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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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samedi 27 juillet 2013

Des soirées bien... réussies...

Voici comment se déroule une soirée photo réussie. Quand je dis réussie, ça veut dire que j'ai vu des choses, pas que j'ai fait de belles photos. Sinon ce serait une soirée exceptionnelle, mais on n'en est pas encore là.

Alors voilà, une soirée réussie commence par une belle chevrette dans un champ dès l'arrivée en voiture. Je contourne la chevrette pour m'approcher depuis derrière la haie. Alors que je m'approche très prudemment, 2 joggeuses passent sur le chemin à 30 mètres de la position hypothétique de la chevrette. Bon, je me dis qu'elle a forcément du déguerpir. Je continue à m'approcher de la haie, et là, gros bruit devant moi: la chevrette s'était réfugiée dans la haie que j'avais prévu de contourner pour la surprendre. Du coup elle m'a repérée un peu trop tôt et à déguerpi pour de bon...

Je retourne à la voiture et je me rend sur mon site habituel. Je m'installe dans la parcelle du bas comme d'habitude. Et là, je me dis qu'en fait je n'ai jamais rien vu dans cette parcelle cette année, alors je remonte un peu plus haut. Et là, je repère un joli brocard dans la parcelle d'à côté. Mais la végétation est trop haute, on ne voit que les bois qui dépassent de temps en temps. Je me poste à côté en espérant qu'il finisse par traverser. A peine installé, je repère un truc bizarre au loin dans la parcelle du bas, celle ou je me suis posté avant de changer d'avis. Un coup d'oeil dans les Zeiss, et oui c'est bien un renard qui vient de sortir ! Pourquoi est-ce que j'ai décidé de ne pas rester en bas moi ???
Je décide de descendre en longeant le bois pour m'approcher du renard en restant le plus longtemps possible en dehors de son champ de vision. Au moment ou je devrais bientôt l'apercevoir s'il est toujours là, un ULM passe derrière moi à ras les arbres. Si si ça arrive de temps en temps, par exemple au moment où vous essayez d'approcher un renard. Du coup, je vois le renard qui apparait et qui regarde dans la direction de l'ULM, autrement dit dans ma direction étant donnée que l'ULM, je vous le rappelle, passait derrière moi (essayez de suivre je ne vais pas tout répéter à chaque fois...). Du coup je suis instantanément repéré. Le joli renard me laisse le temps de poser mon trépied de 10kg par terre et de faire une photo floue avec le 500mm avant de déguerpir à la vitesse d'un Christopher Froome dopé à bloc dans la montée du Ventoux.

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Du coup je remonte, et là impossible de retrouver mon brocard dans la végétation. Je reste sur place un bon moment, puis ne voyant rien se passer, je reprend la direction de la voiture. Sur le chemin, je m'arrête net: une tête de chevrette apparait à 10 mètres de moi dans les herbes hautes. Super, encore une bestiole loupée. Enfin à ce moment là elle est toujours là, mais je vois bien qu'elle n'est pas décidée comme le renard à me laisser faire une photo floue. Elle part en panique, et moi j'arrive enfin à rejoindre ma voiture, enfin tranquille, sans être dérangé par d'autres bestioles...

La soirée suivante fût aussi "réussie". Je décide de changer de zone. Je me rend dans un site récemment fauché où normalement il y a beaucoup de renards. Arrivé sur place, génial, un petit renardeau se promène pile à l'endroit ou j'avais prévu de me planquer. J'arrive à l'approcher un peu, puis c'est lui qui vient vers moi en se baladant. Je commence à faire des photos tout content, et là je remarque dans le viseur du reflex que le renardeau à un œil bizarre. Un petit zoom sur les photos, et je vois que le pauvre à un gros problème à l'oeil gauche et est sans doute mal en point. Nouvelle fausse joie, je n'ai réussi à approcher qu'un renardeau en train de claquer...

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Là par contre mes photos sont bien nettes, pas de souci. Je reste 2 heures sur place mais rien d'autre à l'horizon. Bien sur, le lendemain, J-R m'enverra des jolies photos d'un faon de biche, avec les 2 yeux en bon état, prise à l'endroit ou j'allais habituellement pendant que moi j'attendais que rien ne se passe ailleurs.

