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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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Mot-clé - digiscopie

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mercredi 23 mars 2016

Période calme

Ces derniers temps ont été très calmes niveau photos. Comme souvent, il y a une période creuse durant laquelle je ne trouve rien à mettre en boite. Et oui, lorsqu'on n'habite pas en Camargue, en Vendée ou dans la Brenne, c'est pas tous les jours facile!

Mais ce n'est pas pour autant que je suis resté sans rien faire. J'ai fait plusieurs sorties d'observation avec mes Zeiss Victory SF autour du cou, vraiment excellentes ces jumelles. Ce qui me fait peur, c'est qu'une fois qu'on y est habitué, je pense qu'on ne peut plus jamais s'équiper avec du matériel moins haut de gamme, dans lequel on verra tous les petits défauts optiques qu'on a plus dans les SF et dont on s'accommodait très bien avant d'avoir des SF. Vous suivez ?...

J'ai aussi passé plusieurs soirées a affûter les mammifères, enfin en théorie. En pratique je n'ai rien affûté du tout, mais bon pour savoir qu'il n'allait rien se passer du tout dans ce pré fallait bien y aller. J'y suis même allé 4 fois pour être sur, on n'est jamais trop prudent !

Pour me consoler, J-R m'a amené voir de nuit les 30 cerfs qui sortent à la ferme des bois tous les soirs. On y est allé avec son tracteur aux phares mal réglés, en plein phares ça porte à 3 mètres. Par contre à 3 mètres on y voit super bien ! Du coup après avoir fait le tour du champ rien à l'horizon (qui je vous le rappelle porte à 3 mètres), et puis d'un coup, 3 biches juste devant nous ! On a failli rouler dessus avant de les voir, heureusement que J-R a de bons reflexes... Bon y en avait pas 30 mais c'était quand même sympa.

Après tout ce blabla voici quand même une digiscopie d'un Tarier pâtre faite depuis la voiture en rentrant d'une sortie, longue-vue en appui sur la portière sans trépied:

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Et puis je suis quand même allé rendre visite aux tichodromes pour la première fois et la dernière de la saison. Comme chaque année en mars, le couple de Grands corbeaux est en train de nidifier dans la falaise et il n'est plus possible d'affûter les tichodromes sans perturber la reproduction des corvidés. J'ai quand même observé 2 titis sur la falaise, avec un plumage nuptial bien avancé, et j'ai aussi profité d'un passage d'un grand corbeau qui venait me demander de partir pour lui tirer le portrait au 500mm:

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Voilà, rien d'autre pour le moment, et rien en vue. On verra les semaines qui viennent si la nature nous réserve une petite surprise !

mercredi 11 novembre 2015

Deux secondes

Deux secondes, c'est le temps qu'il faut pour monter une tente Queshua. 15 minutes, c'est le temps qu'il faut pour la replier quand on n'a pas l'habitude. 70 c'est le pourcentage de chance qu'on a de se retrouver aux urgences la première fois qu'on la replie en se prenant un arceau en pleine tronche. Mais bon en fait 2 secondes c'est aussi le temps qu'il faut pour louper une jolie photo, et c'est plutôt ça qui nous intéresse ici !

Cela fait un moment que je n’ai pas réalisé de photos en Savoie. Durant ce week-end passé à Chambéry, je décide d’aller voir de plus près les martins pêcheurs du Lac du Bourget. Je sais qu’ils sont présents le long d’un petit canal, alors je me planque depuis un bon point d’observation pour observer ce qu’il se passe. Un peu plus de 30 minutes après mon arrivée, enfin un oiseau se pointe. Il arrive comme une flèche au ras de l’eau, droit sur moi, et vient se percher à ma gauche à 5 mètres ! Derrière les branches, impossible de faire une photo. Il y reste quelques secondes, puis repart plus loin et rejoint les branchages un peu fouillis d’un arbre tombé dans l’eau (la faute au Castor ?).

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Je vois qu’il y reste très longtemps, changeant régulièrement de perchoir. Il semble aimer ce petit coin. A un moment, il repart. Je décide d’aller m’installer en affût avec le digiscope dans ce secteur, en espérant qu’il y revienne. L’environnement est très fouillis, ce sera difficile d’espérer une belle photo épurée, mais sait-on jamais…
En arrivant, je fais fuir le petit martin qui était déjà revenu non loin de là, de l’autre côté du canal. C’est malin ! Tant pis, je m’installe et j’attends.

