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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - astrophotographie

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mardi 5 septembre 2017

Encore un oiseau de nuit...

Bon, n’allez pas croire que j’ai enfin rattrapé tout mon retard dans mes photos, on en est toujours au moi de mai. Il ne manque plus qu’une série sur un oiseau que j’aime particulièrement, mais j’ai encore du tri à faire. Alors pour patienter, voici ma dernière expérience d’astrophotographie qui date du 27 mai. Il s’agit de M101, une galaxie située dans la constellation de la Grande Ourse. Elle est étendue est peu brillante. Après une tentative durant mes vacances avec mon télescope qui n’a rien donné d’exploitable, j’ai retenté ma chance en remplaçant le télescope par mon 500mm F/4, qui grossit moins mais qui a l’avantage de capter plus du double de lumière en un temps donné. Résultat exploitable cette fois ! Cette image est donc issue de l’assemblage de 50 poses unitaires de 90s, avec une bonne moitié prise s à f/4,5, car j’ai tourné la molette du diaphragme à un moment sans faire exprès. Ça veut dire que j’ai réduit la quantité de lumière captée par mon 500mm, alors que le but c’est justement d’en capter un maximum… la prochaine fois je vérifierai de temps en temps…

Bon, en ajoutant un traitement de cheval dans Photoshop fait par un pur amateur qui s’arrache les cheveux pour essayer de faire au mieux, ça donne ça :

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J’espère que ça vous plait quand même !

samedi 1 juillet 2017

Voyage intergalactique

Pendant mon séjour à Rémuzat, je me suis trimballé mon téléscope astronomique, histoire de profiter de la qualité du ciel du coin, réputé très noir car loin de toute grande ville et donc de toute pollution lumineuse. Ca m’a demandé pas mal d’organisation pour pouvoir trimballer mon matos photo, mon téléscope astro et mon vélo dans ma Dacia tout en devant dormir dedans aussi !

Finalement ça l’a fait. Le truc qui l’a moins fait, c’est la météo : ciel couvert, vent permanent, heureusement, j’ai pu sauver 2 nuits pour tenter de photographier une galaxie que j’adore et que je trouve vraiment sympa : M51, dite la Galaxie du tourbillon. Elle se trouve juste en dessous de la queue de la casserole de la Grande Ourse, dans la constellation des Chiens de Chasse. Bon, pour cette fois, on ne dira rien sur la chasse…

Alors voilà, la première nuit, le temps d’arriver à tout mettre en place et de tout régler, ce qui prend bien 2 heures, je commence à prendre mes photos. Je décide de faire des poses unitaires de 3 minutes, en corrigeant le suivi manuellement avec mon oculaire réticulé éclairé. Avec cette méthode, une petite partie de la lumière collectée est déviée vers un oculaire qui comprend des graduations rétro-éclairées. Je dois alors trouver une étoile guide, c'est-à-dire une étoile suffisamment lumineuse pour que je puisse la voir, ce qui est déjà très délicat, et qui soit dans le champ de vision que j’ai à disposition autour de la galaxie, ce qui est également délicat. Je dois placer cette étoile à un endroit précis sur les graduations de l’oculaire, et ensuite m’assurer qu’elle ne bouge pas durant les poses de 3 minutes, en corrigeant les erreurs de suivi avec une télécommande qui commande des 2 axes motorisés du téléscope. Ça parait simple comme ça, mais je vous garantit que c’est très dur à mettre en œuvre, surtout que la moindre erreur de suivi apparait sur la photo finale, et que ces erreurs sont souvent brutales et soudaines, sans prévenir, à cause des défauts d’usinage des différentes parties des pièces d’entrainement des axes.

La première nuit, j’ai pu faire 15 photos correctes. Dommage, car alors que j’étais bien lancé et que je commençais à maitriser, voilà qu’à force de tourner pour compenser la rotation de la Terre, le boitier photo est venu au contact du trépied. Impossible de continuer à prendre des photos ! On devine le problème sur ces photos, prises à 4h du matin.