En résumé, que des soirées qui motivent bien pour la suite (ici ce ne sont que 2 exemples) ! Déjà que c'est difficile de se motiver pour y aller le soir entre 2 journées de 12 heures de boulot quand on est bien fatigué... Mais bon il ne faut pas désespérer, il faut se dire que la bonne soirée arrivera bien un jour (si possible cette année ce serait pas mal quand même..).

samedi 29 décembre 2012

A la recherche du Butor étoilé

L’autre jour, je profite d’un rare soleil pour aller faire un tour dans un observatoire au bord du lac du Bourget. L’hiver est la bonne saison pour espérer voir apparaitre le Butor étoilé, véritable fantôme des roselières. Le Butor est un héron qui vit dans la végétation, et son mimétisme est tel qu’il peut se trouver juste devant vous sans que vous puissiez le repérer. Je ne me souviens plus de mes dernières observations de Butor mais elles commencent à dater. Je m’étais lassé de passer des heures et des heures sur place tous les jours sans jamais voir la bête, alors qu’en discutant avec d’autres ornithologues j’apprenais que la plupart d’entre eux, en passant 2 heures sur place seulement une fois dans l’hiver, avaient eu le loisir d’observer un butor pendant 1h30 à 10 mètres de l’observatoire avec une lumière magnifique…

Arrivé sur place, il y a pas mal de canards en vue, dont un canard pilet, joli oiseau rare dans la région. Je scrute les roseaux, pas de butor. J’essaie de photographier le canard pilet pour passer le temps, sans espérer bien sur faire la photo du siècle.

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Régulièrement, je scrute les roseaux aux jumelles, mais rien. Puis après 1 heure sur place, une belle Grande Aigrette arrive en vol pour se poser devant l’observatoire. Et là, devinez... Et oui, elle fait peur à un butor qui décolle d’une toute petite touffe de roseaux à 15 mètres de moi ! Je l’avais regardé cette touffe, et plusieurs fois, je n’avais rien vu ! Je me suis encore fait avoir. En plus avant j’avais l’excuse d’avoir des jumelles moyennes, mais là j’ai mes nouvelles Zeiss Conquest HD, je n’ai plus d’excuse. Je crois que je vais les revendre pour en acheter des moins bonnes, histoire de pouvoir à nouveau cacher mon incompétence et rejetant la faute sur le matériel optique…

Mais tout n’est pas perdu, puisque le butor replonge dans un massif de roseaux 5 mètres plus à gauche. Je tente de le voir, mais impossible, c’est trop dense. La Grande Aigrette, elle, est tout près et dans un contre-jour magnifique. Je décide de tenter de la cadrer avec la longue-vue. Mais pour en rajouter une couche, elle décolle au moment précis ou je la cadre. J’ai beau être bien en retrait et dans l’obscurité de l’observatoire, elle a vu que je la visais et a réagit comme souvent en partant. Bon ça c’était la première couche qu’elle a rajouté. La 2ème, c’est en faisant redécoller le butor, qui avait déjà fait 20 mètres sur la gauche sans que je détecte le moindre mouvement ! Décidément !

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La grande Aigrette se repose plus loin, près de l’endroit ou le butor a atterrit, mais ce dernier ne réapparaitra jamais. Loupé !

Je finis l’après-midi avec 1 ou 2 photos très basique du joli Harle bière, un gros canard mangeur de poissons au look assez sympa.

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dimanche 24 juin 2012

La Pie-grièche indomptable

Cette année, le couple de Pie-grièches écorcheurs que j’avais pu photographier l’an dernier, difficilement certes, est revenu la première semaine de mai au même endroit. Mes premières observations m’ont permis d’observer quelques parades et offrandes du mâle envers sa promise, et de voir que la femelle amenait des matériaux pour construire le nid dans le roncier situé juste à côté de celui de l’an dernier. J’ai tout de suite repéré THE perchoir du couple, une ronce morte qui est la seule à dépasser du roncier et qui est utilisée en permanence par les oiseaux. Cette photo est prise depuis la voiture au bord de la route :

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J’ai attendu la période du nourrissage des jeunes pour tenter de faire des photos près du nid. Lors de la première séance d’affût à quelques mètres de la ronce en digiscopie, Les 2 oiseaux viennent se poser sur la ronce peu après mon arrivée. J’en profite pour faire quelques photos, même si la lumière n’est pas superbe.

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Puis par la suite, plus rien. L’an dernier, c’était pareil. La petite visite sert sans doute aux oiseaux à voir de près ce nouveau truc dans leur environnement qui vient les déranger. L’an dernier c’était la même chose. Mais contrairement à l’année passée, cette fois, par la suite, les 2 oiseaux continuent à ravitailler le nid, mais bien entendu sans se faire voir. Ils passent par-dessous le blé ou par l’autre côté du roncier. Comme je sais que les oiseaux continuent à ravitailler le nid, je reste plus longtemps, mais j’ai beau attendre, la ronce restera déserte jusqu’à mon départ.

