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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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dimanche 24 septembre 2017

Un mar et ça repart

De retour de vacances (pas les vacances d’été bien sur, car nous sommes toujours au moi de mai bien entendu !), je décide un après midi d’aller me promener, juste avec les jumelles, dans un bois que j’aime bien côté suisse. Bon, je m’étais juré de ne plus traîner de l’autre côté de la frontière depuis que j’avais pris une amende pour être stationné au bord de la route en pleine campagne et depuis que je me suis fait sortir d’une friche par un garde qui sortait de je ne sais où et qui m’a expliqué que je ne devais pas être là parce que ça dérangeait la faune de bleu de bleu ! D’ailleurs, ce jour-là, les seuls oiseaux qui ont été dérangés sont ceux que le garde a effrayé en venant vers moi sans précautions… C’est comme ça en Suisse, dès qu’un suisse voit une voiture avec une plaque française, il appelle la police qui vient dans les 10 minutes pour vous coller une amende ou vous réprimander. Y a toujours une raison…

Bref, donc dans un moment de faiblesse, je vais me promener dans ce fameux bois qui abrite de nombreux pics et parfois une belle population de pouillots siffleur. Je repasse avec nostalgie à l’endroit précis où en 2006, j’avais par hasard trouvé une loge de pics mar. Le vieil arbre à depuis disparu, d’abord tombé par terre puis recyclé par les insectes et micro-organismes du sol. Et voilà que j’entends un pic mar alarmer juste dans mon dos ! Je me retourne, et je vois l’oiseau juste à côté de moi, collé contre un vieux tronc, le bec plein de nourriture ! Il repart plus loin, moi je fais le tour du tronc et bingo, j’aperçois un trou ! Inimaginable ! A 11 ans d’intervalle je trouve 2 loges d’un oiseau très difficile à localiser au même endroit à 10 mètres près !

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Par acquis de conscience, je recule de 50 mètres et j’attends pour être sur. Le pic ne tarde pas à revenir pour me confirmer que ce trou (celui du haut sur la photo) est bien sa loge de reproduction.

Les jours suivant, je décide de passer à l’action. Je commence par me poster avec mon filet à 20 mètres du trou. Mais à ma grande surprise, les oiseaux dès leur première venue alarment beaucoup. Ils viennent quand même ravitailler le nid mais ma présence les stress et ils ne semblent pas s’habituer. Le comportement des pics est très variable d’un couple à l’autre chez le pic épeiche, et il semble que ce soit pareil chez le pic mar qui d’habitude est beaucoup plus tolérant. Au bout d’un moment, j’abandonne la partie pour les laisser tranquille. Voici quand même quelques images :

Le mâle :

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Le couple (mâle à gauche, femelle à droite) :

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En général, quand les oiseaux sont tous les 2 au nid en même temps, ils s’accordent pour décider lequel va ravitailler en premier et ils évitent toujours le contact. Mais cette fois, le contact n’a pas été évité !

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Je me dis que ça vaut le coup de tenter de poser ma pseudo tente affût et de la laisser sur place. Je n’ai jamais vu personne dans ce bois, donc pas de raison qu’un suisse tombe dessus et appelle la police, surtout qu’il ne saura pas que ça appartient à un français…
Le problème qui se pose, c’est qu’il m’est difficile de trouver le bon endroit pour poser ma tente assez près du nid en ayant le bon angle de prise de vue sans avoir d’éléments parasites devant et surtout derrière le trou. Dans l’idéal, il ne faut pas de branches qui feront des barres sombres derrière, ni de trouées de ciel qui feront des taches blanches et du contre-jour. Il ne faut que du feuillage vert qui fera le plus beau des fonds. L’autre problème, c’est que j’observe le nid de très loin, et que je dois profiter de l’absence des 2 parents pour m’approcher et poser très rapidement l’affût, pour éviter de provoquer la panique chez les oiseaux...
Bingo, j’arrive à poser la tente au bon endroit, enfin un peu trop près du trou quand même, mais plus loin j’avais systématiquement un truc qui n’allait pas. Je m’éloigne à nouveau et j’attends. Et là, incroyable, malgré l’affût à 10 mètres du trou, les oiseaux n’ont aucune réaction. A priori, si ça ne bouge pas, ça ne les effraye pas.