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Et alors que je pensais ne pas pouvoir retenter la chose, la dernière nuit sur place à été assez belle. Cette fois, j’ai pu prendre 16 photos correctes, et là encore, j’ai été stoppé dans mon élan. Cette fois, ça a été à cause de la buée qui a commencé à recouvrir la lentille du téléscope. Quand ça commence, on ne peut plus rien faire. Parait qu’il faut acheter une résistance chauffante pour mettre autour du tube pour éviter ce problème, mais bon, je ne suis pas encore équipé…

Du coup, j’ai monté et bidouillé tout ça avec photoshop, et voici ce que ça donne. On a donc l’assemblage de 31 images de 3minutes de pose chacune, prises à une focale de 2000 mm F/6,3 :

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Je trouve le résultat plutôt sympa, même si j’aurais aimé assembler plus d’images. On voit par exemple que la limite entre la lumière de la galaxie et le fond de ciel est un peu brutal, mais je n’ai pas pu faire mieux, le fond de ciel était à la base trop bruité.

jeudi 23 mars 2017

Un drôle d'oiseau dans le ciel

Voici un petit hors sujet d’astrophotographie. Enfin, pas forcément un hors sujet, car que l’on veuille observer les oiseaux ou les astres, on lève souvent les yeux vers le ciel. C’est juste pas au même moment. D’ailleurs, si vous y avez vu passer une poule en début de semaine qui semblait partir tout là-haut, ne cherchez pas à comprendre, mais sachez que c’est normal.

Saviez-vous que certains passereaux comme la Fauvette à tête noire orientent leur migration grâce à la lecture du ciel nocturne et notamment de sa rotation, qui leur permet de trouver le nord ou le sud. En effet, la Terre tourne autour d’un axe orienté nord/sud, et vu depuis le sol dans l’hémisphère nord, le centre de rotation de la Terre se trouve tout proche d’une étoile que l’on nomme l’Etoile polaire. Les oiseaux utiliseraient la région proche de cette étoile polaire pour déterminer la direction du nord.

De mon côté, j’utilise aussi cette étoile polaire. Qui dit astrophotographie du ciel profond dit pose longue, et comme la Terre tourne, lorsque l’on prend une photo en pose longue du ciel, les étoiles ne forment pas des points sur la photo mais des arcs de cercle, forcément. Alors pour résoudre le problème, il faut utiliser une monture équatoriale motorisée avec un viseur polaire, le tout permettant d’aligner l’un des axes de la monture avec l’axe de rotation de la Terre. Ainsi, grâce à un moteur à quartz qui fait tourner en temps réel la monture dans le sens inverse de la Terre, le ciel se fige dans le téléscope.

J’ai déjà eu l’occasion de parler un peu de ça sur ce blog, avec des résultats très modestes. Cette fois, j’ai essayé d’innover. Je me suis attaqué comme un lâche à M42, nébuleuse d’Orion, l’objet céleste le plus lumineux et l’un des plus spectaculaires. Mais pour débuter, c’est un bon sujet. Première innovation, j’ai remplacé mon téléscope astronomique par mon 500mm. La focale est moins importante, mais comme M42 est un objet très grand, c’est largement suffisant.

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Le gros avantage, c’est que je passe de f/6,3 à f/4, autrement dit, le 500mm capte plus de 2 fois plus de lumière que le téléscope en un temps donné ! Gros avantage ! Autre innovation, je me suis lancé dans la bidouille d’images, indispensable en astro. Le principe est de prendre une grande série de photos avec un temps de pose réduit puis de les assembler avec un logiciel dédié. Il y a 2 gros avantages : les photos unitaire ont un temps de pose plus court, donc moins de risque qu’il y ait des erreurs de suivi du ciel très fréquentes durant les poses (mon suivi est fait à l’ancienne, et non piloté par ordinateur comme ça se fait maintenant !), et le fait d’avoir une série de photos à comparer permet au logiciel de séparer les détails des images que l’on retrouve sur chaque image du bruit numérique qui lui est aléatoire sur chaque image, créé par le fait que le capteur reçoit une quantité trop infime d’information lumineuse. En plus de cette série de photos, on ajoute au logiciel 20 images « Dark », qui sont des images faites dans les mêmes conditions que les autres (température, iso, temps de pose), mais avec le cache sur l’objectif. C’est la première fois que je fais exprès le laisser le cache ! Ceci permet au logiciel d’identifier les défauts du capteur, comme les pixels chauds, et de les supprimer. On ajoute aussi 20 « Flat », qui sont des photos d’une surface claire uniforme faites avec le même objectif, et qui permettent de supprimer les défauts de l’objectif comme le vignettage. Enfin, on ajoute une 50ène d’ « Offset », des photos prises avec le cache et une vitesse très rapide, qui permettent d’identifier le bruit de lecture du capteur. Si vous ne savez pas ce que c’est le bruit de lecture, c’est dommage, vous auriez pu m’expliquer…

