Peur du covid ?

Je ne sais pas si les chevreuils ont peur que l’homme leur transmette le covid, mais en tout cas ils me fuient comme la peste. En même temps, vous imaginez, si un chevreuil perd l’odorat juste avant l’ouverture de la fête des ingénieurs de chez Orange…

En tout cas, tous ceux que j’ai croisé cet été ont un odorat en pleine forme, et ils ont tous pris soin de me sentir trop vite pour que je puisse avoir une bonne proximité avec eux.

Un soir, une chevrette sort du bois et commence à se délecter de quelques plantes choisies:

Et environ 15 secondes plus tard, la tranquillité est déjà finie ! Y a une odeur bizarre par là-bas:

Les chevreuils n’y voient pas grand chose, mais par contre ils distinguent le moindre mouvement, alors il faut rester parfaitement immobile même si on sait que c’est déjà trop tard…

Au revoir joli chevreuil, désolé pour le dérangement…

Ce soir-là, en repartant en voiture, je tombe sur un joli cerf sorti de nulle part. Bon, c’est un daguet, donc ses bois sont assez ridicules, mais ça me permet de tester une nouvelle fois mon 5D mark4 à 12800 iso:

Y a un peu de brouillard sur l’image, mais ça va ! Le joli s’en va tranquillement et disparait dans le bois. Désolé pour le dérangement.

Trois jours plus tard, me revoici en affût au même endroit, et cette fois c’est une chevrette accompagnée de son petit qui sort du bois. C’est pas tout mignon, même si c’est encore un peu loin ?

La scène dure 5 minutes, c’est la première fois que je ne suis pas repéré tout de suite. Cette fois, je me dis qu’ils vont peut-être finir par se rapprocher. Mais comme à chaque fois, la femelle finit par me sentir. Elle me cherche à ma droite, pas étonnant vu que le vent souffle dans cette direction…

Et voilà, c’est fini. Désolé pour le dérangement.

Un autre soir, alors que rien ne se passe depuis 1h30, grosse surprise: le daguet de l’autre jour traverse le pré à ma gauche. Je suis mal placé pour essayer de le cadrer. Au milieu de sa traversée, il presse le pas. Ça y est, il m’a senti… Par chance, il s’arrête au bord du pré 2 secondes juste avant de bondir dans le bois, et en me contorsionnant j’arrive à faire une jolie photo, enfin un animal photographié de près ! Faut dire que c’est gros un cerf, ça remplit plus facilement l’image…

Dix minutes plus tard, ça s’enchaine, un brocard sort devant moi:

Incroyable, il se couche devant moi. Celui-ci à peut-être chopé le covid, il est fatigué et ne sent plus rien !

Six minutes plus tard, je suis rassuré: pas de perte d’odorat en vue. Le brocard se relève et repart d’où il est venu, en faisait 2 ou 3 pauses pour chercher l’origine du danger. Désolé pour le dérangement.

Et puis le même soir, en repartant, voilà que je trouve 5 chevreuils qui broutent dans un petit pré au bord de la route, à 20 mètres de la voie rapide et de la départementale. Si vous cherchez de la vie sauvage, cherchez au bord des routes, là ou il y a plein de bruit, d’odeurs et de trucs qui passent à fond la caisse !!!

Du coup, je m’approche un peu, mais comme ma voiture ne se déplace pas à vitesse normale, je suis repéré. J’ai quand même le temps de photographier un brocard bien coiffé et un jeune mâle qui se montre moins craintif. Désolé pour le dérangement… Je l’ai déjà dit ? Ah bon, alors désolé…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.