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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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samedi 7 juillet 2018

Oh la vache !

En général, en photo animalière, le photographe est là, tapis dans son affût, et l’oiseau ne vient pas. Mais parfois, l’affût est là, les oiseaux aussi, mais c’est le photographe qui ne vient pas. Et autant vous dire que c’est très con comme situation ! Mais c’est ce qu’il s’est produit avec le couple de pics mar. Entre les soirs ou j’ai fini le boulot trop tard, et les multiples soirs d’orage où le sous-bois était beaucoup trop sombre, j’ai loupé toute la repro des oiseaux. Le premier samedi où j’ai enfin pu me rendre dans mon affût, il ne restait déjà plus qu’un seul jeune dans la loge. Le temps de louper quelques photos de nourrissage, et le lendemain matin, il était déjà parti.

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J’avais, à un autre endroit, repéré un nid de rougegorges et un nid de tariers pâtre. Normalement, tout se présentait bien, j’aurais dû faire de jolies photos. Le couple de tariers était installé dans une petite prairie tranquille, les oiseaux utilisaient un vieux chardon pour se percher avant et après avoir plongé dans le nid caché dans les herbes pour ravitailler leurs petits. Ce perchoir était à moins de 15 mètres d’une haie parfaire pour installer un affût, et derrière le perchoir il y avait des petites fleurs jaunes qui créaient un joli fond. De plus, le matin, la scène était bien éclairée, et le soir, il y avait un contre-jour impeccable.

Mais voilà, le paysan a eu la bonne idée de mettre ses vaches dans le pré 1 où 2 jours après mes repérages. Résultat, à en juger la végétation du sol couchée dans le bois, les vaches sont allées faire la sieste tout autour du nid des rougegorges qui a été abandonné pendant la couvaison. Résultat, 8 œufs tout froids, à peine de quoi faire une petite omelette…

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Les vaches ont aussi eu la bonne idée d’installer leur quartier général à 10 mètres du nid des tariers. Du coup, elles y passaient le plus clair de leur temps. Y en a même une qui a failli coucher le perchoir des oiseaux avec son gros bide en passant tout près du nid. Du coup, catastrophe. Les tariers se sont mis à alarmer toute la journée sans ravitailler leurs jeunes, mais curieusement, ils n’ont pas abandonné le nid et profitaient des moments d’absence des vaches pour amener à manger aux poussins. Et bien entendu, quand les vaches étaient un peu plus loin, si je m’approchais de la haie pour m’installer en affût, elles venaient toutes s’agglutiner autour de moi et donc autour du nid…

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Un matin, après bien 2 heures d’attente, le troupeau se décide à aller un moment à l’ombre, dans le bois où le Rougegorge était parti depuis longtemps. Je tente de m’installer en affût dans la haie comme je peux, mais je perturbe quand même les oiseaux, d’autant plus qu’il y a aussi un couple de Pie-grièches écorcheurs qui s’est installé dans la même haie depuis quelques jours et qui effraye les tariers. Je peux quand même essayer de photographier les oiseaux à l’atterrissage, ce qui était mon idée de départ, mais bon ça foire pas mal. J’ai fait la mise au point sur le perchoir, car il me semblait qu’ils y arrivaient les ailes ouvertes, mais en fait non, la meilleure posture se présente un peu avant que les oiseaux ne se posent, donc quand ils sont encore derrière la zone de netteté. De plus, comme la matinée est un peu trop avancée, la lumière est dure et il y a beaucoup de turbulences dans l’air, ce qui n’améliore guère la netteté des images !

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Dommage pour la dernière…

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Après cette première tentative, pas le temps de modifier les réglages car les vaches reviennent déjà…

Nouvelle tentative en fin d’après-midi, les vaches ne sont pas là, le soleil non plus, c’est tant pis pour les photos en vol qui nécessite trop de lumière, et pour les contre-jours avec les ailes déployées éclairées par transparence par le soleil… Donc juste une petite photo de la femelle avant qu’elle ne plonge dans le nid.