Donc voilà, on met tout ça dans le logiciel, il tourne pendant un bon moment, et à la fin, il sort une image finale en Tiff très propre qu’il faut après bidouiller à mort avec Photoshop. N’ayant trouvé aucun tutoriel ou info utile sur le net, je me suis débrouillé tout seul. Je ne suis arrivé à rien avec photoshop. Par contre, bizarrement, avec le module Camera Raw, qui normalement n’est pas vraiment prévu pour ça, j’ai pu faire des miracles, surtout grâce à la commande « clarté ».

Alors voilà le résultat. Ici, c’est l’une des images qui compose l’image finale, sans aucune retouche, brute de capteur.

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Et maintenant, voici l’image finale, résultat de l’empilement de 72 images prises à 800 iso avec un temps de pose unitaire de 30 secondes et bidouillée à donf.

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Le rendu dépend énormément de la qualité de votre écran et de son contraste natif…

Alors voilà, c’est plutôt cool, non ? Bon, il me reste quand même à élucider certains mystères de l’univers. Par exemple, pourquoi la mise au point, qui est déjà très difficile à faire sur le 500mm, se décale systématiquement au bout de 2 ou 3 minutes, alors que je ne touche même pas au matériel ! En plus la bague de mise au point à une certaine résistance et n’a pas du tout de jeu, alors qu’est ce qui se passe ???

Et pourquoi le suivi du ciel est-il aléatoire durant la série de photos ??? Tantôt il est bon, tantôt le moteur se met à prendre de l’avance sur la Terre, et puis d’un coup c’est à nouveau bon mais la monture se met à se décaler petit à petit sur l’axe perpendiculaire à celui de la rotation de la Terre… bref, impossible à comprendre…

dimanche 1 janvier 2012

Nouvel hors sujet d'astrophotographie

En ce moment, j'ai trop peu de temps à consacrer à la photo. Le temps pourri de ce week-end n'a rien arrangé. Pour animer un peu le blog, voici quelques astrophotographies qui datent du mois de novembre. Il y a eu quelques nuits magnifiques, ces nuits rares qui permettent de tenter quelques photos du ciel. Pour la technique employée, je vous invite à lire mon premier article sur le sujet. Pour s'essayer à l'astrophotographie du ciel profond (nébuleuses et galaxies), il faut non seulement un matériel astronomique adapté, mais également des conditions irréprochables. L'absence de Lune est indispensable. Même sans Lune, certaines nuits sont plus noires que d'autres. Je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi. L'absence totale de nuages ou de brume est également presque indispensable, car souvent les nuages même en dehors du champ de vision du télescope semblent amener une légère lueur qui crée de la lumière parasite. L'absence de vent est également indispensable, car le vent même faible déséquilibre le télescope et décale le suivi motorisé. Enfin, même sans vent, il y a toujours des turbulences dans l'air, qui floutent inexorablement l'image. Ces turbulences sont variables et impossible à prévoir.

Je me suis la première nuit focalisé sur la galaxie d'Andromède, la galaxie la plus proche de nous, qui a la particularité d'être visible à l'oeil nu. Elle est donc facile à cadrer pour l'observation et la photo.

