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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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dimanche 25 février 2018

La Blanche

Quelques jours après ma rencontre avec le butor, je tente un affût un matin, des fois qu’il soit toujours dans le coin. J’arrive très tôt et discrètement, je m’installe avec le reflex et le filet. Après un peu d’attente, rien ne bouge, c’est le calme plat. Et enfin, un héron arrive. Bon, ce n’est pas un butor, mais une Grande Aigrette tout de même. Je sais que cet oiseau est très farouche, alors je ne bouge pas du tout. Lorsqu’un héron se pose quelque part, il a toujours une phase d’observation durant laquelle il est très attentif. J’attends alors que l’oiseau se détende un peu, ce qui arrive quand la belle commence à faire un brin de toilette. C’est vrai qu’elle en a besoin, elle n’est pas assez blanche comme ça ! En plus il tombe quelques flocons, sympa !

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Un peu après, ce sont 2 hérons cendrés qui se pointent. J’en attrape 1 à l’atterrissage, non sans couper son joli reflet dans l’eau. Toujours aussi doué…

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Les 2 hérons restent un moment sans bouger, puis repartent l’un après l’autre. Coïncidence ou pas, les 2 sont partis au moment où je bougeais de quelques centimètres sous mon filet. Si c’est moi qui les ai effrayés, alors ça veut dire qu’ils ont vraiment une vue hallucinante.

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Et puis un peu après, la Grande Aigrette est toujours là, avec son plumage plus blanc que blanc qui brûle le capteur du 7D :

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Et puis tout à coup, quelques sons me rappellent qu’on est samedi et que les ingénieurs de chez Orange sont de sortie. Coup de feu, coups de trompette où de cor ou je ne sais pas quoi, un chien qui passe devant, coursant un pauvre chevreuil qui se croyait dans une réserve naturelle. Moi aussi d’ailleurs, je pensais être dans une réserve naturelle, c’est bizarre ? Je dois me tromper alors…
Du coup, l’affût est terminé, on n’aura pas mieux. Le butor ne s’est pas montré, et dire que si ça se trouve il était quand même là, caché comme à son habitude dans les roseaux…

mercredi 24 janvier 2018

Le petit roi de la rivière

Au mois de décembre, j’ai rendu visite aux Cincles dans le coin ou j’avais fait la plupart des photos présentées sur mon site, il y a maintenant quelques années. Sans même effectuer de repérage, je me suis planqué au même endroit, persuadé que les oiseaux seraient toujours au rendez-vous. En général, cette méthode ne fonctionne jamais car les oiseaux ont des habitudes qui changent, mais cet endroit leur convient tellement que j’étais assez confiant.

Et j’ai eu raison. Je ne tarde pas à voir 3 oiseaux passer devant moi. L’un d’eux finit par venir me voir, sans doute curieux. Mais craintif aussi ! A peine cadré, il redécolle…

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Ah non, en fait il n’est pas parti. Il s’est rapproché… Il me regarde quelques secondes, puis s’en va pour de bon.

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Par la suite, un oiseau vient à proximité 2 fois, mais à chaque fois, le moindre mouvement de ma part, même lent, pour le cadrer, le fait repartir. Farouches les cincles ! Bref des cincles tout à fait normaux…
Après y avoir passé la journée, au moment où le soleil se couche et où la lumière commence à manquer, voilà qu’un oiseau se pointe, et cette fois il se montre plus coopératif. J’essaie de profiter des reflets dorés du soir créés par les falaises et les arbres environnants encore éclairés par le soleil pour faire quelques photos :

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Pour finir, une photo ou l’oiseau est recouvert d’une fine pellicule d’eau. Depuis mes débuts je rêve de faire une telle photo… mais en mieux bien sur, plus près et pas à 1600 iso …

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Le lendemain, rebelote. Je tente d’être de plus en plus lent et patient quand un oiseau s’approche de moi (vu qu’il faut attendre 1 à 2 heures en moyenne pour avoir la visite d’un oiseau…), et j’arrive à mieux me faire accepter que la veille. Cadeau, un cincle vient faire sa toilette devant moi ! Seul problème, je me fais avoir comme un bleu, malgré une sous-exposition le plastron de l’oiseau et bien blanc, on dit « cramé » dans le jargon. Et même à partir du raw je ne peux rien faire sur ce coup…

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Mais ce n'est pas grave, car l’oiseau à la gentillesse de le cacher sur les images suivantes. Sympa le cincle, vachement coopératif !

