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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - astrophotographie

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dimanche 22 juillet 2018

Opération défiltrage

Fin février (oui je sais ça commence à dater...), j’ai décidé, pour passer le temps, de me lancer dans le défiltrage de mon vieux canon 50D pour le convertir du mieux possible à l’astrophotographie. Alors c’est quoi le défiltrage ???

Dans le ciel profond, il y a beaucoup de nébuleuses rouges qui émettent une lumière ayant une longueur d’onde assez spécifique que l’on appelle H-Alpha, issue de l’ionisation de l’hydrogène. Cette lumière est malheureusement arrêtée en grande partie par un filtre présent devant les capteurs des appareils photo et qui sert justement à éviter que les photos terrestres soient trop rouges. En astrophotographie, c’est bien dommage de se priver de toute cette lumière rouge qui est émise en grande quantité par les nébuleuses. Alors pour résoudre le problème, on peut mettre son reflex en pièces, sortir le capteur, faire sauter ce fichu filtre, et remonter le tout. Normalement, il faut faire faire cette opération par un pro, mais ça coute dans les 300 euro. Sinon, on peut risquer de le faire soi-même, et il parait qu’on a environ 1 chance sur 2 de bousiller son reflex…

Mais voilà, je n'ai pas résisté à la tentation. Le 50D n’étant jamais utilisé en astrophoto car un peu trop haut de gamme, j’ai galéré pour trouver comment faire. Mais j’ai fini par trouver un tuto assez détaillé en anglais. Alors un jour je me suis lancé.

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Un dernier regard sur mon 50D encore en un seul morceau et c’est parti :

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Le premier capot est assez facile à enlever. Il y a les 2 premières nappes à déconnecter, celles de l’écran et des boutons. Elles ont été très faciles à déconnecter. Il a juste fallu que le capot m’échappe des mains, et en tombant ça s’est débranché tout seul. J’avoue que c’était pas prévu comme ça mais j’ai pas fait exprès…

Ensuite, il y a un bon gros circuit imprimé à virer, avec 10 nappes à débrancher, et plusieurs systèmes de connexions à étudier 1 par 1 pour essayer de ne rien abimer. Si on en casse 1, c’est fini, poubelle direct ! Il y a aussi un coup de fer à souder à mettre pour enlever un bout de blindage. Bon, ça se passe bien, je peux dégager ce circuit :

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On arrive enfin au capteur, le gros carré noir avec les monster connexions en haut et en bas. Il y a 3 vis à enlever pour le sortir complètement. Et c’est là qu’il manquait un petit détail dans le tuto : Les 3 vis ne sont pas serrées à fond, et servent en fait à régler l’orientation du capteur, pour qu’il se retrouve pile poil aligné dans le plan de netteté de l’image. Du coup, il faut repérer la position exacte des 3 vis en vue du remontage. Moi, je vire tout sans me soucier de ça, et ce n’est qu’en enlevant la 3ème vis que je vois le système de ressort dessous qui me fait percuter que ces vis servent de réglage. Bon, tant pis.

Une fois le capteur en main, je déclipse le plus vite possible le premier filtre, celui qui fait écran aux poussières et qui vibre pour éliminer ces dernières quand on allume ou éteint le reflex. Je l’enferme dans une petite boite au bout d’une pince pour le laisser à l’abri de la poussière, car il faudra le remonter après. Je n’ai pas pris le temps de faire une photo. Une fois ce premier filtre enlevé, j’arrive enfin à ce 2ème filtre, bleu, qu’il va falloir retirer :

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Il est collé tout autour avec une sorte de mastic noir tout pâteux et collant. J’essaie de couper tout autour avec un cutter, sans ripper pour ne rien abimer. Au début, rien à faire, ça ne bouge pas. Je commence à paniquer, je force de plus en plus, et puis miracle, ça y est ça vient !

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Je retire vite fait ce filtre, puis je remonte de suite le premier filtre pour éviter que trop de poussières ne passent entre le capteur et le filtre, puis le remonte le capteur et serrant les 3 vis au pif, puis je suis les instructions en sens inverse.

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Il ne reste plus qu’à tourner le bouton sur on pour voir si le 50D fonctionne toujours. Miracle, ça marche ! Un vrai pro ! Enfin presque. Après quelques essais sur une mire, je m’aperçois que la position du capteur n’est pas bonne, ce qui est un peu normal vu que je l’ai remis totalement au pif. Mais c’est pas si mal. Je décide quand même, comme si ça ne suffisait pas, de re-démonter le tout pour ajuster un peu la position du capteur en agissant sur les vis, sans savoir si je dois faire 1/8 de tour sur celle du bas ou 1 tour complet… Après un ajustement un peu hasardeux, incroyable, mon capteur se retrouve presque parfaitement positionné. J’arrive même à recaler l’autofocus à l’aide du micro-réglage du boitier, même si en astrophoto l’autofocus ne sert à rien. C’est juste pour le fun.

J’ai voulu tester tout ça sur la spectaculaire nébuleuse d’Orion, mais le ciel cet hiver a été vraiment mauvais tout le temps. Résultat, je n’ai pu assembler que 2 petites séries d’images prises en début de nuit. A chaque fois, ça s’annonçait très bien, et puis une fois tout le matériel installé, une brume arrivait pour foutre en l’air toute la préparation !

