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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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vendredi 18 octobre 2013

Le paradis disparu, enfin presque...

Ce qui devait arriver arriva. Et oui, le lieu-dit "Le Paradis", constitué de vieux terrains agricoles à l'abandon depuis longtemps, offrait de magnifiques zones de friches très tranquilles et riches en biodiversité, qui faisaient mon bonheur ces derniers printemps. J'y ai photographié notamment mes petites fauvettes grisettes et la Pie-grièche écorcheur. Mais voilà, la Communauté de Communes a décidé de remettre ces terrains en culture. Je croyais qu'il était important d'avoir des zones de friches pour le maintien de la biodiversité. Mais voilà, la richesse faunistique et floristique n'a jamais triomphé face à la richesse "euroistique". Mieux vaut que ces terrains rapportent de l'argent, les animaux on s'en fout un peu après tout, ils iront bien ailleurs... Dans le même secteur une jolie marre a été comblée, une ancienne gravière très intéressante a été remblayée ( bientôt un joli lotissement aussi moche que celui d'à côté ??? ). Pour en revenir au Paradis, les machines sont venues raser les friches. Voici le résultat: impressionnant, même la grande haie a disparu !

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Là c'est le roncier ou j'ai fait mes photos de fauvettes grisettes ce printemps. Heureusement que je n'avais pas laissé mon affût !

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Les oiseaux migrateurs vont être surpris en revenant au printemps prochain ! Les granivores cet hiver vont aussi devoir chercher ailleurs...
En repartant, je passe vers le verger des chevêches, disparues depuis bien longtemps. Mais voilà, j'ai la confirmation de ce que m'avait dit Bertrand: elles sont revenues ! Enfin au moins une ! Elle se tient à l'entrée d'une cavité, sur un pommier près du chemin. Je peux l'admirer depuis la voiture sans la déranger. N'ayant pas pris la longue-vue, je me contente de l'observer aux jumelles. Je réalise une petite digiscopie à travers mes jumelles, et je trouve que le décor est plutôt joli, même si la photo, elle, n'est pas terrible. Le lendemain, je retourne donc sur place avec la Zeiss, et la chouette se tient toujours au même endroit. C'est l'occasion de s'appliquer à réaliser une belle digiscopie !

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J'aime beaucoup cette photo, qui montre la Chouette chevêche dans son environnement naturel: un vieux verger dans lequel un vieux pommier, usé et meurtri par le poids des années, finit par offrir une belle cavité naturelle vite adoptée par l'oiseau.

dimanche 23 juin 2013

Les feux de l'amour version Pies-grièches

Après avoir localisé un nid de Pies-grièches écorcheurs, j'ai décidé de retirer mon affût de chez la petite grisette pour le placer devant le roncier du couple de mini-rapaces. La reproduction semble en être à ses débuts, le mâle apporte des proies au nid. La femelle étant invisible, je pense qu'elle couve, étant ravitaillée par son compagnon. Le mâle se pose systématiquement, avant et après avoir plongé dans le roncier, sur une petite tige de frêne morte. Niveau esthétique cela ne vaut pas une jolie ronce mais il faudra faire avec.

J'installe l'affût durant une période où le mâle n'est pas en vue. Par la suite, je m'éloigne et j'observe le comportement du mâle face à l'affût placé à 7 mètres de son perchoir. Résultat, il est à peine intrigué par ce dernier et ne modifie pas son comportement. Bref ça s'annonce bien pour la suite. 2 jours plus tard, je tente un affût en fin d'après midi. Je rejoins ma tente à un moment ou le mâle n'est pas en vue. J'installe le 500mm et j'attend. A peine 5 minutes plus tard, le mâle se pointe sur son perchoir, mais choisi la mauvaise branche, juste celle qui est derrière et qui fait que d'autres branches sont devant. Je ne bouge pas le 500mm, mais je vois bien que je suis déjà repéré et que l'oiseau n'est pas très content. Il finit par plonger dans le roncier avec sa proie. Puis alors qu'il semble ressortir pour se poser à nouveau sur le perchoir, je le pointe avec le 500mm et je m'aperçois que c'est cette fois la femelle, et qu'elle aussi à une proie dans le bec ! Bon alors les œufs ont du éclore et les 2 parents nourrissent, étrange ! Je prend 6 photos de la femelle. 5 sont floues, la 6ème est limite mais à peu près nette. Merci une fois de plus à mes 8000 euro de matériel incapable de faire une mise au point correcte sur la moindre partie d'un oiseau qui occupe une bonne partie de la photo, avec le collimateur placé bien sur correctement sur l'oeil...

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Par la suite, le mâle vient 2 ou 3 fois ravitailler le nid, mais alors que la présence de l'affût lui est indifférente, le fait que je sois dedans ou que le 500 sorte par l'ouverture n'est pas accepté. Il passe par derrière, et j'entend bizarrement les jeunes quémander dans le nid, alors que ceci arrive normalement uniquement pendant les derniers jours de nourrissage au nid. Il s'arrête une fois sur la ronce qui est derrière le perchoir principal, dommage ça fait une jolie branche floue devant...