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Ici, je voulais créer un fort contraste avec un arrière plan ombragé. Je l’ai attendu un moment sur cette pierre ! Bon c’est réussi en partie, mais on peut surement mieux faire.

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Et puis voilà qu’un petit Troglodyte se pointe. Il m’offre une jolie silhouette en contre-jour. Et mon 7D m’offre un joli flou, vu que la mise au point n’est pas bonne sur aucune des 4 photos que j’ai eu le temps de prendre.

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Et puis le petit Troglo revient, et encore une photo un peu floue. Cette fois c’est un flou de bougé

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Dommage, les jolies photos de troglo ce sera pour une autre fois…
L’après midi se termine avec le passage d’un oiseau productif. Toutes les photos suivantes ont été prise en 1m30s.

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Ben oui, je me suis lâché devant la caméra ! Et j’en suis fier :

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Encore une image avec l’oiseau recouvert d’une pellicule d’eau. Mais pas encore au top non plus…

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Et voilà, c’est tout. Depuis, j’aurais bien aimé retourner sur ce site, mais comme il pleut tout le temps, le débit de la rivière est trop élevé, il n’y a plus de pierres qui émergent et c’est un vrai torrent. C’est à se demander comment les cincles arrivent à se nourrir…

vendredi 20 octobre 2017

Encore un été à poil

Comme tous les étés, j’ai essayé de consacrer quelques soirées à guetter les bêtes à poil. Même en sachant que ça ne sert pas à grand-chose, vu que quand je ramène une photo de renard à 50 mètres, J-R en à 3 à 10 mètres avec 10 mulots dans la gueule, et que quand je prends une chevrette en photo, J-R de son côté filme un accouplement pendant le rut…

Mais bon, pas de quoi me décourager. Ma première sortie a été motivée par la fauche de ma parcelle fétiche, celle ou j’ai réalisé mes plus belles photos de renard et ma plus jolie photo de chevreuil. Même que J-R n’en a pas de meilleures ! Enfin si mais pas prises ici, et toc !
Après un peu d’attente, ça y est, un renard sort du bois ! Il m’offre une seule occasion de photo. Celle-ci aurait pu être bien plus belle, si ce satané goupil avait pris la pause dans la raie de lumière situé 1 mètres plus en avant, où dans celle située 1 mètre en arrière. Mais non, il n’a pas bougé et est repartit en restant dans l’ombre, sans ne plus jamais se rapprocher de moi.

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La fois suivante, je tente de voir des chevreuils dans une parcelle non fauchée qui offre de jolies plantes à brouter. Un peu après mon arrivée, bingo, une chevrette déboule à 30 mètres de moi, et se rapproche sans me repérer !

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Là, on a une chevrette à 20 mètres qui mène sa petite vie sans se soucier du photographe. Le mode silencieux du 7D mark2, comme à son habitude, fait des miracles. Le bruit n’est pas détecté par la bête :

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Maintenant, on a une chevrette à 15 mètres qui n’a toujours pas repéré le photographe. Je suis vraiment un pro de la discrétion :

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Oups ! Je crois que j’ai parlé trop vite. Là, c’est une chevrette qui a subitement repéré le photographe… en même temps c’est elle qui est venue trop près…

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Là, c’est une chevrette qui a toujours repéré le photographe, mais qui a une mouche dans l’œil :

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Et puis voilà, la chevrette panique, part à grand bons, mais comme d’habitude, elle ne peut s’empêcher à un moment de s’arrêter pour me regarder à nouveau. Curieux ces chevreuils ! Tant mieux, comme ça j’arrive à l’avoir en entier dans le cadre :

