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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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dimanche 18 mai 2014

Une mésange peut cacher un chevreuil

Récemment, j'ai été invité à 2 reprises du côté de Gex par un copain pour tenter de photographier les chevreuils qu'il a la chance de côtoyer juste derrière chez lui. Le premier jour, les chevreuils disparaissent dès mon arrivée. Motivés, nous nous planquons dans la haie et nous attendons que les bêtes veulent bien ressortir. Mais voilà, les chevreuils ne se décident pas. Mais heureusement, nous trouvons une occupation en les attendant. Il se trouve qu'un couple de mésanges charbonnières est en train d'installer son nid dans un trou juste à côté de nous ! Nous essayons de faire des photos lorsque la femelle amène des matériaux au nid. La mésange n'est pas trop effarouchée par notre présence, mais ce n'est pas pour autant qu'il est facile de faire des photos...

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Après quelques allé-retours, la femelle stoppe son activité. La seule photo que j'arrive à faire à la sortie du trou est celle-ci. J'avais réglé à 3200 iso pour tenter de la saisir au décollage, car elle ne s'arrêtait jamais au bord du trou en sortant. Mais voilà, cette fois elle a fait une pause, ce qui fait que j'ai pu faire une belle photo... mais à 3200 iso, donc de près elle est ultra bruitée, dommage !

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La fois suivante, environ 1 mois plus tard, nous nous concentrons sur les chevreuils qui ne sont toujours pas là. Après avoir passé un bon moment à l'affût au bord du pré, nous décidons de nous concentrer à nouveau sur le couple de mésanges qui cette fois nourrit les jeunes. Après avoir trouvé le bon angle de prise de vue et une distance acceptée par le couple, c'est repartit pour une séance photo. Mais les ravitaillements vont vite! Oups trop tard....

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Allez on anticipe. Oups trop tôt ! ....

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A la sortie il faut de bons réflexes aussi. Encore trop tard! ....

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Mais heureusement, avec le précieux mode rafale des reflex, il nous est possible d'en réussir quelques-unes. La mise au point est manuelle et anticipée, car l'autofocus n'y voit rien dans l'ombre des sous-bois et se loupe à coup sur. ....

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Ici, un adulte évacue un sac fécal. C'est un sac qui contient les fientes d'un jeune. L'oiseau va le lâcher un peu plus loin. Avec ça le nid reste propre ! ....

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Le truc marrant dans l'histoire, c'est qu'alors que nous étions bien installés et concentrés sur les mésanges, ces dernières semblent s'agiter comme si on les dérangeait. Bizarre, jusqu'à maintenant ça allait plutôt bien. C'est alors que déboulent dans la haie à 10 mètres de nous 2 magnifiques chevreuils, sortis de nulle part ! J'avais juste une petite butte de terre qui me cachait une petite partie du pré. Et il a fallu que les chevreuils traversent pile au mauvais endroit, impossibles à repérer. Et pour bien rager, depuis l'endroit ou nous étions planqués au début, nous les aurons eu juste devant et au soleil... Une fois de plus les chevreuils ont gagné, car bien entendu ils m'ont vu en même temps que je les ai vu, et sont partis à 500 à l'heure...

dimanche 20 mai 2012

Visite chez les grimpereaux

Il y a déjà un bout de temps, Bertrand a trouvé par hasard un petit spot magnifique dans un petit bois. Celui-ci accueille un couple de grimpereaux des jardins, un tout petit oiseau qui grimpe aux arbres et qui est très difficile à photographier. Son nid est situé en général dans la fissure d’un arbre mort, ou derrière une écorce décollée. De mon côté, j’avais trouvé un nid de cet oiseau il y a quelques années, mais en digiscopie je n’avais pas assez de lumière pour espérer de bonnes photos. C’est que l’oiseau aime bien les sous-bois bien sombres pour s’installer !