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Après assez peu de temps, la flèche bleue se pointe et se perche juste devant moi au milieu des branches. Le temps de le cadrer, il repart et disparait derrière moi. Mais il revient très vite et se perche sur une branche juste à ma gauche. Je reste immobile, car pour le cadrer il faudrait que je tourne le matériel et le photographe de 90 degrés, et mes mouvements vont à coup sur le faire fuir. Après un moment, le voilà qui plonge à la verticale. Un énorme plouf retentit juste à côté de moi, et le petit pêcheur ressort de l’eau avec un poisson ! Il vient se percher sur le piquet que l’on voit sur la photo du making-of. En panique, je le cadre avec le digiscope, mais voilà, l’opération me prend 2 secondes de trop, le goinfre s’est déjà envoyé le repas dans le cimentière à poissons. Il pourrait prendre le temps de savourer son repas, non ? Après il reste un moment, histoire de me narguer « trop tard, t’as tout loupé, t’aurais du prendre le 7D mark2 et le 500mm, t’aurais gagné les 2 secondes de réactivité pour réussir ta photo ! » Ouai je sais, mais bon moi j’étais en manque de digiscopie…

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Je demande gentiment au martin s'il veut bien repêcher un poisson pour moi, il me répond d'un signe de la tête qui veut tout dire...

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Monsieur Martin finit par s’éloigner et disparait un moment.

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Mais voilà que 2 petits Grèbes castagneux se pointent. La lutte commence : arriver à cadrer la bestiole entre 2 plongeons. Pratiquement impossible ! L’un des oiseaux finit par venir tout près.

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Trop même, difficile de le suivre !

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Dommage, s’il avait tourné la tête au soleil, celle-ci était bien réussie…

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Une dernière pas trop mal :

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Et puis un peu plus tard, j’ai la visite d’une grande Aigrette absolument sublime dans cette lumière ! Elle s’était posée un peu plus tôt dans le canal derrière moi, et voilà qu’elle commence à se rapprocher. C’est un oiseau extrêmement farouche ici, elle n’a pas l’habitude d’être dérangée. Elle avance progressivement et arrive à 15 mètres de moi. Je reste parfaitement immobile et je la suis d’un œil à travers un trou du filet de camouflage. Et bien entendu, c’est à ce moment qu’une maille du filet vient effleurer le bout de mon nez, et là d’un coup j’ai une envie irrésistible de me gratter… Mais il ne faut pas bouger, alors je serre les dents et je reste concentré…
La Grande Aigrette repère quelque chose dans l’eau, elle avance d’un coup de 5 mètres, les yeux rivés sur la surface de l’eau. Elle est maintenant à moins de 10 mètres de moi. Puis subitement sa tête se relève et elle me fixe. Ca y est, je suis repéré, même sans avoir bougé et sous mon filet ! Elle s’envole en exprimant son mécontentement, comme à son habitude ! Tant pis, pas de photos de la grande blanche aujourd’hui !

Un peu plus tard, le Martin pêcheur revient ! Et plouf, il attrape encore un poisson, et une fois de plus le temps de le cadrer la scène est déjà finie !

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En même temps, vu la brindille floue qu’il a devant la tronche, il n’y avait pas de jolie photo à faire.
Il repart, puis 30 minutes plus tard, la pression monte : J’aperçois derrière une touffe d’herbe le discret et magnifique Râle d’eau, à 8 mètres de moi ! Il longe le bord du canal, et dans quelques secondes il devrait se pointer à découvert juste devant moi ! Mais voilà, allez savoir pourquoi, à ce moment là, le Martin pêcheur qui devait être dans le coin se met à alarmer comme un fou pour rien ! Et ça fait peur au râle qui fait demi-tour et s’éloigne à nouveau. Avant de disparaitre, il vient faire un petit passage sous l’arbre du martin. Mais voilà, la première image est floue car il plonge la tête au sol au moment ou je prends la photo, et la 2ème qui elle est bien nette ne montre pas grand-chose…

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Pour clôturer cette matinée, le Martin pêcheur se pointe à nouveau après avoir fait fuir mon râle qui d’ailleurs n’a même pas râlé cette fois…
Et hop, un 3ème poisson ! Cette fois, j’ai le temps de faire une photo, mais bon voilà il n’a pas choisi le meilleur endroit pour se percher. Mais au moins j’ai une preuve, maintenant vous êtes obligés de me croire !

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Et juste après, incroyable, nouveau plouf et encore un poisson ! Cette fois il est posé en vue, je le cadre, le poisson est dans le bec mais il a le cou tendu devant lui et donc il me tourne le dos. J’attends en espérant qu’il tourne la tête une fraction de seconde sur le côté, mais il avale son poisson en restant de dos. Dommage, pas de photos encore cette fois ! Il reste un peu sur son perchoir et me donne tout de même l’occasion de lui tirer le portrait :

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Pas de quoi révolutionner ma galerie sur ce bel oiseau aujourd’hui, mais en tout cas j’ai passé un joli moment, cela faisait longtemps que je n’avais pas approché autant le prestigieux Martin pêcheur. Le voir pêcher aussi près de soi, certes à travers les trous du filet, est vraiment une belle expérience. Et plouf !

dimanche 1 novembre 2015

Rougegorge d'automne

L'automne passe vite. Les mammifères sortent désormais trop tôt, la nuit tombant très vite en fin de journée. De plus, avec la présence des chasseurs, plus rares sont les chances de rencontrer de paisibles bêtes à poil.