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Comme je dérange, je m'éclipse rapidement. Le lendemain, je retourne sur les lieux, et bizarrement il n'y a plus de pie-grièches dans la friche. Je me dit qu'elles ne sont pas très loin, mais la seule observation que je fais avec Bertrand est un mâle qui nourrit sa femelle comme un jeune dans la friche dessous près de l'endroit ou je gare ma voiture. Pour moi c'est obligatoirement un autre couple car je sais qu'il y en a un à cet endroit, les mâles se bagarrent régulièrement et pas plus tard qu'hier j'ai observé le mâle alors que le mien était quelques secondes plus tôt sur son perchoir 200 mètres plus loin.

Mais voilà, une nouvelle séance d'observation hier me permet de retrouver mon couple devant mon affût sur le perchoir habituel, et de voir que la femelle se fait nourrir par le mâle en quémandant comme un petit jeune ! Je pense donc qu'il n'y a jamais eu de jeune nulle part et que c'est la femelle qui se faisait nourrir dans le nid par le mâle. Lorsque j'ai photographié la femelle, elle devait simplement ressortir du nid avec la proie que venait de lui apporter le mâle... Ce comportement est étrange. Il peut arriver si la femelle est blessée et ne peut plus chasser, mais là elle parait en pleine forme, elle chasse d'ailleurs par elle même de temps en temps. Moi je n'y comprend pas grand chose, c'est encore plus complexe qu'un épisode des Feux de l'amour. J'espère juste que je n'ai rien fait échouer avec mon affût, mais je ne pense vraiment pas, j'ai déjà dérangé des Pie-grièches bien plus que ça sans jamais mettre en péril la reproduction. Pour l'instant mon affût est toujours sur place, on va voir comment la situation évolue...

samedi 8 juin 2013

La Fauvette grisette joue avec mes nerfs

Ces derniers temps, je n'ai pas eu le temps de mettre à jour mon blog. J'ai néanmoins passé pas mal d'heures en fin de journée dans mon affût pour tenter de photographier cette fameuse grisette. La vilaine a décidé, suite à l'installation de mon affût, de changer de poste de chant. Elle s'est trouvé une jolie ronce en retrait et un peu encombrée et a décidé de ne se poser plus qu'à cet endroit précis pour chanter. Résultat, une fichue ronce se trouve toujours devant sa tête:

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Elle fait quand même des petits efforts à un moment et m'offre une superbe posture un peu en retrait de la ronce:

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Je décide d'intervenir, et un soir en sortant de l'affût, je vais faire un peu de ménage pour dégager les 2-3 ronces les plus gênantes. Ces petits ajustements de décor sont parfois nécessaires, même si je préfère faire sans. La fois suivante, histoire de se foutre de moi, la grisette change encore de poste de chant et se trouve une nouvelle ronce à se mettre devant le corps. Dommage car sinon j'adore cette photo:

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A un moment, elle fait un effort et ne se place pas devant la ronce. Mais l'ombre d'une autre ronce vient en renfort pour gâcher mes photos. Finalement le temps gris et couvert a ses avantages, il n'a pas d'ombres qui viennent perturber mes photos...

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L'oiseau vient également se percher régulièrement au milieu du sac de nœuds de ronces, le pire endroit de mon champ de vision. Mais cette photo s'en sort pas mal avec cette belle lumière:

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Lors d'une séance d'affût suivante, je suis resté 5h30 de suite dans mon affût. J'ai pu réaliser au compte goutte quelques photos sur des ronces dégagées, mais la plupart des images intéressantes sont floues à cause d'une mise au point toujours aussi imprécise du couple 7D/500mm...

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Et puis la grisette se décide à réadopter son premier perchoir que j'avais un peu dégagé. Depuis c'est le seul et unique endroit utilisé par l'oiseau qui soit dans mon champ de tir:

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La grisette à même refilé le tuyau à sa femelle, puisque celle-ci à fait une apparition furtive et s'est perchée au même endroit. Tout content de photographier la femelle, j'ai pris 45 photos en rafale pour être sur d'en avoir des nettes. Au final j'ai bien fait car j'en ai que 4 de nettes dans la série. D'ailleurs celle-ci est floue mais à cette taille cela ne se voit pas et puis j'aime bien la posture:

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Je n'arrive pas à savoir si les oiseaux nichent et où. Mais leur reproduction est probablement en cours quelque-part dans le roncier ou à proximité.
Un soir, une belle surprise s'est présentée: un Grosbec qui est sorti de nulle part ! Le Grosbec est un oiseau presque impossible à photographier en dehors de la mangeoire en hiver. Comme par hasard, il a choisi de se percher.... et oui, au même endroit que la grisette ! Mais qu'est ce qu'elle a de particulier cette ronce ???

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Dans la friche située juste derrière, quelques petites séances d'observation m'ont permis de voir que les Pie-grièches ont déménagé. Elles se sont installées dans un roncier qui peut convenir pour faire des photos. Ce serait un spot de rêve si les perchoir utilisés par les oiseaux étaient plus esthétiques, mais il y a surement quelque-chose d'intéressant à faire tout de même. J'ai pu observer le mâle faire des offrandes à sa belle, et cette dernière amener des matériaux dans le buisson. En ce moment la femelle doit couver car monsieur lui amène des proies dans le buisson. Je vais peut-être déplacer mon affût et m'intéresser à nouveau à ces Pie-grièches...