Pour être plus discret, je tente de bricoler un système de déclenchement à distance pour mon reflex avec la vieille télécommande de ma voiture radiocommandée, qui est au placard depuis 2005. Une fois le système mis au point et les accus chargés, c’est partit. Je tente de placer le reflex à ras le blé, histoire qu’il soit le plus discret possible. Moi je suis dans ma voiture bien plus loin. Mais là encore, rien à faire, après 2 tentatives et même après 2 heures sur place, les oiseaux ravitaillent bien le nid, mais en évitant soigneusement cette fichue ronce…

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Difficile d’être plus discret, il faudrait enlever l’appareil photo, mais après c’est plus difficile il me semble de prendre des photos…
Par manque de temps libre, je n’ai pas pu trop faire d’autres essais. Lors de mon ultime tentative, un jeune était déjà sorti du nid. Le mâle s’en occupait, mais la femelle continuait de ravitailler au nid. J’ai tenté de m’approcher progressivement sous mon filet, par étapes. A plus de 30 mètres, pas de problème, la femelle utilise toujours la ronce.

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A 30 mètres, ça fonctionne toujours.

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A 25 mètres, c’est toujours bon.

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La femelle fait même sa toilette bien en vue au dessus de la ronce. Plutôt rassurant !

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Je m’approche encore un peu, et voilà que tout est fini. C’est repartit, la ronce n’est plus utilisée. Au bout d’un moment, je m’approche encore plus, et l’oiseau vient à nouveau se poser un court instant sur la ronce pour venir voir ce truc bizarre. J’ai le temps de prendre une unique photo.

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Ces photos sont bien sur sympathiques, mais ne me suffisent pas...
Maintenant, les oiseaux ont disparu. Je ne suis pas convaincu qu’ils mettent en route une 2ème nichée comme l’an dernier. Dommage, j’aurais pu retenter ma chance. Ces pies-grièches restent un mystère. Pourquoi dans certains coins de France des photographes les approchent à 5 mètres sans les déranger ? Pourquoi quand un cheval ou une vache passe à 5 mètres d’une pie-grièche, celle-ci ne bouge pas d’une oreille ? L’an dernier, quand le paysan a posé une meule de foin à 5 mètres de son nid, le mâle l’a directement adopté comme perchoir. Pourquoi n’est-il pas venu se percher sur mon reflex ou même sur ma tête ??? On dirait que les oiseaux sont capables de discerner ce qui est habituel dans la campagne de ce qui ne l’est pas, en l’occurrence tout ce qui touche à la photo animalière… et ça ne me rend pas service. J’avais pensé acheter un costume de vache pour approcher les oiseaux, avec l’aide d’un copain pour faire les pattes arrières, mais bon, je suis sur que les oiseaux arriveraient à faire le distinguo avec un vrai animal sans problème…

mardi 8 mai 2012

C'est dur de sortir du désert...

Je suis resté plusieurs semaines sans retourner voir mon affût mis en place pour photographier les grands corbeaux qui nichent sur la falaise du tichodrome. Je trouve le temps d'y aller récemment. L'affût a été malmené par les vents violents, mais l'essentiel est resté en place et en 1 minute, il est à nouveau opérationnel.

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Je constate que les oiseaux sont toujours là, et que les jeunes ont bien grandit. Même sans les voir, je les entends piailler d'une voie rauque semblable à celle de leurs parents. Après pas mal d'attente, un adulte arrive enfin au nid. Bien sur, il m'a surpris et je n'ai pas eu le temps de dégainer pour faire une photo. Et c'est là le problème. J'ai prévu une fenêtre assez large pour voir les oiseaux arriver, mais cela ne suffit pas. Car non seulement il n'y a qu'un passage au nid par heure environ, et en plus les oiseaux n'arrivent jamais par la même trajectoire. Un coup par au dessus, un coup par dessous, un coup par la droite...pas facile. A un moment, je ne pouvais pourtant pas le rater: l'oiseau arrive face à moi de loin, et pourtant, j'ai beau viser avec le reflex pile sur lui, je ne le trouve pas dans le viseur !!! Je fini par le trouver trop tard, en plus l'autofocus fait n'importe quoi, du coup c'est tout moche...

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Le départ du nid est également trop rapide pour moi...

