séparer les détails des images que l’on retrouve sur chaque image du bruit numérique qui lui est aléatoire sur chaque image, créé par le fait que le capteur reçoit une quantité trop infime d’information lumineuse. En plus de cette série de photos, on ajoute au logiciel 20 images « Dark », qui sont des images faites dans les mêmes conditions que les autres (température, iso, temps de pose), mais avec le cache sur l’objectif. C’est la première fois que je fais exprès le laisser le cache ! Ceci permet au logiciel d’identifier les défauts du capteur, comme les pixels chauds, et de les supprimer. On ajoute aussi 20 « Flat », qui sont des photos d’une surface claire uniforme faites avec le même objectif, et qui permettent de supprimer les défauts de l’objectif comme le vignettage. Enfin, on ajoute une 50ène d’ « Offset », des photos prises avec le cache et une vitesse très rapide, qui permettent d’identifier le bruit de lecture du capteur. Si vous ne savez pas ce que c’est le bruit de lecture, c’est dommage, vous auriez pu m’expliquer…

Donc voilà, on met tout ça dans le logiciel, il tourne pendant un bon moment, et à la fin, il sort une image finale en Tiff très propre qu’il faut après bidouiller à mort avec Photoshop. N’ayant trouvé aucun tutoriel ou info utile sur le net, je me suis débrouillé tout seul. Je ne suis arrivé à rien avec photoshop. Par contre, bizarrement, avec le module Camera Raw, qui normalement n’est pas vraiment prévu pour ça, j’ai pu faire des miracles, surtout grâce à la commande « clarté ».

Alors voilà le résultat. Ici, c’est l’une des images qui compose l’image finale, sans aucune retouche, brute de capteur.

_MG_0863camraw.jpg
Et maintenant, voici l’image finale, résultat de l’empilement de 72 images prises à 800 iso avec un temps de pose unitaire de 30 secondes et bidouillée à donf.

fichier_empile_complet1camraw.jpg
Le rendu dépend énormément de la qualité de votre écran et de son contraste natif…

Alors voilà, c’est plutôt cool, non ? Bon, il me reste quand même à élucider certains mystères de l’univers. Par exemple, pourquoi la mise au point, qui est déjà très difficile à faire sur le 500mm, se décale systématiquement au bout de 2 ou 3 minutes, alors que je ne touche même pas au matériel ! En plus la bague de mise au point à une certaine résistance et n’a pas du tout de jeu, alors qu’est ce qui se passe ???

Et pourquoi le suivi du ciel est-il aléatoire durant la série de photos ??? Tantôt il est bon, tantôt le moteur se met à prendre de l’avance sur la Terre, et puis d’un coup c’est à nouveau bon mais la monture se met à se décaler petit à petit sur l’axe perpendiculaire à celui de la rotation de la Terre… bref, impossible à comprendre…

Commentaires

1. Le dimanche 16 avril 2017, 14:03 par Gilles

Bluffant, mystique, féérique...

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