Avec mon reflex, je me dis que cette fois, il est peut-être possible de faire des photos. Je trouve enfin le temps d’y aller une matinée où il y a un soleil de plomb au dessus du bois. Mais une fois sur place, le constat est toujours le même : pas assez de lumière. Ceci n’est pas vraiment étonnant car Bertrand avec un objectif 4 fois plus lumineux que le mien avait aussi du mal à trouver assez de lumière… Décidément, la photographie d’oiseaux forestiers semble réservée au matériel de pro hyper lumineux et qui ne craint pas la montée en iso…

Mais j’ai déjà pu faire des photos dans ces conditions, en étant méthodique, notamment avec les pics et le pouillot siffleur, alors je ne me décourage pas. Je me place en affût à environ 8 mètres du nid, allongé par terre. C’est à ce moment là que 2 petits chiens arrivent et tournent autour de moi en aboyant pendant 5 minutes, effrayant du même coup les grimpereaux et les autres oiseaux. Cela ne me surprend même pas, ce n’est que la suite logique du paysan plus tôt dans la matinée qui a déplacé ses vaches dans la parcelle ou j’étais installé depuis 5 minutes pour tenter mon premier affût vers mon couple de Pies-grièches écorcheurs… Bien sur, les Pies-grièches se sont sauvées et les vaches se sont agglutinées autour de moi, m’obligeant à partir…

Mais bon, revenons à nos grimpereaux, les pies-grièches ce sera pour plus tard, bientôt j’espère d’ailleurs…
Les oiseaux sont bien sur dérangés par les chiens en plus d’être dérangés par moi, mais finissent par s’habituer à ma présence une fois les chiens repartis. Les premières photos sont assez floues, et les oiseaux sont bien petits dans le viseur malgré la proximité. C’est qu’ils sont tout petits ces grimpereaux, et ils ont la bougeotte !

Loupé...

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Déjà mieux...

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Je décide petit à petit de ramper en direction du nid pour me rapprocher au fur et à mesure qu’ils s’habituent à ma présence. Et là, un miracle se produit : vers 11h, une trouée dans le feuillage laisse le soleil inonder le tronc des oiseaux, et ceci va durer pendant 1h ! Mon reflex est aveuglé par la lumière, et j’essaie d’en profiter. A force de ramper, j’arrive à 4 mètres du nid et les oiseaux viennent toujours…

Voici une sélection de photos :

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Jeudi matin, je décide de retourner sur place car le soleil est là. J’ai de nouvelles idées de photos et je compte bien les concrétiser. Mais une fois sur place, c’est bien calme. J’attends, encore en encore, pas le moindre grimpereau. Au bout d’1 heure, je décide d’aller contrôler le nid. Et là, le nid est vide et quelques matériaux de celui-ci sont par terre. Un prédateur est surement passé par là…
Triste nouvelle pour les oiseaux et le photographe, tant pis c’est la nature !

samedi 31 mars 2012

Le tichodrome laisse place

Lors de mon dernier message, j’ai parlé de ce couple de grands corbeaux qui en s’installant pour nidifier sur la falaise m’a empêché de terminer la saison du tichodrome. Assez rageant, mais bon c’est comme ça. Depuis presque 2 semaines, les tichodromes semblent avoir disparu. Ils ont quitté leurs quartiers d’hiver pour rejoindre leurs mystérieux sites de reproduction. J’ai tenté de me poster en affût pour photographier les grands corbeaux. Lors de la première tentative, j’ai eu l’impression que cela fonctionnait. Je me suis installé sans me faire repérer par les oiseaux. Trente minutes après mon arrivée, un oiseau qui était au nid a décollé, puis est revenu se poser directement 30 secondes plus tard. Ceci est plutôt très rassurant.