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Et puis voilà. Le lendemain, encouragé par cette belle rencontre, je retourne sur place. Le hic, c’est que de loin, je repère dans les jumelles un brocard qui est déjà en train de gambader dans le pré. Obligé d’attendre qu’il parte pour m’approcher doucement et rejoindre mon point d’affût. Une fois en place, voilà que le brocard sort à nouveau ! Cool ! Il traverse une zone où la végétation est très haute et le camoufle. Moi, je l’attends à la sortie, prêt à déclencher. Clic, une photo :

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Et en fait, ce sera la seule. Juste après, il me repère direct et s’en va sans faire de pause cette fois. Pas très curieux celui-là. J’espère que si ça vivacité m’a empêché de faire d’autres photos, elle lui servira à échapper aux ingénieurs de chez Orange qui sont en train de sévir partout en ce moment.

Les soirs suivant, plus rien, à part un renard qui est passé devant moi, mais dans les herbes beaucoup trop hautes :

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Après avoir passé quelques soirées bredouille, je retourne du côté de ma parcelle fétiche. Les soirées ne sont pas très animées. Un soir, en rentrant à la voiture, j’effarouche un renard qui sortait dans le champ. Dommage pour J-R qui était juste à côté du renard en question. Il s’est demandé sur le coup ce qui avait bien pu l’effrayer aussi brutalement ! Du coup cette fois il n’a pas fait la photo qui tue, et c’est grâce à moi !

Sinon, un soir, alors que je pliais le matériel car la lumière devenait insuffisante, une chevrette est sortie avec son petit. J’ai bien tenté quelques photos à 3200 iso, mais je n’ai rien eu d’exceptionnel. Les 2 sont partis l’un après l’autre en passant à quelques dizaines de mètres à ma droite. Mais au moins cette fois, je n’ai pas été repéré…

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dimanche 24 septembre 2017

Un mar et ça repart

De retour de vacances (pas les vacances d’été bien sur, car nous sommes toujours au moi de mai bien entendu !), je décide un après midi d’aller me promener, juste avec les jumelles, dans un bois que j’aime bien côté suisse. Bon, je m’étais juré de ne plus traîner de l’autre côté de la frontière depuis que j’avais pris une amende pour être stationné au bord de la route en pleine campagne et depuis que je me suis fait sortir d’une friche par un garde qui sortait de je ne sais où et qui m’a expliqué que je ne devais pas être là parce que ça dérangeait la faune de bleu de bleu ! D’ailleurs, ce jour-là, les seuls oiseaux qui ont été dérangés sont ceux que le garde a effrayé en venant vers moi sans précautions… C’est comme ça en Suisse, dès qu’un suisse voit une voiture avec une plaque française, il appelle la police qui vient dans les 10 minutes pour vous coller une amende ou vous réprimander. Y a toujours une raison…

Bref, donc dans un moment de faiblesse, je vais me promener dans ce fameux bois qui abrite de nombreux pics et parfois une belle population de pouillots siffleur. Je repasse avec nostalgie à l’endroit précis où en 2006, j’avais par hasard trouvé une loge de pics mar. Le vieil arbre à depuis disparu, d’abord tombé par terre puis recyclé par les insectes et micro-organismes du sol. Et voilà que j’entends un pic mar alarmer juste dans mon dos ! Je me retourne, et je vois l’oiseau juste à côté de moi, collé contre un vieux tronc, le bec plein de nourriture ! Il repart plus loin, moi je fais le tour du tronc et bingo, j’aperçois un trou ! Inimaginable ! A 11 ans d’intervalle je trouve 2 loges d’un oiseau très difficile à localiser au même endroit à 10 mètres près !

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Par acquis de conscience, je recule de 50 mètres et j’attends pour être sur. Le pic ne tarde pas à revenir pour me confirmer que ce trou (celui du haut sur la photo) est bien sa loge de reproduction.