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Voici donc une image, il y a environ 20 poses de 30s et 45 poses de 60s assemblées. Il n’y a pas photo, le boitier a capté plus de lumière dans le rouge. Ça c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est que la pollution lumineuse est bien mieux captée également, et rend le fond de ciel bien rouge, et en plus avec un gradient donc pas partout pareil ! Sur cette photo, j’ai assez bien réussi à effacer tout ça avec des masques de fusion appliqués en dégradé sous Photoshop, mais comme vous le verrez plus tard, ça m’a causé plus de soucis sur d’autres objets celestes…

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dimanche 10 juin 2018

Voyage aux cœur des pléiades

Voici un petit souvenir de cet hiver. J'ai tenté 3 soir de photographier M45, appelé amas des Pléiades. Ce bel amas, dont les étoiles sont parfaitement visibles à l’œil nu, renferme de beaux nuages de gaz bleutés, qui eux, ne sont révélés que grâce à la photographie. Le premier soir, j'ai été gêné par le vent qui a flouté pas mal de mes photos. Le second soir, c'est une brume invisible qui est venue faire foirer la plupart de mes images. Pourtant tout avait bien commencé, j'avais réussi à hisser mon Express dans la neige jusqu'à la plateforme au dessus du village malgré des pneus neige pratiquement lisses à l'avant...

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Et puis un soir, le ciel semble à priori parfait (comme les 2 coup d'avant me direz-vous...), mais comme je dois me lever à 5h le lendemain, je décide de faire les photos depuis mon jardin pour gagner du temps, en me disant qu'il va surement y avoir de la brume ou du vent ou un autre truc pour venir comme d'habitude faire foirer la séance photo. Mais au final, cette fois, rien ne vient troubler la qualité du ciel, si ce n'est la lumière des lampadaires, qui à cause de la neige au sol, semble envahir un peu trop le ciel. Résultat, voici quand même une image résultant de l'empilement de 60 images d'un temps de pose unitaire de 90s. Cette fois, c'est Pierre, un passionné d'Astrophotographie qui est source de bons conseils pour moi, qui s'est chargé du traitement de l'image. Moi, je n'ai pas réussi à faire aussi bien ! Le fond de ciel est un peu plus clair que d'habitude, la faute à la pollution lumineuse un peu plus présente. Mais vu tous les détails révélés sur l'image, on s'en accommode très bien !

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samedi 14 avril 2018

Tête en l'air

Encore un petit hors sujet d'astrophotographie. Il est presque impossible depuis pas mal de temps d'avoir un ciel potable le soir pendant au moins 1 heure. Nuages, brume, vent, Lune, il y a toujours un truc qui fout tout en l'air. Cette photo est issue d'une série prise l'an dernier à peu près à cette période. Il s'agit de M81 (à droite) et M82 (à gauche), 2 galaxies de la constellation de la Grande Ourse. La 3ème petite galaxie, que l'on voit en bas, je ne sais pas comment elle s'appelle.

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La photo est prise avec le 7D mark2 monté sur le 500mm F/4, elle est le résultat de l'empilement de 35 photos d'une pose unitaire de 90 secondes, avec comme d'habitude un traitement de cheval sous Photoshop.

samedi 9 décembre 2017

Il y a 2,5 millions d'années...

Mon site n’a pas beaucoup bougé ces derniers temps car j’ai des soucis persos, mais j’ai quand même quelques petits hors sujets en réserve. Dans le ciel du mois d’octobre, j’ai passé 2 nuits à photographier la fameuse galaxie d’Andromède. C’est la galaxie la plus étendue de notre ciel. On peut la deviner à l’œil nu. Elle s’étend sur une surface énorme, plus de 6 fois le diamètre apparent de la Lune ! Elle rentre à peine dans le champ du 500mm F/4, c’est dire !

Bien entendu, à l’œil nu on ne peut deviner que la partie centrale de la galaxie, la plus lumineuse. Mais en photo, on peut aller plus loin. Voici donc ce que j’ai réussi à obtenir. La photo correspond à un empilage de 60 photos d’une pause unitaire de 90 secondes, prises avec le 7D mark2 monté sur le 500mm, avec comme d’hab une grosse bidouille maison sous Photoshop pour exploiter la moindre lueur captée par le boitier…

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mardi 5 septembre 2017

Encore un oiseau de nuit...

Bon, n’allez pas croire que j’ai enfin rattrapé tout mon retard dans mes photos, on en est toujours au moi de mai. Il ne manque plus qu’une série sur un oiseau que j’aime particulièrement, mais j’ai encore du tri à faire. Alors pour patienter, voici ma dernière expérience d’astrophotographie qui date du 27 mai. Il s’agit de M101, une galaxie située dans la constellation de la Grande Ourse. Elle est étendue est peu brillante. Après une tentative durant mes vacances avec mon télescope qui n’a rien donné d’exploitable, j’ai retenté ma chance en remplaçant le télescope par mon 500mm F/4, qui grossit moins mais qui a l’avantage de capter plus du double de lumière en un temps donné. Résultat exploitable cette fois ! Cette image est donc issue de l’assemblage de 50 poses unitaires de 90s, avec une bonne moitié prise s à f/4,5, car j’ai tourné la molette du diaphragme à un moment sans faire exprès. Ça veut dire que j’ai réduit la quantité de lumière captée par mon 500mm, alors que le but c’est justement d’en capter un maximum… la prochaine fois je vérifierai de temps en temps…

Bon, en ajoutant un traitement de cheval dans Photoshop fait par un pur amateur qui s’arrache les cheveux pour essayer de faire au mieux, ça donne ça :

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J’espère que ça vous plait quand même !

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