En ce moment, le soleil ne laisse désirer. Pour patienter, voici quelques photos prises dans le brouillard. Celui-ci donne une ambiance particulière, les photos deviennent monochromes, les détails laissent place à de simple silhouettes. Vincent Munier est le spécialiste de ce genre de photos, moi j'ai beau essayer je ne sais pas pourquoi mes photos rendent moins bien... Mais j'aime bien le résultat quand même. Voici une Buse variable et 2 corneilles noires.



dimanche 29 janvier 2012
Balade dans le brouillard
Par Jean-Christophe Delattre le dimanche 29 janvier 2012, 14:23
samedi 21 janvier 2012
Une frustration qui se termine bien
Par Jean-Christophe Delattre le samedi 21 janvier 2012, 13:56
Frustration : état dans lequel se retrouve le photographe animalier lorsqu’un tichodrome reste 15 minutes à 5 mètres de lui sans lui laisser l’occasion de faire la moindre photo. Ce n’est pas la définition du Petit Robert mais elle explique bien le mot quand même je trouve ! Il y aurait bien une autre définition possible : état dans lequel se retrouve le photographe animalier quand en arrivant tôt le matin dans la friche ou il prévoit de se poser en affût pour photographier les chardonnerets, il y trouve… tous les chasseurs de la commune !
Mais bon, je ne vais développer que la première définition. Pour la 2ème, je ne vais pas insister, en plus, photographe ou chasseur, on est tous écolos et amoureux de la nature, n’est ce pas ? La seule différence entre les 2, c’est qu’il y en a un qui ne dérange personne…
Donc pour en revenir à la 1ère définition, après pas mal de temps sans retourner voir le Tichodrome, la météo du week-end dernier m’a permis d’aller à nouveau côtoyer le petit alpiniste. Samedi après-midi, le vent est très fort lorsque j’arrive sur place. Je décide de rester quand même un moment pour voir comme cela évolue. Après un peu d’attente, un oiseau arrive et se pose derrière le rocher qui est devant moi. Je guette sa sortie, lorsque je m’aperçois qu’il se promène juste au dessus de ma tête ! Il rentre dans une petite cavité, sans doute pour se mettre à l’abri du vent. Pour viser cette cavité située à 90 degrés au dessus de ma tête, je dois tenir le trépied en équilibre. Pas très confortable. Je passe les 10 minutes suivantes à guetter les apparitions de Titi au bord de la cavité, mais à chaque fois, je n’ai pas le temps de le cadrer. Si seulement j’avais pris le reflex, je n’aurais pas eu trop de problèmes, mais avec le digiscope c’est dur dur ! Titi finit par sortir de sa cavité, et se promène toujours à 5 mètres, puis en s’éloignant progressivement. Mais impossible de le suivre, ma seule photo est prise involontairement, mais elle montre quand même la proximité exceptionnelle que j’ai eu avec l’oiseau.

En rentrant, je m’arrête au Fort car un tichodrome parcourt le mur. Je fais une petite photo sympathique, mais qui ne me plait pas plus que ça.

Dimanche, je ne peux m’empêcher d’y retourner. Sur le chemin, je croise des photographes super équipés avec des énormes téléobjectifs de rêve. Le vent toujours bien présent les a découragé. L’avantage de mon matériel à moi, c’est qu’il rentre dans mon petit sac à dos sans problème, je passe presque inaperçu...
Après un peu d’attente, je suis rejoint par Bertrand, passionné comme moi par le petit alpiniste. Nous passons l’après midi à attendre Titi. Ce dernier finit par se montrer pas très loin de moi. Concentré, je ne peux qu’être à nouveau frustré car l’oiseau se promène un bon moment devant moi, mais toujours derrière l’arête. Je ne peux qu’apercevoir une aile de temps en temps, sans avoir l’occasion de faire une bonne photo :

Puis plus rien ne se passe. Nous commençons à avoir froid et nous décidons de partir. C’est pile à ce moment que le tichodrome revient, plutôt même les tichodromes, car nous en verrons au moins 3 différents ! L’après midi se termine pour moi avec une belle photo, prise vraiment 2 minutes avant le coucher du soleil. Bertrand aura moins de chance niveau proximité, mais ce n’est que partie remise je l’espère !