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La lumière qui a été captée par mon appareil photo a été émise il y a presque 3 millions d'années. Pour cette photo, 6 min de pause à 400 iso, à 2000 mm de focale et f/6,3. Cette nuit, il y avait très peu de turbulences, et la netteté est franchement bonne, j'ai été le premier surpris. La galaxie d'Andromède est très étendue, ici on ne voit que la partie centrale, la plus lumineuse. En réalité, cette galaxie est plus étendue, et couvre pratiquement 3 fois la largeur de cette photo !

La nuit suivante, j'ai tenté de photographier une autre galaxie spirale situé dans la constellation du Triange, proche de celle d'Andromède. Il s'agit de M33. J'ai eu beaucoup de mal à la repérer et à la cadrer, tant elle est difficile à voir. Car si Andromède se repère facilement dans le viseur du télescope, M33 reste invisible. Comme elle n'est pas située proche d'une étoile qui pourrait servir de repère, il est difficile de la trouver. Les télescopes modernes sont équipés d'une fonction Go-To, qui est un positionnement automatique du télescope sur les objets du ciel. Le mien n'est pas équipé. Ainsi, je dois me servir des axes gradués du télescope. Chaque objet du ciel possède des coordonnées, exprimées sur l'axe de l’ascension droite et sur celui de la déclinaison. Pour pointer un objet, Il faut d'abord pointer une étoile connue avec le télescope, puis régler les graduation des 2 axes du télescope pour qu'elles correspondent aux coordonnées de cette étoile. C'est une sorte de calibrage. En effet, comme le ciel tourne, l'une des coordonnée, sur l'axe de l’ascension droite, se décale sans cesse. Ensuite, connaissant les coordonnées de M33 (on les trouve facilement dans un livre ou sur le net), on déplace le télescope sur les 2 axes aux bonnes coordonnées. Et normalement, on tombe pile sur M33. En théorie bien sur, souvent on ne tombe pas dessus mais un peu à côté. Il faut alors explorer les alentours en espérant la trouver. Au final, après une bonne galère, j'ai pu faire une série de photos. Une seule est correcte, le suivi durant les prises de vue ayant été rendu difficile par l'absence "d'étoile guide" suffisamment lumineuse.

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Pour terminer, j'ai profité du peu de turbulences pour faire des photos de Jupiter, qui en ce moment est bien visible le soir. On distingue la fameuse "Tâche rouge" sur la photo, cette petite protubérance qui apparait sur la bande de nuage. Cette célèbre tâche rouge, qui est quand même grande comme 3 fois la Terre, est un immense anticyclone dont les vents soufflent à 700 km/h et dont la taille évolue dans le temps. Elle pourrait finir par disparaître, personne ne le sait vraiment ! Si l'on observe Jupiter durant un moment, on voit cette tâche rouge passer d'un côté à l'autre de la planète. En effet, Jupiter à beau être une planète immense, sa vitesse de rotation est telle qu'elle fait un tour sur elle-même en seulement 10 heures.
Pour cette photo, j'ai enlevé le réducteur de focale. La focale est donc de 3200 mm à F/10, avec une vitesse de 1/160 à 400 iso. La photo est cropée à 100%, ce qui signifie que j'ai zoomé au maximum sur la photo pour vous présenter le résultat. La photo de planètes demande des focales de plusieurs mètres, totalement aberrantes pour le photographe animalier !

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jeudi 23 juin 2011

Hors sujet d’astrophotographie

Pour changer, voici un peu d’astrophotographie. On est hors sujet, ce qui n’est pas sans rappeler les dissertations de français, où à 5 minutes de la fin de l’épreuve, je m’apercevais que petit à petit j’étais parti en live complètement en dehors du sujet…

Heureusement, maintenant plus personne n’est là pour me noter, donc je suis tranquille !