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La fois suivante, je décide de tenter la technique de l'anticipation, qui consiste à préparer la mise au point, le cadrage, pour n'avoir plus qu'a déclencher au passage d'un oiseau. Mais pour les 2 essais que j'ai pu faire, l'oiseau n'est pas passé au bon endroit. Il n'y a qu'une rafale ou l'oiseau apparait un peu haut, il a d'ailleurs fait demi-tour sans aller au nid. Normalement ce n'est pas du a moi, plutôt aux promeneurs qui passaient dans le secteur je pense.

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Du coup, la seule photo correcte que j'ai pu faire reste ce petit Rouge-queue noir venu devant l'affût. Il me permet au moins de conclure sur une photo montrable, même si, vous avez pu le constater, je n'ai pas honte de montrer tous mes loupés, qui font pour moi partie intégrante de l'histoire...

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jeudi 3 mai 2012

La traversée du désert

Non non, je ne suis pas parti dans le Sahara pour photographier les oiseaux migrateurs de passage, c’est juste le désert photographique pour moi en ce moment. J’ai mis ça sur le dos du mauvais temps au début, mais maintenant que des journées sont meilleures ça ne change pas. Entre les repérages qui ne donnent rien, les affûts qui foirent tout le temps, les animaux qui n’arrivent jamais comme il faut et quand il faut, c’est un peu la misère. J’ai passé beaucoup de soirées à attendre les mammifères, en particulier le renard, sans succès. Mais le plus beau loupé mérite quand même d’être raconté ! :

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Alors voilà, après plusieurs jours de mauvais temps, un soir il fait beau, et je décide d’aller faire un affût dans ma prairie préférée. Je prends le raccourci qui passe devant la ferme de mon copain J-R, et comme je l’aperçois, je m’arrête. Il vient avec moi, mais le temps de discuter le temps est pas mal passé. Nous arrivons sur le site, et là, 2 jolis lièvres sont en train de se promener à 5 mètres de mon point d’affût, donc à l’endroit où j’étais sensé être si je ne m’étais pas arrêté !!! Dommage, mais ce n’est que le début. Il n’y a rien d’autre dans le pré, et nous décidons d’aller accrocher mon piège photo pas loin avant de retourner au bord de la prairie. Une fois que c’est fait, nous arrivons au bord de la prairie, et là, devinez quoi ? 3 chevreuils sont en plein milieu, au soleil, magnifiques ! Je crois que c’est la première fois de l’année que je vois des chevreuils sortir avant le coucher du soleil. Je progresse lentement pour avoir une vue dégagée sans me faire repérer. Puis subitement, je fais fuir les 2 lièvres qui étaient toujours là mais cachés dans les herbes hautes ! Résultat, en partant ils alertent les chevreuils qui font de même. J’ai juste le temps de prendre une photo de loin, durant la « pause » habituelle que font les chevreuils lors de leur fuite. Encore raté !

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Plus tard, J-R voit 3 biches partir droit sur la prairie, et pourtant je ne verrai rien passer… Et pour bien terminer, un peu plus tard, j’entends des bruits le long de haie dans laquelle je suis planqué. Je pense que c’est J-R qui vient vers moi. En en fait c’est le renard qui est à 30 mètres de moi ! Seul problème, J-R venait bien vers moi mais était un peu plus loin, et sans le vouloir il a fait fuir le renard qui est parti comme une fusée Ariane dans le bois de l’autre côté, sans attendre la fin du compte à rebours. Bref, ce soir là nous avions tout servi sur un plateau et pas une photo correcte au final. La misère !

Je ne vous raconterai pas les autres soirées qui n’ont rien à envier à certaines phases de celle-ci, mais à chaque fois on dirait que tout est fait pour que je loupe toutes mes photos. Ici une jolie biche, qui a été attirée par J-R (car si moi je fais fuir tous mes sujets, J-R attire tous les animaux de la forêt partout ou il passe…) mais un peu trop tard, d’où une photo floue vue de près, même si avec une bidouille elle parait ici bien nette.

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Il y a aussi le renard, qui se décide enfin à passer (aussi attiré par J-R), mais pile à l’autre bout de la prairie, il ne pouvait pas être plus loin…

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Avec les oiseaux c’est la même chose. Je pense qu’on m’a jeté un sort, tout disparait dès que j’arrive…

Il ne reste plus qu’à me faire exorciser, afin de recommencer à faire de belles images. J’espère que ça viendra bientôt, car je recommence à photographier n’importe quoi, signe que je suis sérieusement en manque…

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