Bref, c'est le moment de se remettre aux oiseaux. Mais malgré mes prospections, comme chaque année à cette époque, c'est calme. Dommage, avec les couleurs de l'automne, il y a de belles images à faire. Mes dernières ballades n'ont pas donné grand chose. La seule créature que l'on trouve un peu partout, ce sont les ingénieurs de chez Orange qui sont systématiquement présent le week-end dans la zone la plus intéressante à prospecter. Ne tirez pas, j'ai rien fait, en plus je suis paché ses choche !!!
Du coup je n'ai qu'une photo à vous montrer, une petite digiscopie d'un Rougegorge que j'ai poursuivi patiemment le long d'une ancienne voie ferrée.

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Un magnifique Pic noir est passé pendant ce temps 15 mètres au dessus de ma tête pour se percher en vue contre un tronc à 50 mètres. Superbe observation !
Un peu après, un ingénieur de chez Orange à débarqué et j'ai abandonné la partie avec le petit Rougegorge qui, comme on le voit sur la photo, avait lui aussi enfilé son gilet facial orange de peur d'être pris pour du gibier...

jeudi 9 juillet 2015

Toutes les mêmes...

Au mois de mai et juin, j’ai décidé de m’intéresser à nouveau à la Pie-grièche écorcheur. Cela fait des années que j’essaie de photographier cet oiseau très farouche avec plus ou moins de succès. Après un peu de recherches, je trouve 3 couples le long d’une haie. Le premier utilise uniquement des piquets pour se percher, pas très esthétique. Le 2ème, lui, utilise des piquets et des ferrailles à l’entrée d’une parcelle, encore moins esthétique. Et enfin, le 3ème, lui, est en train de construire son nid dans un roncier, et les 2 oiseaux se perchent sur une jolie ronce en arc de cercle idéalement placée. Je m’intéresse alors à ce couple. Lors de ma première tentative d’affût près de cette ronce, un matin de bonne heure, je me place assez loin avec le digiscope, sachant que les pies-grièches ont une forte tendance à éviter tous les perchoirs placés trop près d’un photographe en affût…

L’affût fonctionne de façon surprenante, les oiseaux viennent se percher comme si je n’étais pas là ! Au début, je réussis quelques photos à plus de 1700 mm de focale, mais rapidement la chaleur arrive et les turbulences atmosphériques viennent rendre les photos nettes impossibles :
Monsieur:

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Et Madame:

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Au cours de la matinée, je m’approche petit à petit sous mon filet pour arriver à environ 12 mètres du perchoir sans que les oiseaux ne semblent dérangés. Mais les turbulences sont trop fortes, impossible de réussir des photos.

J’y retourne le soir, en me disant que le contre-jour peut faire des photos différentes et peut-être sympathiques. Je m’installe, et après pas mal d’attente, aucun oiseau ne vient se percher. Je commence à me dire que je dérange, puis enfin le mâle se pointe ! Il parait tellement gêné par ma présence qu’il fait sa toilette juste devant moi pendant plusieurs minutes, un régal !

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Après cette journée, je me dis que j’ai enfin trouvé un couple de pies-grièches peu farouches et que je vais pouvoir peut-être réaliser de belles images durant la reproduction. Mais voilà, ça c’était avant… car nous sommes maintenant début juillet et je n’ai pas la moindre photo supplémentaire à vous montrer. Dès ma visite suivante, le couple était devenu farouche comme des pies-grièches normales, dès que j’étais en affût à moins de 25 mètres de la ronce plus aucun oiseau ne venait s’y percher, et durant les ravitaillements au nid le couple arrivait dans le roncier en rase-motte dans la végétation pour être en dehors de mon champ de vision. Ah ces pies-grièches, toutes les mêmes…. On n’en dira pas plus !

samedi 14 février 2015

Sous la neige

Le week-end dernier, nous avons eu beaucoup de neige, c’est rare et j’ai essayé d’en profiter. Samedi matin, après avoir longé ma haie à rougegorges sans succès, je croise le chemin d’un petit Tarier pâtre. Il n’est pas courant de voir cet oiseau dans la neige ! A l’approche de ma voiture, il s’envole de l’autre côté de la route et se perche sur un vieux bout de bois. J’ai le temps de faire une petite photo :

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Un peu plus loin, je trouve un groupe impressionnant de pinsons dans les champs au bord de la route, au moins 600 répartis sur plusieurs parcelles !