L’astronomie est un loisir intéressant, pour peu que l’on dispose d’un instrument d’observation correcte. Très vite, on s’aperçoit que notre œil n’est pas très sensible à la lumière, et que le meilleur moyen de révéler la beauté du ciel est de faire de la photo. En effet, avec de longs temps de pose, on peut faire apparaitre sur une photo une multitude de détails invisibles à l’œil. Le problème est que l’astrophotographie est difficile à mettre en œuvre, surtout quand, comme moi, on utilise une méthode archaïque pour les prises de vue. Aujourd’hui, l’astrophotographie se pratique à l’aide de caméras CCD réfrigérées très sensibles, et tout le système est relié et guidé par un ordinateur. Les photos qui sortent sont en réalité des assemblages d’une multitude de photos différentes, ceci réalisé par un logiciel adapté.

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Pour moi, la méthode est un peu plus simple. Au départ, je dispose d’un bon télescope astronomique, de type Schmidt-Cassegrain muni d’un miroir de 20 cm de diamètre. Mon boitier reflex est monté directement au foyer du télescope, juste derrière un diviseur optique. Mais qu’est ce qu’un diviseur optique ??? Vous allez comprendre plus loin. Pour photographier ce qu’on appelle le ciel profond (nébuleuses, galaxies…), il faut impérativement utiliser des temps de pose très long, de 3 à 10 minutes, pour capter les faibles lumières (mais à l’époque de l’argentique, certains montaient à plusieurs heures…). En réalité, avec un ciel classique, c'est-à-dire peu sombre à cause de la pollution lumineuse, au bout de 10 minutes, on capture déjà beaucoup de lumière parasite qui efface les détails des objets que l’on photographie.

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M81, une galaxie spirale située dans la constellation de la Grande Ourse. La lumière de cette galaxie qui est venue s’échouer sur le capteur de mon reflex a été émise il y a 11,8 millions d’années. Pourtant cette galaxie est considérée comme l’une des plus proches de la Terre… Pour la photo, 10 minutes de pause à 400 iso, focale de 2000 mm à F/6,3.

Durant ces longs temps de pose, la Terre tourne, donc pour ne pas avoir des trainées d’étoiles sur la photo, il faut que le télescope tourne également pour compenser ce mouvement. Pour ceci, le télescope doit être aligné sur l’axe de rotation de la Terre, ce qui se fait, laborieusement, grâce à un viseur polaire intégré au trépied du télescope. Ensuite, avec un moteur à quartz intégré qui agit sur l’un des axes, le télescope tourne en sens inverse de la Terre, et le ciel dans le télescope se fige ! Mais bien entendu, cette « mise en station » du télescope est approximative, et le suivi se décale sans arrêt. Donc pendant la prise de vue, il faut surveiller et corriger en permanence le suivi grâce à une télécommande qui pilote les 2 axes motorisés tu télescope.

C’est là qu’intervient le diviseur optique. Pendant la prise de vue, impossible de voir l’image dans le viseur du reflex, car le miroir est relevé pour envoyer la lumière sur le capteur photo. Donc le diviseur optique dévie une micro partie de la lumière vers un oculaire qui possède des graduations rétro-éclairées. Cet oculaire permet de détecter de visu les erreurs de suivi, si, bien sur, on trouve une étoile repère suffisamment brillante pour visualiser les déviations du télescope, ce qui n’est jamais évident… Et bien entendu, il faut regarder dans cet oculaire sans le toucher, sinon on déséquilibre le tout et c’est fichu… Et avec tout celà, on arrive à des résultats qui restent modestes, mais qui me plaisent quand même pas mal. Bien entendu, le post-traitement de ce genre de photo est très délicat, et réalisé par un photographe animalier, il n’est pas optimisé…

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M82, galaxie irrégulière de la Grande Ourse, toute proche de M81. Il est même possible d’avoir les 2 sur la même photo en soignant le cadrage. Dix minutes de pause également à 400 iso.

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M51, galaxie du Tourbillon. Elle est située juste sous la queue de la casserole de la Grande Ourse. Mais pas la peine de la chercher à l’œil nu. A l’œil dans mon téléscope, j’arrive tout juste à distinguer le centre de la galaxie, qui apparait comme un point flou. Cette galaxie spirale est reliée à une autre plus faible par un bras, et personnellement je l’aime beaucoup ! Temps de pose de 7 minutes toujours à 400 iso.

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