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Mais les choses se gâtent la fois suivante. L’oiseau présent au nid s’envole 5 minutes après mon arrivée et disparait. Au même moment, des promeneurs parlent très fort au dessus de la falaise, 20 à 25 mètres au dessus du nid. Je pense qu’ils sont responsables. Après, ils descendent sous la falaise à côté de moi, toujours en faisant du bruit, et agacent clairement les oiseaux. Il n’y a aucun chemin à cet endroit, et c’est très escarpé. Ils provoquent des chutes de pierres qui dégringolent jusqu’en bas de la falaise, pas très malin !
Et juste après, j’entends un couple qui descend encore sous la falaise, juste à côté de moi. Au début, je pense à des promeneurs, mais très vite je comprends que c’est un couple de photographes amateurs qui cherche à photographier les oiseaux rupestres. Le truc marrant dans l’histoire, c’est qu’ils se postent à 5 mètres de moi pendant 1h30 mais sans me voir, car je suis juste en contrebas d’une grosse pierre. Moi je peux suivre leur conversation. Bien entendu, ils stressent les grands corbeaux car ils ne savent pas que leur nid est à 30 mètres de là. Je préfère rester caché plutôt que de les informer de la présence du nid, car c’est une information qui ne doit pas trop circuler. Après leur départ, les oiseaux reviennent, mais j’ai l’impression cette fois que ma présence les gène aussi, car ils se posent en falaise mais n’osent pas rejoindre le nid.

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Je m’éclipse rapidement à un moment ou les 2 oiseaux ne sont plus en vue.

Une 3ème tentative très brève me confirme le dérangement qu’occasionne ma présence. Je réfléchis alors à la pose d’un affût fixe qui devrait être mieux accepté par le couple. J’étudie tout par avance, et le jour j, je descends l’installer. Au début, je ne suis pas repéré, mais au bout de 5 minutes, ça y est. Je m’active et 10 minutes plus tard, tout est à peu près en place. Je me sauve rapidement. Je n’ai pas encore de photos de l’affût, ça viendra.

Jeudi après midi, je peux me libérer pour aller tester cet affût. Un chemin un peu escarpé me permet de le rejoindre en ayant peu de chances d’être repéré. Une fois dedans, ça ne va pas trop mal. Et les oiseaux l’ignorent complètement, très bonne nouvelle. J’observe qu’un oiseau reste tout le temps au nid, et que l’autre le ravitaille de temps en temps. Et autre nouvelle non des moindre : un couple de faucons crécerelles s’installe 10 mètres au dessus des grands corbeaux ! Incroyable. Les 2 espèces semblent se tolérer sans plus, je ne sais pas comment cela va évoluer, car les 2 peuvent potentiellement prédater les œufs ou les poussins de l’autre…

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Le plus difficile reste maintenant de faire des photos. Suivre les oiseaux en vol ce n’est pas ma spécialité, et entre les faucons trop rapides et les corbeaux trop noirs qui mettent à rude épreuve l’autofocus, ce n’est pas gagné. Les photos présentées ici sont pas mal recadrées et souvent pas très nettes. Ce n’est pas le genre de photos que j’aime faire. Affaire à suivre…

mercredi 9 juin 2010

On prend les mêmes et on recommence !

Ces 2 derniers jours, j’étais en congé. J’en ai profité pour retourner voir les Pics, le Pouillot siffleur et les Pies-grièches. C'est surtout mon matériel reflex qui a été à l'honneur. Hier après-midi, il y avait un peu de lumière, et j’ai tenté de photographier la femelle de Pie-grièche écorcheur en plein vol. Je connais bien sa trajectoire, mais ce ne fût pas gagné pour autant. Mais au final, après 250 prises, j’ai réussi à obtenir quelques bonnes photos dont je suis bien content. Un exemple, ou la Pie-grièche reste un peu cachée derrière ce bout de ronces avec ses fleurs blanches, qui m’a gâché un bon nombre de photos ! J’ai hésité à aller lui faire sa fête, mais cela aurait impliqué d’aller piétiner à 1 mètre du nid alors je me suis abstenu et j’ai fais avec !