Pour terminer, un soir il y a eu un "bug" dans la nature. Un chevreuil m'a pris pour un possesseur de fluide magique qui attire les animaux et est passé juste devant ma voiture alors que je me garais pour descendre dans les prés tenter de faire justement des photos de chevreuils. Résultat, quelques images qui font toujours plaisir!

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mercredi 6 juin 2012

La petite grisette de la friche

Après la disparition des petits grimpereaux, je suis retourné dans la zone de friche adjacente au bois. En effet, j’y avais repéré quelques individus de fauvettes grisettes, un petit oiseau très joli que j’ai déjà essayé de prendre en photos plusieurs fois, avec un succès modéré…
Après quelques repérages, je trouve un roncier qui semble être un bon poste de chant pour un mâle. Ce roncier est également intéressant pour la photo, car les ronces sont assez jolies et peu en hauteur, qui ce qui me permettra d’avoir autre chose que du ciel bleu en arrière plan. Connaissant la petite grisette, je sais que l’affût sous un filet accroupi dans l’herbe ne fonctionne pas. L’oiseau est trop méfiant et ne s’approche pas, ou alors vient chanter mais toujours en prenant soin de garder une feuille ou une branche entre lui et l’objectif. C’est assez marrant comme comportement mais j’ai remarqué cela aussi avec un autre oiseau, l’Hypolaïs polyglotte. On dirait que les oiseaux se sentent plus en sécurité en conservant un « obstacle » entre eux et l’objectif du photographe.

Cette fois, la zone étant tranquille et normalement peu fréquentée par les promeneurs, je décide d’employer les grands moyens et de poser sur place mon affût fixe, qui est en fait un simple abri de randonnée décathlon à 30 euros. Je choisi avec soin l’endroit d’après les perchoirs que la grisette aime utiliser. Je recouvre mon affût de mon filet de camouflage et je le laisse quelques jours sur place en espérant que la grisette s’y habitue.

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Le samedi matin suivant, c’est le moment de tenter l’expérience. J’arrive vers 6h30 sur place. La grisette chante déjà dans le secteur. Je rentre rapidement dans mon affût, équipé du digiscope. Je suis à 7 mètres de la ronce principale visée. C’est très près, mais déjà 2 mètres trop loin pour utiliser le reflex avec le 400mm…

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La grisette ne tarde pas à venir chanter juste à côté de l’affût. Mais bien sur, elle vient chanter à quelques mètres à droite, puis à gauche, mais ne vient pas sur le roncier. Je suis persuadé que la longue-vue qui dépasse de l’affût suffit à l’effrayer ! Mais après un moment, elle se pointe enfin sur le roncier. La photographier reste peu évident, car elle a tendance à repartir dès que je la vise avec la longue-vue, même avec des mouvements très lents. Ce comportement est très classique chez les oiseaux. Mais après 5 heures passées dans l’affût, j’ai heureusement l’occasion de faire quelques jolies photos. La première série est floue, merci à mon petit canon S95 qui me dit que la mise au point est bonne alors qu’elle est complètement à côté ! J’ai heureusement fait attention à bien corriger le tir pour les fois suivantes !

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La dernière correspond pratiquement à la photo exacte que je voulais faire, avec un arrière-plan composé des arbres du bois verts et de la montagne du Jura au dessus, apportant un dégradé bleu-vert que j’aime beaucoup. Mais je dis pratiquement, car il y a une foutue ronce floue derrière l’oiseau qui gâche un peu tout… Du coup, en sortant, je vais faire une prise de Full contact à cette foutue ronce pour me venger, et j’espère refaire la même sans la ronce la prochaine fois ! La suite bientôt…

lundi 27 décembre 2010

La visite de la Pie-grièche grise

Ce week-end, je suis allé rendre visite aux merles, qui une fois de plus ont profité des fruits rouges, le sol étant gelé de partout.

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Mais la surprise est venue d’un peu plus loin dans la friche ! La Pie-grièche grise est là, sur la tige même ou j’avais réalisé cette photo l’an dernier en affût. C’est sa première apparition cet hiver, pour mon plus grand bonheur. Et pour la première fois depuis 4 hivers passés à l’observer, ce rapace miniature a attrapé un petit rongeur devant moi. Enfin devant moi, à bien 50 mètres quand même ! J’ai pu faire une mauvaise photo au reflex qui montre la scène.

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Un peu plus tard, l’oiseau s’est mis à voguer de perchoirs en perchoirs. En tournant autour de la friche en voiture, j’ai pu l’approcher un peu sans la faire partir. Le digiscope à la portière, j’ai tenté quelques photos de ce magnifique oiseau, mais même à 25 mètres (dernière photo), on est encore un peu loin. S’il décide de se cantonner quelques temps dans cette friche, j’espère avoir le temps de tenter à nouveau quelques affûts pour lui tirer le portrait, même si ça s’annonce difficile connaissant l’oiseau !

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