Le lendemain, je reviens sur place et j’arrive après observation à distance à rapidement m’approcher de ma tente et à sauter dedans sans être repéré par les oiseaux. Le procédé fonctionne bien, et les oiseaux viennent au nid sans broncher. J’installe alors le matériel et sors le fût de l’objectif par l’ouverture prévue de mon affût.

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Le mâle se pointe, et se met à alarmer à fond. La femelle suit, et le concert commence ! Là, je me dis que je suis mal, et puis j’entends des bruits de pas derrière moi. Un animal semble venir droit sur ma tente ! Je regarde par l’un des petits trous que j’avais aménagés, et là je n’y crois pas ! Ce n’est pas un animal mais un photographe, appareil à la main, qui vient droit sur moi. Il s’approche à 4 mètre de ma tente, puis s’en va sans rien dire. C’est quand même un truc de fou, je n’ai jamais vu personne ici en 12 ans, j’installe un affût et un photographe apparaît pile devant ! J’ai été suivi c’est pas possible…

Après son départ, le calme revient. En fait je n’étais pas responsable du stress des oiseaux cette fois, ouf ! Je peux commencer à faire des photos, mais ça s’avère très délicat. La lumière est très limite, l’autofocus du 7D mark2, bien que performant, est poussé dans ses derniers retranchements, surtout que la profondeur de champ est de l’ordre de 3 ou 4 cm seulement. Pas possible d’avoir les 2 oiseaux nets sur la même photo, très loin de là…

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Les jeunes ne sortent pas encore la tête du trou, donc durant les ravitaillements, les adultes rentrent en partie la tête dans la loge :

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Le lendemain, j’y retourne. L’affût est toujours là, cool ! Cette fois, bonne surprise, les jeunes commencent à montrer leur trogne !

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De suite, j’ai envie de réussir une photo avec l’adulte et le jeune en même temps. Mais ça s’annonce dur, car les adultes viennent systématiquement ravitailler les jeunes en se positionnant à droite du trou, donc par rapport à où je suis, ils sont en avant par rapport au trou. Résultat, à cause de la très faible zone de netteté, il m’est impossible d’avoir les 2 têtes des 2 oiseaux dans le plan de netteté. Résultat, si l’adulte est net, je jeune est flou, irrémédiablement, surtout qu'en plus y en a toujours 1 des 2 qui bouge au moment de la photo.

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Ici, la femelle hérisse sa crête car le mâle arrive pour ravitailler juste derrière elle. Le pic mar est le seul à pouvoir se coiffer de la sorte, et ceci lui sert vraisemblablement à communiquer. Il est difficile de photographier ce comportement, en plus en général les photos sont toujours floues, je ne sais pas pourquoi, encore une grande loi de la photo animalière…

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Un peu plus tard dans l’après midi, de temps en temps le soleil inonde le trou. Bien sur, ce n’est jamais à ce moment que les adultes se pointent. On peut néanmoins se contenter d'un jeune :

_D2_6073camraw.jpg Puis à force d’espérer, j’arrive enfin à saisir un adulte avec une jolie lumière :

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Et puis plus tard, le top du top, un éclairage impeccable sur l’oiseau et le feuillage derrière !

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Et pour finir, un nourrissage qui pour une fois se passe presque dans le plan de netteté. Le jeune est un peu flou, mais c’est pas mal !

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En repartant, je bouge une grosse branche morte au sol et ça me permet de reculer mon affût de 3 mètres en ayant toujours un bon angle de prise de vue. Ça me permettra par la suite de pourvoir cadrer un peu plus large et de gagner un peu en profondeur de champ.

Le lendemain après midi, c’est repartit:

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Oups ! ça ça arrive souvent, l’autofocus part dans les choux…

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Et enfin cette dernière, la seule ou les 2 oiseaux sont pile dans le plan de netteté. Y a même un petit filet de bave qui relie les 2 becs, mais il ne se voit pas ici.

