Vacances “Pic noir” fin

Je ne sais pas comment je me débrouille pour avoir autant de retard dans la publication des photos à chaque fois. Alors voici enfin la fin de mes affûts “Pic noir” de fin mai. Je passe la journée de samedi et de dimanche dans mon affût idéalement placé. En une journée de 8 heures, environ 4 passages du mâle et 2 de la femelle d’une durée de 30 à 40 secondes à chaque fois. Ce que je craignais se confirme: il n’y a qu’un seul petit dans le trou, donc un seul bec à nourrir, ce qui explique peut-être la faible fréquence des ravitaillements.

Samedi matin, c’est tout d’abord un pic épeiche qui vient explorer d’anciennes loges de pic noir sur un arbre situé juste à côté de mon affût. Il ne fait pas bien gros par rapport au trou !

Puis voici enfin le roi des pics !

Pour la première fois, je saisis une interaction entre le petit et son papa, sympa ! Le petit pince le plumage de son papa, il doit avoir faim ! Le mâle repart sans entrer dans le trou, et ce sera le cas plusieurs fois. Bon la photo est floue, mais c’est pour le document…

Parfois, le mâle arbore une petite crête durant le ravitaillement:

Un peu plus tard, lors du ravitaillement suivant, il m’offre une superbe silhouette de pic, j’adore !

Et enfin, le petit veut bien sortir la tête du trou, et je fais enfin la série que j’espérais, le papa et son petit sur le même plan !

La scène dure moins d’une seconde. Sur le coup, je suis super content d’avoir enfin ces photos. Mais voilà, bien entendu, ça ne fonctionne jamais comme prévu. Pourtant jusque là je pensais beaucoup de bien de l’autofocus du 5D. Si on reprend au début, pas de souci, la première, avant que le petit ne sorte la tête, est nette:

Au moment ou le petit sort la tête, le mâle recule et baisse légèrement la tête. l’autofocus fais un saut et se décale vers l’avant, et voila le résultat:

Les 3 premières sont comme ça. Donc là, je commence à insulter mon matériel, et en regardant la dernière, je vois que l’autofocus est pratiquement revenu in extremis:

Ouf, y en a une de sauvée, le flou est vraiment très léger. Bon, à la base, pour moi, c’est la moins bonne de la série car le mâle à incliné la tête et toute la face est plongée dans l’ombre, mais il faudra s’en contenter. Un petit post-traitement pourra éclaircir un peu tout ça. Et voilà, cette seconde durant laquelle le petit a sorti la tête en présence de son papa sera la seule et l’unique. Donc je ne m’en sors pas si mal. Je pense que le petit est trop nourrit, et comme il n’a pas de concurrence, la plupart du temps il ne se montre pas lorsqu’un de ses parents vient le ravitailler. C’est à chaque fois ce dernier qui doit entrer la tête dans la loge pour le nourrir.

La photo suivante, prise dans la foulée, est sympa aussi. Le mâle a fini de tourner la tête pour aller enfouir son bec dans celui du petit. Cette fois l’autofocus reste calé sur la tête des protagonistes:

Et voilà, il en reste encore un peu au bout du bec !

Durant la journée, la lumière varie beaucoup, le soleil perce les nuages de temps en temps puis disparait à nouveau derrière ceux-ci, il faut changer constamment les réglages. Le jeune mâle, curieux, ne cesse d’observer son environnement.

Une dernière photo, posture sympa du mâle en appui sur sa queue de travers:

On peut voir sur cette photo que le pic noir aime bien les fourmis. Il les aime tellement qu’il en emmène en voyage dans les air sur son plumage !

Après avoir ravitaillé, les oiseaux, que ce soit le mâle où la femelle, restent à proximité du nid et m’offrent des sessions de tambourinage. Je ne sais pas trop à quoi c’est dû, mais j’en profite. Je fais des enregistrements avec mon téléphone, et c’est loin d’être ridicule. Voici un extrait:

Entre les 2 tambourinage, on entend les cris du petit qui s’excite au bord de la loge. A votre avis combien de percutions lors des tambouriganes ??? J’ai compté pour vous, 35 pour le premier et 36 pour le 2ème…

Le lundi matin, j’amène une amie et sa fille dans mon affût pour leur faire découvrir ce bel oiseau. Nous pouvons assister à 1 ravitaillement après environ 2 heures d’attente, ouf le contrat est rempli ! Comme nous avons un peu plus dérangé les oiseaux que d’habitude, je n’y remonte pas l’après midi. Et le lendemain matin, tout est fini, le petit n’est plus dans le trou ! Il a du s’envoler lundi après midi ou tôt ce matin. Il n’y a plus qu’à tout plier et à tout ranger. Rendez-vous l’année prochaine je l’espère !

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