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Et puis la pluie arrive. Les vaches sont à l’abri dans le bois, et c’est là que je me dis que c’est l’occasion d’essayer de faire des photos sous la pluie. Je décide d’utiliser ma télécommande, qui en théorie à une portée de 60 mètres, pour déclencher les photos. Comme ça, étant loin des oiseaux, je ne les dérange plus, et la simple présence du matériel sur pied dans le pré, bien protégé par une housse imperméable hi-tech (= un sac poubelle tenu par 2 élastiques) ne les gêne absolument pas. Je me cache à environ 40 mètres, ça marche, les oiseaux ravitaillent à fond, il pleut bien et moi je déclenche des photos à bloc avec la télécommande. Je récupère le matos, je regarde les photos, et là, je vous le donne dans le mille : pas la moindre trace de photo ! Et oui, encore une arnaque, cette télécommande (Phottix Aion, que j’ai quand même payé 100 euro et qui me sert à la base pour programmer mes astrophotos) a en fait, après vérification, une portée fiable de 7 ou 8 mètres. Au-delà de 10 mètres, elle est larguée. Elle déconne aussi régulièrement en astrophoto même quand je la laisse à 1 mètre du récepteur, super le matos !

Le lendemain, il repleut, les vaches sont à nouveau à l’abri dans le bois, je retente ma chance, cette fois en me planquant juste derrière la haie avec ma télécommande, et en ayant juste un petit trou dans les branchages pour voir le perchoir. Ça fonctionne enfin, bon, ça fait des photos sympas avec les gouttes d’eau, mais ces dernières sont moins présentes sur les photos que ce que j’imaginais. Pourtant il pleut pas mal !

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Cinq minutes après la dernière photo, le soleil sort en contre-jour, ambiance magnifique, mais pas d’oiseau sur le perchoir bien entendu !

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Et 20 minutes plus tard, il pleut à bloc, cette fois l’ambiance pluie est bien présente sur les photos, mais toujours pas les oiseaux…

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Et puis voilà, lors de ma visite suivante, tout était fini. Les oiseaux avaient malheureusement abandonné le nid, plus de nourrissage, aucun jeune nulle part. Les vaches ont surement eu raison de la patience des tariers. Pour les photos de compétition, il faudra revenir l’année prochaine, avant les vaches cette fois. En général, il y a toujours un couple de tariers dans ce secteur, mais pas toujours aussi idéalement placés. Et moi, pour me venger, je me suis enfilé une belle entrecôte bien saignante au diner !

mardi 21 mai 2013

Entre 2 gouttes d'eau...

Mais où est le printemps ? Pluie, pluie, encore pluie, les prairies et les cultures sont de vrais marécages, on s'enfonce dans le sol avec les bottes, j'ai rarement vu ça fin mai. Du coup pour essayer de faire des photos, il faut sortir même sous la pluie pour essayer de profiter des quelques heures entre les averses. En voyant les magnifiques photos de mon collègue photographe Jean-Robert, je me suis remis un peu aux mammifères. Mais bon, rien à faire, moi je n'arrive pas faire comme lui. On ne doit pas avoir le même fluide, vous savez ce truc surnaturel qui fait que vous attirez les animaux où que vous faites tout fuir à 10 km à la ronde... Ceux qui possèdent le mauvais fluide sont persuadés que cette histoire de fluide existe, et ce qui ont le bon fluide disent que ça n'existe pas et que ceux qui ont le mauvais fluide sont juste nul pour voir les animaux...

Bref, j'ai quand même dimanche matin trouvé 2 où 3 chevreuils à l'endroit ou Jean-Robert photographie toute l'Arche de Noé chaque jour. Le premier j'ai réussi à l'approcher en progressant dans les herbes hautes, chose pas facile quand on se trimbale un gros 500mm et un gros trépied bien lourds. Ils en ont de la chance ceux qui possèdent un petit 300mm tout léger. Peut-être qu'un jour j'aurai les moyens de m'en offrir un !
Bref, c'est alors que je ne bougeais plus que la chevrette m'a repérée et a bondi dans la haie. Du coup je n'ai que cette photo prise avant d'être vu. J'espérais qu'elle finisse par sortir à découvert, mais ce ne fût pas le cas.

