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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - Harle bièvre

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lundi 1 avril 2013

Premiers pas avec le 500mm

Bon alors maintenant que je suis super équipé avec un 500mm F/4, vous devez vous dire que je dois faire des photos de fou. Ben en fait non, ça ne change finalement pas grand-chose, c’est toujours aussi difficile de trouver des sujets à photographier. Je pensais que les oiseaux allaient se bousculer pour venir poser devant un si bel objet, mais au final c’est l’effet inverse, la grosse lentille fait plutôt peur…
Visez une grande Aigrette discrètement depuis un observatoire, et voilà ce qu’il y a sur la photo… :

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J’ai même réussi à faire décoller cette jolie femelle de Harle bièvre à force de la viser, ça ne m’était jamais arrivé :

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Le Martin pêcheur, lui, est venu à 4 mètres de mon affût au bord du canal pour observer la bête, mais il est resté sur le côté et n’a pas osé prendre la pose sur la jolie branche que je visais.

J’ai essayé le bazooka sur les mammifères. Bon, là, ça s’est bien passé, les chevreuils n’ont même pas été effarouchés par ma voiture, ni par la grosse lentille à la portière. Faut dire qu’il s’agissait de chevreuils suisses, ils ont mis un peu de temps à réagir…

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Par contre, ces quelques photos prises avec peu de lumière m’ont montré que l’autofocus du couple 50D/500 F/4 n’est pas meilleur que celui du couple 50D/400 F5,6. Pratiquement aucune photo nette, la mise au point ne se fait jamais à l’endroit où elle est sensée se faire. Bref mon 50D doit être le facteur limitant (j’espère), mais comme Canon ne sort aucune nouveauté pendant que Nikon multiplie les nouveaux boitiers très performants, ça ne donne pas envie d’investir dans un autre boitier, le 7D ayant déjà 3 ans et demi et étant toujours vendu au prix fort. J’aurais du acheter Nikon peut-être, mais bon fallait compter 8000 euro pour un 500mm F/4, c’était encore un autre budget…

Pour finir, j’ai trouvé aussi un petit rougequeue noir, qui occupé à recharger ses batteries, ne s’est pas trop inquiété de cette grosse lentille qui le pointait. Là aussi, beaucoup de photos floues malgré la bonne lumière, ma foi on fait avec…

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Niveau digiscopie, j’ai stoppé mes visites chez les Tichodromes, car comme l’an dernier, le couple de Grands Corbeaux commence à s’installer dans son nid de l’an dernier. Du coup, ma présence dérange. Dommage car les Titis lors de mon dernier affût commençaient à arborer leur plumage nuptial avec quelques plumes noires sous la gorge.

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samedi 29 décembre 2012

A la recherche du Butor étoilé

L’autre jour, je profite d’un rare soleil pour aller faire un tour dans un observatoire au bord du lac du Bourget. L’hiver est la bonne saison pour espérer voir apparaitre le Butor étoilé, véritable fantôme des roselières. Le Butor est un héron qui vit dans la végétation, et son mimétisme est tel qu’il peut se trouver juste devant vous sans que vous puissiez le repérer. Je ne me souviens plus de mes dernières observations de Butor mais elles commencent à dater. Je m’étais lassé de passer des heures et des heures sur place tous les jours sans jamais voir la bête, alors qu’en discutant avec d’autres ornithologues j’apprenais que la plupart d’entre eux, en passant 2 heures sur place seulement une fois dans l’hiver, avaient eu le loisir d’observer un butor pendant 1h30 à 10 mètres de l’observatoire avec une lumière magnifique…

Arrivé sur place, il y a pas mal de canards en vue, dont un canard pilet, joli oiseau rare dans la région. Je scrute les roseaux, pas de butor. J’essaie de photographier le canard pilet pour passer le temps, sans espérer bien sur faire la photo du siècle.

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Régulièrement, je scrute les roseaux aux jumelles, mais rien. Puis après 1 heure sur place, une belle Grande Aigrette arrive en vol pour se poser devant l’observatoire. Et là, devinez... Et oui, elle fait peur à un butor qui décolle d’une toute petite touffe de roseaux à 15 mètres de moi ! Je l’avais regardé cette touffe, et plusieurs fois, je n’avais rien vu ! Je me suis encore fait avoir. En plus avant j’avais l’excuse d’avoir des jumelles moyennes, mais là j’ai mes nouvelles Zeiss Conquest HD, je n’ai plus d’excuse. Je crois que je vais les revendre pour en acheter des moins bonnes, histoire de pouvoir à nouveau cacher mon incompétence et rejetant la faute sur le matériel optique…

Mais tout n’est pas perdu, puisque le butor replonge dans un massif de roseaux 5 mètres plus à gauche. Je tente de le voir, mais impossible, c’est trop dense. La Grande Aigrette, elle, est tout près et dans un contre-jour magnifique. Je décide de tenter de la cadrer avec la longue-vue. Mais pour en rajouter une couche, elle décolle au moment précis ou je la cadre. J’ai beau être bien en retrait et dans l’obscurité de l’observatoire, elle a vu que je la visais et a réagit comme souvent en partant. Bon ça c’était la première couche qu’elle a rajouté. La 2ème, c’est en faisant redécoller le butor, qui avait déjà fait 20 mètres sur la gauche sans que je détecte le moindre mouvement ! Décidément !

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La grande Aigrette se repose plus loin, près de l’endroit ou le butor a atterrit, mais ce dernier ne réapparaitra jamais. Loupé !

Je finis l’après-midi avec 1 ou 2 photos très basique du joli Harle bière, un gros canard mangeur de poissons au look assez sympa.

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