L’Auteur

Je me présente: Jean-Christophe, 42 ans, 1m85, 63 kg. Comme je n’étais pas assez costaud pour faire de la boxe, mais que je pouvais me cacher derrière un arbre ou un poteau sans être vu, je me suis dis un jour: « tiens, si j’essayais de photographier les oiseaux! » . Et finalement c’était une bonne idée car ça me plait bien.

Je m’intéresse aux oiseaux depuis tout petit. Un jour j’ai fabriqué une mangeoire en bois que j’ai placée dans mon jardin, et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas que des moineaux sur terre, mais plein d’oiseaux différents, dont certains vraiment magnifiques! Ainsi, je passais une partie de mes week-ends avec une vieille paire de jumelles à guetter la Sittelle, le Grosbec ou le Pic épeiche qui venait régulièrement rendre visite à ma mangeoire. J’ai réalisé mes premières photos, en n’y connaissant rien du tout, avec un vieux Canon AE1 muni d’un zoom 70-210mm, à l’affût à côté de la mangeoire et de la boule de graisse.

Cette passion pour les oiseaux a végété pendant des années. Je pensais ne pas être normal car à l’école on se foutait de moi quand je disais que je passais mes week-end à regarder les oiseaux… Plus tard j’ai compris que, certes, je n’étais pas normal pour plein de choses, mais que la passion pour les oiseaux pouvait réellement exister ! C’est en 2003 que j’ai commencé à développer cet intérêt ornithologique, en parallèle avec mes études universitaires orientées vers l’écologie et plus particulièrement l’étude et la conservation des populations animales. Depuis, j’ai beaucoup observé les oiseaux et j’ai appris plein de choses sur leur comportement et leur écologie.

Dès 2003, j’ai couplé l’observation à la photographie et réalisé mes premières digiscopies lors d’un stage sur la réintroduction des vautours fauves dans les Alpes du sud. Par la suite, en 2004, lors d’un stage au Muséum National d’Histoire Naturelle, j’ai pu emprunter une longue-vue de qualité le week-end pour aller voir et photographier les oiseaux en forêt de Fontainebleau. Les résultats étant satisfaisants, je me suis acheté ma propre longue-vue début 2005. J’étais alors en stage dans les marais vendéens, et j’ai commencé à tirer le portrait des limicoles et autres oiseaux fréquentant ces milieux. Depuis, je fréquente essentiellement l’Ain et la Savoie, principalement le Rhône et ses milieux environnants, le Lac du Bourget, et tous les milieux campagnards que j’aime beaucoup (bocages, bois, rivières etc…).

J’ai finalement bien dompté la technique de la digiscopie. J’ai essayé de repousser les limites de cette méthode photographique (par exemple en tentant des photos dynamiques), et j’y suis arrivé avec plus ou moins de succès. Pendant longtemps, j’ai rêvé d’être équipé d’un bon matériel reflex plutôt que d’un « digiscope maison », histoire de rater beaucoup moins de belles images, mais pour obtenir une focale équivalente en reflex, il fallait débourser une somme d’argent impressionnante… Certains disent que les grosses focales ne servent à rien et qu’il faut juste savoir s’approcher des animaux… La réalité est qu’il faut avoir des grosses focales ET savoir s’approcher des animaux !

Début 2010 j’ai commencé à m’équiper en matériel reflex pour un prix raisonnable. J’ai utilisé en partie ce matériel, qui malgré sa focale un peu courte m’a apporté un bon complément à la digiscopie. En 2013, j’ai sauté le pas: j’ai déniché un gros téléobjectif d’occasion pour un bon prix. Depuis, j’utilise essentiellement ce matériel, même si je n’ai pas complètement arrêté la digiscopie.

Je ne suis jamais entièrement satisfait de mes photos, mais c’est un peu normal car on veut toujours faire mieux. L’essentiel est de prendre du plaisir à observer toutes ces petites boules de plumes. Les longues séances d’affût permettent de découvrir de nombreux comportements et de magnifiques scènes de vie, même si je ramène rarement de bonnes photos de ces instants.

L’oiseau qui m’a le plus marqué dans ma vie d’ornithologue est le Pic noir. Il est absolument magnifique, et impressionne par sa taille et la puissance de ses cris et de ses coups de bec. S’il est facile à entendre, c’est un oiseau difficile à observer, et encore plus à photographier car il vit sur un vaste territoire.