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Le lendemain, il ne reste déjà plus qu’un seul jeune dans le nid. Les autres sont partis probablement durant la matinée. Alors je le prend en photo mais je sens qu’il a envie d’y aller aussi :

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Et puis j’assiste enfin à un nourrissage après 1h d’attente :

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Je regarde vite fait les photos pour voir ce que ça donne, et puis pendant ce temps je loupe royalement l’envol du dernier jeune qui a du repartir direct avec son papa… D’un coup, plus rien, plus de tête au bord du trou, plus de cris du jeune, plus rien. Il est temps de plier le matériel ! J’ai trouvé ce nid un peu tard et la repro s’est terminée très vite, mais heureusement j’ai quand même pu en profiter et passer de bons moments en compagnie de ces oiseaux que j’aime tant !

dimanche 24 juillet 2016

Le petit trésor du bois

Il y a 10 ans, j’avais trouvé une loge de pic mar, vraiment par hasard, alors que je me promenais dans un bois justement pour essayer de voir l’espèce. Ce jour là, alors que je traverse le bois, juste devant moi un pic mar déboule et se pose contre un tronc avec une chenille dans le bec. Juste à côté, un trou dans l’arbre. Le tout à 10 mètres de moi juste devant. Après m’être planqué un peu plus loin, je vois le pic revenir rapidement et s’engouffrer dans le trou ! Bingo ! Le problème, c’est qu’à l’époque, je n’avais que la digiscopie pour faire des photos, et dans les sous-bois, ce n’était clairement pas assez lumineux. J’avais pu faire quelques photos avec un déclencheur radio-commandé fabriqué à partir de mon matériel de modélisme. Ceci m’avait permis d’éviter les vibrations, avec une vitesse d’obturation de l’ordre de 1/5s ! Depuis que je possède du meilleur matériel, je rêve de retrouver le Pic mar, mais bon les chances sont infimes.

Nous voici au mois de mai ce printemps. Je reçois un appel de Jean, un retraité heureux qui passe son temps à se promener dans la nature et à filmer tout ce qui bouge. Jeannot à un don incroyable pour trouver des animaux et des situations inimaginables pour tous les naturalistes du Pays de Gex sauf Jeannot…

C’est l’homme qui a filmé un croc de renard en gros plan en pleine nature, après avoir approché la bête qui dormait jusqu’à ce qu’elle se retrouve à ses pieds. C’est aussi l’homme qui a filmé l’intérieur de la bouche d’un ragondin tellement il était près, c’est celui qui a filmé un butor à 2 mètres sans que celui-ci ne bouge d’1 millimètre, et c’est l’homme qu’un jour une chevrette est venue chercher pour l’amener voir son petit faon !

Enfin bref, c’est aussi l’homme qui a trouvé par hasard en allant aux morilles une loge de Pic mar, ce qui constitue un nouvel exploit étant donné la faible densité de cet oiseau. Et comme Jeannot est très sympa et partageur, il m’a fait part de sa trouvaille. J’ai pu y aller seulement une journée, mais j’en ai profité pendant plus de 6 heures. Il faut dire que le décor autour du nid était tellement sympa qu’il fallait absolument faire quelque chose de bien.

Le matin, ça commence moyen : la lumière est plus que limite, à 1600 iso on est sous les 1/100s. Mais bon dans le tas quelques photos sont nettes :

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Au départ, les adultes sont un peu gênés par notre présence à Jean et moi, et hésitent avant de venir à la loge. Ils se posent souvent sur une jolie branche située un peu au dessus du trou. J’essaie de faire des photos car le décor est vraiment beau :

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Joli, non ? Ah oui, vous aussi vous avez remarqué ? Dis voir Jeannot, t’y serait pas pour quelque-chose quant à la présence d’un fil de fer vert qui se promène sur ma photo ?...
Et là, il m’explique qu’en fait il a attaché une branche qui le gênait pour filmer. Bon, du coup il se propose d’aller enlever le fil de fer. Cool, maintenant la belle branche est bien propre ! Le problème, c’est que les oiseaux se sont habitués à notre présence et se posent maintenant directement vers le trou sans passer par la case « jolie branche ». Heureusement, 1 heure plus tard, au moment où Jeannot s’en va un moment, le mâle, à nouveau intrigué par le changement, m’offre une jolie pause :

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En plus, le ciel s’améliore, il y a plus de lumière diffusée dans le bois qu’au début, on est au 1/250s, ça devient intéressant !
Après une pause repas, je passe l’après midi sur place, seul cette fois. Je vous livre une petite sélection d’images que je trouve plutôt bien jolies !