dimanche 1 janvier 2012
Nouvel hors sujet d'astrophotographie
Par Jean-Christophe Delattre le dimanche 1 janvier 2012, 15:51
En ce moment, j'ai trop peu de temps à consacrer à la photo. Le temps pourri de ce week-end n'a rien arrangé. Pour animer un peu le blog, voici quelques astrophotographies qui datent du mois de novembre. Il y a eu quelques nuits magnifiques, ces nuits rares qui permettent de tenter quelques photos du ciel. Pour la technique employée, je vous invite à lire mon premier article sur le sujet. Pour s'essayer à l'astrophotographie du ciel profond (nébuleuses et galaxies), il faut non seulement un matériel astronomique adapté, mais également des conditions irréprochables. L'absence de Lune est indispensable. Même sans Lune, certaines nuits sont plus noires que d'autres. Je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi. L'absence totale de nuages ou de brume est également presque indispensable, car souvent les nuages même en dehors du champ de vision du télescope semblent amener une légère lueur qui crée de la lumière parasite. L'absence de vent est également indispensable, car le vent même faible déséquilibre le télescope et décale le suivi motorisé. Enfin, même sans vent, il y a toujours des turbulences dans l'air, qui floutent inexorablement l'image. Ces turbulences sont variables et impossible à prévoir.
Je me suis la première nuit focalisé sur la galaxie d'Andromède, la galaxie la plus proche de nous, qui a la particularité d'être visible à l'oeil nu. Elle est donc facile à cadrer pour l'observation et la photo.

La lumière qui a été captée par mon appareil photo a été émise il y a presque 3 millions d'années. Pour cette photo, 6 min de pause à 400 iso, à 2000 mm de focale et f/6,3. Cette nuit, il y avait très peu de turbulences, et la netteté est franchement bonne, j'ai été le premier surpris. La galaxie d'Andromède est très étendue, ici on ne voit que la partie centrale, la plus lumineuse. En réalité, cette galaxie est plus étendue, et couvre pratiquement 3 fois la largeur de cette photo !
La nuit suivante, j'ai tenté de photographier une autre galaxie spirale situé dans la constellation du Triange, proche de celle d'Andromède. Il s'agit de M33. J'ai eu beaucoup de mal à la repérer et à la cadrer, tant elle est difficile à voir. Car si Andromède se repère facilement dans le viseur du télescope, M33 reste invisible. Comme elle n'est pas située proche d'une étoile qui pourrait servir de repère, il est difficile de la trouver. Les télescopes modernes sont équipés d'une fonction Go-To, qui est un positionnement automatique du télescope sur les objets du ciel. Le mien n'est pas équipé. Ainsi, je dois me servir des axes gradués du télescope. Chaque objet du ciel possède des coordonnées, exprimées sur l'axe de l’ascension droite et sur celui de la déclinaison. Pour pointer un objet, Il faut d'abord pointer une étoile connue avec le télescope, puis régler les graduation des 2 axes du télescope pour qu'elles correspondent aux coordonnées de cette étoile. C'est une sorte de calibrage. En effet, comme le ciel tourne, l'une des coordonnée, sur l'axe de l’ascension droite, se décale sans cesse. Ensuite, connaissant les coordonnées de M33 (on les trouve facilement dans un livre ou sur le net), on déplace le télescope sur les 2 axes aux bonnes coordonnées. Et normalement, on tombe pile sur M33. En théorie bien sur, souvent on ne tombe pas dessus mais un peu à côté. Il faut alors explorer les alentours en espérant la trouver. Au final, après une bonne galère, j'ai pu faire une série de photos. Une seule est correcte, le suivi durant les prises de vue ayant été rendu difficile par l'absence "d'étoile guide" suffisamment lumineuse.

Pour terminer, j'ai profité du peu de turbulences pour faire des photos de Jupiter, qui en ce moment est bien visible le soir. On distingue la fameuse "Tâche rouge" sur la photo, cette petite protubérance qui apparait sur la bande de nuage. Cette célèbre tâche rouge, qui est quand même grande comme 3 fois la Terre, est un immense anticyclone dont les vents soufflent à 700 km/h et dont la taille évolue dans le temps. Elle pourrait finir par disparaître, personne ne le sait vraiment ! Si l'on observe Jupiter durant un moment, on voit cette tâche rouge passer d'un côté à l'autre de la planète. En effet, Jupiter à beau être une planète immense, sa vitesse de rotation est telle qu'elle fait un tour sur elle-même en seulement 10 heures.
Pour cette photo, j'ai enlevé le réducteur de focale. La focale est donc de 3200 mm à F/10, avec une vitesse de 1/160 à 400 iso. La photo est cropée à 100%, ce qui signifie que j'ai zoomé au maximum sur la photo pour vous présenter le résultat. La photo de planètes demande des focales de plusieurs mètres, totalement aberrantes pour le photographe animalier !

dimanche 11 décembre 2011
Le casque porte bonheur
Par Jean-Christophe Delattre le dimanche 11 décembre 2011, 17:55
Je suis retourné 3 demi-journées attendre le petit tichodrome au pied des falaises. Durant les 2 premières, Titi m’a nargué en prospectant la falaise toujours trop loin, sans jamais venir me voir. Lors de la 2ème séance, voilà qu’un gros bruit me surprend subitement juste à côté de moi ! Je n’ai pas rêvé, une grosse pierre vient de tomber à 3 mètres de moi depuis je ne sais où ! Vu le bruit que ça a fait, y aurait pas fallu que je me la prenne sur la tête ! Pas très rassuré, je reste quand même sur place. En étudiant la voute au dessus de ma tête, je me dis que normalement, les pierres ne peuvent pas me tomber dessus car je suis trop à l’aplomb de la falaise.
Le making-off de mon poste :


Le making-off du making-off : j’utilise la fonction intervalomètre de mon vieux canon, qui permet de programmer des photos dans le temps. Cette fonction n’existe à ma connaissance que sur cet appareil !