Les jours suivant, je décide de passer à l’action. Je commence par me poster avec mon filet à 20 mètres du trou. Mais à ma grande surprise, les oiseaux dès leur première venue alarment beaucoup. Ils viennent quand même ravitailler le nid mais ma présence les stress et ils ne semblent pas s’habituer. Le comportement des pics est très variable d’un couple à l’autre chez le pic épeiche, et il semble que ce soit pareil chez le pic mar qui d’habitude est beaucoup plus tolérant. Au bout d’un moment, j’abandonne la partie pour les laisser tranquille. Voici quand même quelques images :

Le mâle :

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Le couple (mâle à gauche, femelle à droite) :

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En général, quand les oiseaux sont tous les 2 au nid en même temps, ils s’accordent pour décider lequel va ravitailler en premier et ils évitent toujours le contact. Mais cette fois, le contact n’a pas été évité !

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Je me dis que ça vaut le coup de tenter de poser ma pseudo tente affût et de la laisser sur place. Je n’ai jamais vu personne dans ce bois, donc pas de raison qu’un suisse tombe dessus et appelle la police, surtout qu’il ne saura pas que ça appartient à un français…
Le problème qui se pose, c’est qu’il m’est difficile de trouver le bon endroit pour poser ma tente assez près du nid en ayant le bon angle de prise de vue sans avoir d’éléments parasites devant et surtout derrière le trou. Dans l’idéal, il ne faut pas de branches qui feront des barres sombres derrière, ni de trouées de ciel qui feront des taches blanches et du contre-jour. Il ne faut que du feuillage vert qui fera le plus beau des fonds. L’autre problème, c’est que j’observe le nid de très loin, et que je dois profiter de l’absence des 2 parents pour m’approcher et poser très rapidement l’affût, pour éviter de provoquer la panique chez les oiseaux...
Bingo, j’arrive à poser la tente au bon endroit, enfin un peu trop près du trou quand même, mais plus loin j’avais systématiquement un truc qui n’allait pas. Je m’éloigne à nouveau et j’attends. Et là, incroyable, malgré l’affût à 10 mètres du trou, les oiseaux n’ont aucune réaction. A priori, si ça ne bouge pas, ça ne les effraye pas.

Le lendemain, je reviens sur place et j’arrive après observation à distance à rapidement m’approcher de ma tente et à sauter dedans sans être repéré par les oiseaux. Le procédé fonctionne bien, et les oiseaux viennent au nid sans broncher. J’installe alors le matériel et sors le fût de l’objectif par l’ouverture prévue de mon affût.

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Le mâle se pointe, et se met à alarmer à fond. La femelle suit, et le concert commence ! Là, je me dis que je suis mal, et puis j’entends des bruits de pas derrière moi. Un animal semble venir droit sur ma tente ! Je regarde par l’un des petits trous que j’avais aménagés, et là je n’y crois pas ! Ce n’est pas un animal mais un photographe, appareil à la main, qui vient droit sur moi. Il s’approche à 4 mètre de ma tente, puis s’en va sans rien dire. C’est quand même un truc de fou, je n’ai jamais vu personne ici en 12 ans, j’installe un affût et un photographe apparaît pile devant ! J’ai été suivi c’est pas possible…

Après son départ, le calme revient. En fait je n’étais pas responsable du stress des oiseaux cette fois, ouf ! Je peux commencer à faire des photos, mais ça s’avère très délicat. La lumière est très limite, l’autofocus du 7D mark2, bien que performant, est poussé dans ses derniers retranchements, surtout que la profondeur de champ est de l’ordre de 3 ou 4 cm seulement. Pas possible d’avoir les 2 oiseaux nets sur la même photo, très loin de là…

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Les jeunes ne sortent pas encore la tête du trou, donc durant les ravitaillements, les adultes rentrent en partie la tête dans la loge :

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Le lendemain, j’y retourne. L’affût est toujours là, cool ! Cette fois, bonne surprise, les jeunes commencent à montrer leur trogne !