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La femelle, chez le pic mar, à une calotte rouge moins colorée que le mâle. Chez ce couple, la femelle, ci-dessous, n'était vraiment pas très rouge. J'ai privilégié les photos du mâle.

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Oups, ça bouge des fois un pic mar !

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Le pic mar est le seul à hérisser sa crête rouge de temps en temps. Surement un signe comportemental en rapport avec l'excitation de l'oiseau.
Si si, normalement y a un pic mar bien cadré sur cette photo:...

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Enfin, le petit rayon de soleil qui tue juste sur la tête de l'oiseau et sur la jolie branche !

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Bon, en vol oui mais ça manque quand même un peu de lumière. Ca aurait pu être artistique au moins, mais même pas !

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La suite, ce sera encore une histoire de pics. Mais pas les mêmes ! Jeannot à fait fort cette fois... à suivre...

dimanche 6 juillet 2014

L'approche du Pic épeiche

Il y a quelques temps, J-R m'a donné une bonne info sur une loge de pics épeiches occupée. Je suis donc allé voir, et j'ai trouvé la fameuse loge grâce aux cris puissants des jeunes, plutôt bien située car juste au bord du bois. Il y a donc un peu de lumière qui éclaire la loge en fin de journée. Par contre, il faut du coup se mettre dans le champ pour avoir le bon angle de prise de vue, et ce n'est pas très discret. Après une première tentative, équipé du matériel reflex adapté à la faible luminosité du bois, je me suis vite aperçu que les adultes ne toléraient pas ma présence. Le lendemain, j'ai tenté une autre stratégie. Je me suis placé assez loin de la loge dans le champ. Les adultes ont un peu alarmé au début puis se sont habitués et ont continué a ravitailler le nid à un rythme effréné.

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Au bout d'un moment, je me suis approché de quelques mètres, toujours sous mon filet. Les adultes n'y ont vu que du feu et ont continué les ravitaillements.

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J'ai recommencé la manœuvre plusieurs fois, frustrante car pendant un moment j'avais une jolie branche devant qui m'empêchait de voir la loge. Puis je me suis aperçu que le soleil allait bientôt disparaitre et que j'allais manquer de temps, du coup je me suis rapproché d'un coup à la distance idéale. Le mâle et la femelle sont venus chacun effectuer 1 ravitaillement, puis ils ont recommencé à alarmer autour du nid. J'ai donc quitté les lieux rapidement, ayant pu quand même au passage faire quelques jolies photos.

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J'aurais bien sur aimé avoir une photo avec la tête d'un jeune et de l'adulte en évidence et nettes toutes les 2, mais c'est difficilement possible car les oiseaux ont la bougeotte, et quand un jeune sort la tête du nid, cela a tendance à faire bouger l'adulte...

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2 jours plus tard, il n'y avait plus rien, les jeunes prêts à sortir lors des prises de vue ont du sauter le pas...

dimanche 20 mai 2012

Visite chez les grimpereaux

Il y a déjà un bout de temps, Bertrand a trouvé par hasard un petit spot magnifique dans un petit bois. Celui-ci accueille un couple de grimpereaux des jardins, un tout petit oiseau qui grimpe aux arbres et qui est très difficile à photographier. Son nid est situé en général dans la fissure d’un arbre mort, ou derrière une écorce décollée. De mon côté, j’avais trouvé un nid de cet oiseau il y a quelques années, mais en digiscopie je n’avais pas assez de lumière pour espérer de bonnes photos. C’est que l’oiseau aime bien les sous-bois bien sombres pour s’installer !