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Ce matin, je suis retourné dans mon bois pour aller voir la petite famille de Pics épeiches. Quelle fût ma surprise de voir 1 jeune sorti du nid et pousser ses cris puissants depuis le pied d’un petit arbre ou il essayait de s’accrocher comme un grand…
Je commence une séance d’affût, cette fois j’ai pris la télécommande filaire pour déclencher mes photos et je relève le miroir, ce qui permet d’éviter le flou de bougé du matériel. Je reste également en mise au point manuelle, qui bien que très délicate reste plus précise que l’autofocus qui est aveugle à cause du manque de lumière. Alors que je fais quelques images à la loge, voici qu’un 2ème jeune saute du nid sous mon nez ! Il atterrit pratiquement à mes pieds ! Je reste quelques instants pour l’observer, puis un adulte arrive et commence à alarmer… Du coup je me suis vite éclipsé pour les laisser tranquille, car vu que l’aire des Autours n'est qu'à 100 mètres, moins ils se feront entendre et mieux ce sera…

Voici une petite photo du jeune fraichement sorti du nid. J'ai eu du mal à obtenir une photo à peu près nette car il tremblait tout le temps et la vitesse pour les photos était de l'ordre de 1/13 à 800 iso...

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Pour finir la matinée, je décide de retourner voir mon Pouillot siffleur. Je finis par le trouver, à 100 mètres de distance de notre dernier point de rencontre. Et là, gros coup de chance, je m’aperçois que je suis en fait à 4 mètres du nid, situé au sol sous un petit tas de brindilles ! Heureusement que je n’ai pas marché dessus… Du coup, j’y retourne cet après-midi pour essayer de faire des photos, et le résultat n’est pas vilain. Et ceci malgré le manque de lumière qui m’oblige également à travailler en mise au point manuelle, avec le miroir relevé et la télécommande filaire. Les conditions d’affût sont assez confortables, car cet oiseau est peu craintif, même si je pense avoir quand même dérangé un peu le couple durant ma séance photo, qui néanmoins est restée brève.

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La photo est prise à 4 mètres:

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J'ai commencé à mettre à jour la galerie, mais j'ai encore du travail car il faut sélectionner les meilleures photos, ou les moins ratées, ça dépend des jours...

lundi 31 mai 2010

Querelles entre voisins

Hier après-midi, après la pluie qui a duré une bonne partie de la journée, je vais faire un tour vers ma petite friche pas très loin de chez moi. Je me gare en voiture pour observer ce qui se passe, et je peux voir que le couple de Pie-grièches écorcheurs est en plein nourrissage. Un couple de Bruants jaunes semble également aller et venir du même endroit, ainsi qu’un merle. Voici une petite photo de Monsieur Bruant jaune dans le semis à côté de la friche :

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Je décide de m’approcher en voiture car un chemin fait en partie le tour de la parcelle. La femelle de Bruant jaune ne tarde pas à me montrer l’emplacement de son nid dans les ronces. Un peu plus tard, la femelle de Pie-grièche fait de même. Les 2 nids sont à environ 3 mètres l’un de l’autre ! Le merle, lui, est quelques mètres plus loin. Les pauvres bruants se font régulièrement chasser par les Pie-grièches, ce qui n’est pas étonnant vu la différence de gabarit entre les 2… Mais ils tiennent bon et semblent motivés pour nourrir leur nichée. J’essaie de faire quelques photos au reflex (la longue-vue est restée à la maison) mais ce n’est pas facile car je suis un peu loin et les oiseaux se perchent dans les ronces, rarement en vue. Chez les bruants, le mâle ne fait aucune apparition près du nid, comme l’an dernier au même endroit d’ailleurs. Du coup je n’ai que la femelle à me mettre sous la dent, et elle est quand même moins jolie que monsieur… Chez les Pie-grièches, c’est le contraire comme d’habitude, la femelle se fait discrète et le mâle se montre bien, même s’il semble un peu dérangé par ma présence. Il hésite plusieurs fois à ravitailler son nid mais y va quand même de temps en temps. Je n’insiste pas trop et repart après 1 heure passée près des nids. Voici une photo de la femelle de bruant, qui est venue à environ 8 mètres de ma voiture grâce à la Pie-grièche qui l’a poussée dans ma direction… :

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Et la fameuse Pie-grièche, photo pas terrible mais je n’ai pu faire mieux :

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