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Au milieu des ces pinsons des arbres, je déniche quelques bruants jaunes et des roseaux, quelques pinsons du nord et des moineaux friquets. Je cherche alors un endroit où poser ma voiture pour tenter de les photographier depuis le bord de la route. Pas question de sortir de la voiture, sinon c’est l’envol garanti ! Finalement, je n’ai pas d’autres choix que de rester à moitié dans le tas de neige du bord de la route et donc par déduction à moitié aussi au milieu de la route dans la ligne droite, seul endroit ou quelques pinsons sont très près de la route. Durant 15 minutes, je tente de faire des photos en appuyant le 500 mm au bord de la vitre. Je dérange pas mal d’automobilistes qui arrivent derrière moi en même temps que d’autres arrivent en face, mais bon, au final personne ne klaxonne. Je m’excuse auprès de ceux que j’ai probablement gêné (vu la tête avec laquelle ils m’ont regardé en dépassant, y a pas trop de doutes sur leur pensée…). Je remercie aussi ceux qui se sont arrêtés à mon niveau pensant que je m’étais planté dans la neige ou que j’étais en panne, comme quoi il y a encore un peu de solidarité dans ce monde…

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Un peu plus loin, je m’arrête au bord de la route vers un pommier de fainéant, c'est-à-dire un pommier dont le propriétaire n’a pas ramassé les pommes… J’y trouve quelques merles, grives litornes et surtout un joli rougegorge, seul oiseau dont j’arrive à tirer le portrait !

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L’après midi, je retourne sur place, mais tout a bougé de place et il n’y a plus rien à photographier. Un peu plus loin, je trouve un groupe de chevreuils dans la neige ! J’arrive à prendre quelques photos, et malheureusement je finis par les faire partir tranquillement, malgré que je sois resté dans la voiture à presque 100 mètres.

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Je décide de changer de secteur et d’aller visiter l’allée de petits pommiers d’ornements où j’espère toujours trouver des grives litornes. J’arrive, et rien à l’horizon. Zut alors ! Puis au moment de repartir, voilà qu’un groupe de 45 grives arrive subitement ! D’un coup, je me retrouve avec 15 grives simultanément sur le pommier qui est devant moi. Mais ce n’est pas facile pour autant de réaliser de belles photos, car des pommiers constituent un véritable enchevêtrement de branches dans lequel les oiseaux se plaisent. Il faut attendre et espérer qu’une grive veuille bien se poster dans un coin un peu mieux dégagé…

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Avec le vent, il neige dans la voiture. Elle s’accumule sur le siège passager, cool. Le pare soleil protège un peu la lentille c’est le principal… Par contre l’autofocus n’aime pas faire la neige qui tombe. Perturbé par les flocons, il est incapable de focaliser. Résultat, c’est en mise au point manuelle que je tente ma chance, sans beaucoup plus de succès tant le 500 mm est sensible…

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Je tente ma chance en digiscopie, mais la mise au point est également médiocre. Je sors quand même 1 ou 2 photos sympathiques :

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Un épervier finit par se pointer et par faire fuir toutes les grives qui ne reviendront pas.
Le lendemain matin, il neige encore beaucoup. Je retourne voir les grives. Arrivé sur place, il y a 30 cm de neige au bord de la route où je pose ma voiture habituellement, avec les blocs de neige compact créés par le chasse neige la veille. Petit à petit, j’arrive à planter ma voiture dans la neige au bon endroit sans défoncer le pare-choc ou le carter d’huile. Les grives sont là mais sur un pommier bien trop loin. Après un peu d’attente, j’ai la visite magique d’un grosbec, un oiseau magnifique presque impossible à photographier dans la nature. J’ai l’occasion de faire quelques images, toujours avec la difficulté de la mise au point. Celle qui me plait le plus est la moins nette, mais c’est toujours comme ça !

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A un moment, le chasse neige se pointe pour nettoyer la route. Comme je sais qu’il accumule la neige dans le virage où je suis, je démarre la voiture et je mets la 1ère. Tiens, bizarre, la voiture ne bouge pas. Marche arrière dans mes traces, ça ne bouge pas non plus. Oups ! Obligé de descendre en urgence et de dégager la neige tassée autour des roues à coups de pied, avec le cantonnier qui me met la pression en rasant ma voiture avec la lame… J’arrive enfin à sortir et à repartir sur la route. Comme on ne peut se garer nulle part tant il y a de la neige au bord de la route, je fais 2 fois le tour du village tranquillement puis je reviens sur place. Génial, tout est nettoyé dans mon virage ! Je reste jusqu’à la fin de la matinée, car quelques grives se rapprochent enfin. Mais les photos sont un peu floues, toujours aussi difficile en manuel :

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Ces dernières sont prises en digiscopie :

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Je suis content d’avoir réussi quelques belles photos sous la neige. Autour de chez moi, il neige trop rarement pour que ces occasions soient courantes en hiver. Cette fois j’ai pu profiter de l’occasion !

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