Avec mon reflex, je me dis que cette fois, il est peut-être possible de faire des photos. Je trouve enfin le temps d’y aller une matinée où il y a un soleil de plomb au dessus du bois. Mais une fois sur place, le constat est toujours le même : pas assez de lumière. Ceci n’est pas vraiment étonnant car Bertrand avec un objectif 4 fois plus lumineux que le mien avait aussi du mal à trouver assez de lumière… Décidément, la photographie d’oiseaux forestiers semble réservée au matériel de pro hyper lumineux et qui ne craint pas la montée en iso…

Mais j’ai déjà pu faire des photos dans ces conditions, en étant méthodique, notamment avec les pics et le pouillot siffleur, alors je ne me décourage pas. Je me place en affût à environ 8 mètres du nid, allongé par terre. C’est à ce moment là que 2 petits chiens arrivent et tournent autour de moi en aboyant pendant 5 minutes, effrayant du même coup les grimpereaux et les autres oiseaux. Cela ne me surprend même pas, ce n’est que la suite logique du paysan plus tôt dans la matinée qui a déplacé ses vaches dans la parcelle ou j’étais installé depuis 5 minutes pour tenter mon premier affût vers mon couple de Pies-grièches écorcheurs… Bien sur, les Pies-grièches se sont sauvées et les vaches se sont agglutinées autour de moi, m’obligeant à partir…

Mais bon, revenons à nos grimpereaux, les pies-grièches ce sera pour plus tard, bientôt j’espère d’ailleurs…
Les oiseaux sont bien sur dérangés par les chiens en plus d’être dérangés par moi, mais finissent par s’habituer à ma présence une fois les chiens repartis. Les premières photos sont assez floues, et les oiseaux sont bien petits dans le viseur malgré la proximité. C’est qu’ils sont tout petits ces grimpereaux, et ils ont la bougeotte !

Loupé...

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Déjà mieux...

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Je décide petit à petit de ramper en direction du nid pour me rapprocher au fur et à mesure qu’ils s’habituent à ma présence. Et là, un miracle se produit : vers 11h, une trouée dans le feuillage laisse le soleil inonder le tronc des oiseaux, et ceci va durer pendant 1h ! Mon reflex est aveuglé par la lumière, et j’essaie d’en profiter. A force de ramper, j’arrive à 4 mètres du nid et les oiseaux viennent toujours…

Voici une sélection de photos :

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Jeudi matin, je décide de retourner sur place car le soleil est là. J’ai de nouvelles idées de photos et je compte bien les concrétiser. Mais une fois sur place, c’est bien calme. J’attends, encore en encore, pas le moindre grimpereau. Au bout d’1 heure, je décide d’aller contrôler le nid. Et là, le nid est vide et quelques matériaux de celui-ci sont par terre. Un prédateur est surement passé par là…
Triste nouvelle pour les oiseaux et le photographe, tant pis c’est la nature !

vendredi 11 mai 2012

Le petit ténor des sous-bois

Je me suis pas mal promené dans les bois le week-end dernier (ou plutôt celui d’avant, je suis un peu en retard dans la mise à jour du blog…) car le vent soufflait fort partout ailleurs. J’ai pu remarquer que je ne faisais toujours pas de photos, ça c’est une chose, mais aussi que j’entendais un peu partout le petit Pouillot siffleur. Ce petit oiseau a la particularité d’avoir un joli chant et d’animer les sous-bois. Bizarrement, il n’est pas présent ici chaque année. L’an passé, je n’en ai pas entendu un seul dans le secteur. Mais cette année, ils sont partout. Je décide donc de tenter de le photographier dans le bois ou j’aime aller au printemps et ou je sais qu’il est en général bien présent. Pour trouver mon sujet, ce n’est pas difficile. Il suffit de tendre l’oreille, on entend très vite un oiseau aux alentours. Ensuite, il faut se diriger « à la source ». Le pouillot siffleur a un petit territoire, et tourne en rond dedans en chantant sans cesse. Il est même capable de faire sa toilette et de capturer un insecte entre 2 chants. A vous de le trouver sur la photo !

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Vu le peu de lumière en sous-bois, je suis équipé du reflex, même si niveau grossissement la digiscopie serait de rigueur (ou alors un 600 mm F/4 pour le reflex, mais pour ceci il faut environ 8000 euro…). C’est que malgré son chant puissant qui fait vibrer tout son corps, le petit pouillot ne pèse que quelques grammes et se tient toujours en hauteur. Il reste désespérément petit sur les photos. Heureusement qu’il n’est pas craintif. Si on ne bouge pas trop vite, il peut venir à seulement quelques mètres sans de soucier de nous. Mais encore faut-il qu’il vienne…
Voici quelques modestes photos prises lors d’une séance d’environ 2 heures :

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