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De suite, j’ai envie de réussir une photo avec l’adulte et le jeune en même temps. Mais ça s’annonce dur, car les adultes viennent systématiquement ravitailler les jeunes en se positionnant à droite du trou, donc par rapport à où je suis, ils sont en avant par rapport au trou. Résultat, à cause de la très faible zone de netteté, il m’est impossible d’avoir les 2 têtes des 2 oiseaux dans le plan de netteté. Résultat, si l’adulte est net, je jeune est flou, irrémédiablement, surtout qu'en plus y en a toujours 1 des 2 qui bouge au moment de la photo.

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Ici, la femelle hérisse sa crête car le mâle arrive pour ravitailler juste derrière elle. Le pic mar est le seul à pouvoir se coiffer de la sorte, et ceci lui sert vraisemblablement à communiquer. Il est difficile de photographier ce comportement, en plus en général les photos sont toujours floues, je ne sais pas pourquoi, encore une grande loi de la photo animalière…

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Un peu plus tard dans l’après midi, de temps en temps le soleil inonde le trou. Bien sur, ce n’est jamais à ce moment que les adultes se pointent. On peut néanmoins se contenter d'un jeune :

_D2_6073camraw.jpg Puis à force d’espérer, j’arrive enfin à saisir un adulte avec une jolie lumière :

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Et puis plus tard, le top du top, un éclairage impeccable sur l’oiseau et le feuillage derrière !

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Et pour finir, un nourrissage qui pour une fois se passe presque dans le plan de netteté. Le jeune est un peu flou, mais c’est pas mal !

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En repartant, je bouge une grosse branche morte au sol et ça me permet de reculer mon affût de 3 mètres en ayant toujours un bon angle de prise de vue. Ça me permettra par la suite de pourvoir cadrer un peu plus large et de gagner un peu en profondeur de champ.

Le lendemain après midi, c’est repartit:

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Oups ! ça ça arrive souvent, l’autofocus part dans les choux…

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Et enfin cette dernière, la seule ou les 2 oiseaux sont pile dans le plan de netteté. Y a même un petit filet de bave qui relie les 2 becs, mais il ne se voit pas ici.

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Le lendemain, il ne reste déjà plus qu’un seul jeune dans le nid. Les autres sont partis probablement durant la matinée. Alors je le prend en photo mais je sens qu’il a envie d’y aller aussi :

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Et puis j’assiste enfin à un nourrissage après 1h d’attente :

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Je regarde vite fait les photos pour voir ce que ça donne, et puis pendant ce temps je loupe royalement l’envol du dernier jeune qui a du repartir direct avec son papa… D’un coup, plus rien, plus de tête au bord du trou, plus de cris du jeune, plus rien. Il est temps de plier le matériel ! J’ai trouvé ce nid un peu tard et la repro s’est terminée très vite, mais heureusement j’ai quand même pu en profiter et passer de bons moments en compagnie de ces oiseaux que j’aime tant !

samedi 5 août 2017

En mai, va au marais suite

Voici la suite des images du mois de mai dans le marais poitevin. Le lendemain matin, je me suis rendu dans l’autre site où les gorgebleues sont normalement bien présentes et où on est assez tranquille. Mais cette année, comme sur l’autre site, j’ai trouvé très peu d’oiseaux et en plus des oiseaux peu actifs. Du coup, pas de photos de la belle, juste une petite photo de la petite fauvette grisette, toujours présentes mais impossible à photographier, et de l’hypolaïs polyglotte, une autre petite fauvette jaune dans un environnement qui lui va bien je trouve :

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L’après midi, le soleil est miraculeusement resté présent. J’ai pu retourner près de la flaque d’eau magique sur le parking de la pointe de l’Aiguillon, en fin d’après midi, car plus tôt, une photographe que j’avais croisé 2 jours avant avait pris la place. Cette fois je n’ai pas été le seul à remarquer le potentiel de ce petit spot…

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