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Un peu plus tard je suis repéré par une autre chevrette dans la prairie plus loin. Mais elle ne fuira pas, et continuera à s'alimenter tout en me surveillant de temps en temps.

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En revenant à la voiture, alors que j'avais déjà essayé d'approcher 2 lièvres, voilà qu'un 3ème fait tranquillement sa toilette à côté de ma voiture:

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Je préfère ne pas vous raconter la photo que j'ai loupée en tentant de l'approcher...
Plus tard je suis retourné prospecter ma friche pour observer les pies-Grièches, les bruants jaunes et les fauvettes grisette. L'activité est réduite, la reproduction se lance lentement et pour l'instant je n'ai pas vu d'opportunités photographiques avec les 2 premières espèces. J'ai par contre, après avoir observé un magnifique couple de loriots dans la Zeiss complètement à découvert pendant 5 minutes, ce qui est rare, repéré le territoire d'une petite fauvette grisette. J'ai décidé d'installer ma tente affût de fortune dimanche soir.
J'y suis allé lundi après midi après la pluie. Après avoir vidé la flaque d'eau accumulée dans l'affût, j'ai installé, non sans mal, le gros 500 mm sur son trépied:

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Là c'est la ronce sur laquelle la fauvette vient chanter, ou plutôt venait chanter avant que j'installe l'affût. ça pourrait faire une belle photo non ?

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Le problème, c'est qu'étant intriguée par l'affût, la belle n'a chanté qu'à l'intérieur du roncier, ce qui est typique chez les fauvettes. Elle s'est montrée 2 ou 3 fois furtivement à découvert, et j'ai pu faire quelques images sympathiques, même si elles ne valent pas encore celles de l'an dernier. J'espère qu'elle va prendre confiance et venir à nouveau sur la jolie ronce !

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Ce fût l'occasion de tester un nouveau boitier, le 7D, que je vient d'acheter pour fixer sur le 500mm. Je n'étais pas satisfait de la précision de l'autofocus du 50D, mais d'après ces premiers essais c'est pas mieux avec le 7D, voir pire. 2/3 des photos sont floues, le boitier fait la mise au point au hasard sur une ronce, et souvent même cette ronce n'était devant aucun collimateur d'autofocus. Du coup beaucoup de photos floues et des jolies postures ratées, ça fait rager avec du matériel aussi haut de gamme. La seule solution pour réussir des photos reste de mitrailler et mitrailler encore, pour avoir parfois une seule photos nette sur 15 de prises... Sur le plan de la mise au point je persiste à dire que la digiscopie est 100 fois plus fiable que du matériel reflex, et je vérifie ça tous les jours...

samedi 1 mai 2010

Adieu les pics verts, et merci la Suisse !

Ce matin, malgré la pluie qui arrive juste pour faire plaisir le Week-end, j’ai enfin le temps de retourner voir le couple de pics verts que j’avais trouvé il y a 3 semaines. J’espère que leur reproduction se passe bien et que je vais pouvoir faire des photos. Arrivé sur place, grosse déception : les oiseaux ont abandonné leur loge, qui maintenant est occupée par des mésanges charbonnières ! En cause, probablement le dérangement des bucherons car la zone à fait l’objet d’une coupe de bois. Elle avait déjà eu lieu quand j’avais trouvé le couple occupant sa loge, mais depuis le bois a été évacué. Je n’ai pas de chances sur ce coup, j’avais déjà tout imaginé pour les prises de vue. A côté, aucune nouvelle non plus du troglodyte qui construisait son nid. Dommage, encore un petit coin à photo disparu trop tôt…
Sur le retour, j’ai le plaisir de retrouver le petit Pouillot siffleur, que je n’avais pas entendu dans ce bois depuis 2 ans. Et puis pour finir la matinée en beauté, je retourne à ma voiture, et j’ai le plaisir de trouver sur mon pare brise un petit papier blanc, en fait une contravention pour stationnement illégal sur propriété privée ! Voici comment j’étais garé :