Le making-off du making-off du makind-off (top délire !)

Pour avoir le making off du making-off du making-off du making-off, il suffit de retourner à l’avant dernière photo, et ainsi de suite. Je sais c’est nul mais en attendant Titi on s’occupe !
La fois suivante, je décide de prendre mon casque de vélo, celui qui est gris métallique et qui brille bien au soleil… Pour éviter d’être trop voyant, je coince une écharpe camo entre lui et ma tête. Je ne sais pas trop à quoi je ressemble mais en tout cas ça marche. Et voilà que Titi l’alpiniste, après m’avoir nargué de nouveau, vient me rendre visite ! Instant rare ! Je saisis le digiscope et j’essaie au mieux de profiter de sa présence. Il joue pas mal à cache cache avec les cailloux, et bouge sans cesse, ce n’est vraiment pas facile. En plus, le soleil est plus ou moins caché, et je dois réduire ma focale au maxi pour minimiser les risques de bougé et profiter au mieux de la lumière présente. Au final, je rate plein de photos, mais j’en réussi quelques-unes qui me plaisent beaucoup !








Une fois le soleil définitivement caché, Titi est toujours là, il ne veut plus partir, alors que d’habitude il ne vient jamais !!! Moi je ne peux plus faire de photos. Je reste tout de même pour l’admirer, même s'il se promène presque à 90 degrés au dessus de ma tête, ce qui rend les observations peu évidentes. J’en déduis que c’est mon casque qui l’a fait venir, car c’est la seule chose qui a changé par rapport à d’habitude. Bien entendu, ça ne marchera jamais 2 fois, mais il fallait bien trouver un titre original pour ce message !
Pour terminer, les 2 photos meilleures photos floues de la série. Elles paraissent nettes à cette taille mais sont bien ratées en réalité. La première, c’est un flou de bougé de l’oiseau, la 2ème c’est un flou de mise au point. Dommage car ces images montraient bien l’ascension verticale de Titi…


dimanche 27 novembre 2011
La rivière et ses habitants ailés
Par Jean-Christophe Delattre le dimanche 27 novembre 2011, 17:17
J'ai effectué quelques affûts ces derniers temps au bord de la rivière pour tenter de photographier le cincle. Il y a bien 2 ou 3 oiseaux dans le secteur, mais ils exploitent une grande zone pour se nourrir, et leurs lieux de pêche sont difficilement prévisibles. Il se montrent de plus farouches. Bref, pas facile. Pour être le moins visible possible, j'ai opté pour un affût couché, et j'ai choisi un endroit ou normalement, les cincles viennent régulièrement...

Lors du premier affût, rien ne se passe pendant 2 heures. Je commence a avoir mal au dos, je décide de me relever 5 minutes pour me détendre. A peine relevé, devinez quoi ? Et oui vous avez deviné (et sinon vous êtes vraiment nul !) ! Un cincle arrive de nulle part et se pose à moins de 10 mètres de mon objectif, devant moi. Je suis pratiquement debout et il ne part même pas. Il commence même à pêcher... A un moment, il passe derrière une pierre et je deviens alors invisible pour lui. J'en profite pour me rallonger et saisir le reflex. J'attends, et au moment ou il réapparait, alors qu'en théorie je suis maintenant à nouveau camouflé, il me repère de suite et part à 400 km en aval... Bien entendu, il ne reviendra pas.
La fois suivante, je vais vous économiser de la lecture, il s'est passé pratiquement la même chose. Pause détente après 1h30 sans rien voir ni en amont ni en aval, puis le cincle vient me narguer au moment ou je me relève. Incroyable ! C'est pas le moment de jouer au Loto on dirait...
Finalement, l'affût se termine bien. J'ai la visite du rougegorge dont je squatte le territoire, et du troglodyte local, ainsi que d'une bergeronnette des ruisseaux. Il y a même un roitelet et 2 mésanges à longue-queue qui viendront se promener dans le petit saule à quelques centimètres au dessus de ma tête ! Personnellement j'adore la photo du troglodyte, c'est juste dommage que sur les 4 photos que j'ai pris de ce petit oiseau, les 2 seules qui montrent une belle attitude sont les 2 qui soient un peu floues vu de près. Mais bon, le contraire m'aurais étonné, ça n'arrive pas souvent !




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