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Cet endroit est situé à la frontière mais du côté suisse. Il s’agit d’une petite route perdue avec que des champs qui ne mène nulle part, je ne gène personne, merci les Suisses !
Au passage, remarquez comme mon Express est propre : je l’ai lavée hier soir, ça se voie non ?
Sur le chemin du retour, je me suis arrêté pour jeter un coup d’œil dans une petite friche où j’ai déjà réalisé quelques belles photos. Un faisan, sans doute lâché à la façon « galinette cendrée », reste à 20 mètres de ma voiture sans montrer la moindre crainte.

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Un peu après, une voiture passe. Le chauffeur en passant a du voir que je regardais quelque-chose dans le champ. Il s’est alors arrêté au milieu de la route, est descendu pour aller voir ce que je regardais. Il a ainsi fait partir mon faisan 20 mètres plus loin. J’ai vu plus tard en partant que la même voiture avait fait demi-tour pour revenir à l’endroit ou j’étais pour à nouveau voir ce que je regardais… C’est incroyable de voir à quel point des gens peuvent être curieux et sans gène !!!

De mon côté, j’ai pu entendre et/ou voir les oiseaux qui reviennent chaque printemps ici. Pie-grièche écorcheur, Tarier pâtre, Fauvette grisette et Bruant jaune, ce petit coin vaut toujours le coup d’être exploré ! Ci-dessous, pris de loin depuis la voiture, Pie-grièche écorcheur et Tarier pâtre.

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samedi 27 mars 2010

Le Lac du Bourget sous la pluie

Aujourd'hui, il pleut beaucoup. Mais il ne faut pas se décourager. Cela fait un moment que je n'ai pas pris le temps de visiter le Lac du Bourget. Je me rends à mon petit observatoire préféré, sans trop d'espoir. Vu le peu de lumière, je prends le reflex plutôt que le digiscope, ce dernier n'étant pas vraiment utilisable dans ces conditions. Une Aigrette garzette se tient à 50 mètres de l'observatoire, c'est le seul oiseau à l'horizon. Je décide de baisser lentement la vitre qui protège l'ouverture de l'observatoire. Ces vitres sont bien pratiques pour protéger l'intérieur de la pluie et du vent, mais lorsqu'il faut les ouvrir pour faire des photos elles sont moins pratiques ! En effet les oiseaux voient très clairement les reflets qui changent sur le carreau, et souvent ils s'envolent. Il faut alors opérer très lentement. C'est ce que je fais, et alors que je bouge lentement cette satanée vitre des 2 mains, une Grande Aigrette se pointe en vol, passe juste à la bonne distance de moi, et vient se frotter à la garzette. Il s'en suit une belle altercation qui entraîne la fuite de la garzette un peu plus loin. Pendant ce temps là, mon appareil est déjà allumé, réglé, et... posé sur le banc. Loupé ! Elle n'aurait pas pu attendre 2 minutes cette Grande Aigrette !!!

Je peux quand même par la suite la prendre en photo, sans vraiment réussir à mettre en valeur cette ambiance pluvieuse:

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Par la suite, la garzette vient progressivement tout près de l'observatoire, en cherchant à manger. Elle trouve un joli ver à déguster, mais je n'ai pas eu trop de réussite pour ma photo...


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Un peu plus tard, un héron cendré vient se joindre au duo. Il n'y a presque plus de lumière, je fais quelques photos à 1600 iso dont le résultat n'est pas très convainquant.

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Au final, un bon moment passé avec ces belles aigrettes, et ce malgré la pluie qui ne donnait pas envie d'aller observer les oiseaux !